Les risques d’un coup de chaud et froid sur un smart­phone

Micro Pratique - - COURRIER - Ch­ris­tophe D.

Mon smart­phone n’a vrai­sem­bla­ble­ment pas ai­mé la ca­ni­cule. De­puis quelques jours, une forme de buée est ap­pa­rue entre la vitre et l’écran du té­lé­phone, mais aus­si au ni­veau de l’APN sur la face ar­rière il me semble. Je le por te­rais bien au ser vice après-vente (il est sous ga­ran­tie), mais j’ai peur que l’on me dise qu’il est al­lé sous l’eau ou a pris la pluie, ce qui n’est en au­cun cas la réa­li­té. L’un de vos lecteurs au­rait-il déjà ren­con­tré ce pro­blème ?

RÉ­PONSE

De mul­tiples causes sont pos­sibles, mais une ex­pli­ca­tion nous ap­pa­raît si l’on se base sur vos dires : un chaud et froid. Comme nous, hu­mains, les équi­pe­ments in­for­ma­tiques souffrent de la cha­leur et, si les or­di­na­teurs dis­posent d’un ou plu­sieurs ven­ti­la­teurs, les smart­phones et ta­blettes n’en sont pas mu­nis. Ils tra­vaillent donc dans la cha­leur, cha­leur qu’ils sup­portent, mais aus­si pro­duisent. Une fois le seuil maxi­mal de tem­pé­ra­ture at­teint, l’ap­pa­reil se met alors en dé­faut et se coupe. Votre smart­phone n’a peu­têtre même pas eu trop chaud, mais par in­ad­ver­tance vous l’avez peut-être glis­sé dans une boîte à gant ou l’ac­cou­doir vide-poches d’un vé­hi­cule dont ces zones sont ré­fri­gé­rées. Autre pos­si­bi­li­té : l’avoir po­sé sur un cli­ma­ti­seur mo­bile ou de­vant la sor­tie d’air d’un cli­ma­ti­seur. Le re­tour au chaud, ou le pas­sage « violent » du chaud vers le froid a sim­ple­ment conden­sé l’hu­mi­di­té pré­sente dans l’air conte­nu dans le smart­phone et cette hu­mi­di­té s’est fixée sur les par­ties froides : vitre d’écran ou par­tie ar­rière en acier ou alu­mi­nium. Si la ma­ni­pu­la­tion avec ce choc chaud/ froid est une er­reur, en prin­cipe ce­la n’au­ra pas dé­clen­ché les pas­tilles si­gna­lant une im­mer­sion du pro­duit. Dans la me­sure du pos­sible, il faut évi­ter les chocs de ce­type à tout ma­té­riel in­for­ma­tique. L’hi­ver, on ne branche pas un ordinateur que l’on a trans­por­té dans son sac dès l’ar­ri­vée au bu­reau, on laisse le temps aux com­po­sants de re­mon­ter na­tu­rel­le­ment en tem­pé­ra­ture. En été, quand un smart­phone si­gnale avoir trop chaud, on le coupe, on l’éloigne des rayons du so­leil, mais on ne le glisse pas dans un ré­fri­gé­ra­teur, une gla­cière ou une zone très froide. Les com­po­sants peuvent cas­ser im­mé­dia­te­ment à cause du choc ther­mique. Ceux qui ne peuvent vivre sans leur smart­phone col­lé à la vitre de leur pare-brise doivent d’ailleurs chan­ger leurs ha­bi­tudes et pré­fé­rer un sup­port qui vient se fixer sur le ta­bleau de bord ou sur les aé­ra­teurs. En ef­fet, non seule­ment sur le pare-brise, le té­lé­phone va gé­né­rer sa propre cha­leur, voire plus en­core s’il est en charge, mais sur­tout les rayons du so­leil vont le pous­ser à chauf­fer en­core plus. De quoi as­su­rer l’alerte ca­ni­cule dans son lo­gi­ciel et la mise en « sé­cu­ri­té » du système. Autre avan­tage et non des moindres, ce­la évite d’avoir un ob­jet non né­ces­saire au mi­lieu de votre champ de vi­sion, un plus pour votre sé­cu­ri­té et celle des autres.

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