Le Tour de France aé­ro­nau­tique

Micro Simulateur - - PRATIQUE - Par Vé­ro­nique Rey­nier

Juillet est le mois du Tour de France, ou plu­tôt des Tours de France. Ce­lui des mo­no­mo­teurs est bien moins connu que ce­lui des vé­los, mais vous offre une ex­cel­lente oc­ca­sion de res­sor­tir votre mo­dèle pré­fé­ré du han­gar et de pro­fi­ter de la mé­téo es­ti­vale !

Le Tour de France aé­rien des jeunes pi­lotes ou TAJP est une ins­ti­tu­tion de­puis des an­nées. Or­ga­ni­sé par la FFA ( Fé­dé­ra - tion Fran­çaise Aé­ro­nau­tique), il ras­semble chaque an­née une qua­ran­taine de pi­lotes âgés de 18 à 24 ans, dans leurs mo­no­mo­teurs d’aéro- clubs, sur un par­cours tra­ver­sant toute la France, agré­men­té d’épreuves de ma­nia, de mee­tings et de ren­contres avec des pro­fes­sion­nels de l ’ avia­tion, ci­vile comme mi­li­taire. Le Tour réel se dé­roule cette an­née du 19 juillet au 3 août. Il part de Tou­louse Fran­ca­zal, passe par Montde- Mar­san, Niort, Lan­di­vi­siau, Gran­ville, Dieppe, Eper­nay et ar­rive au Bour­get ( fig. 1), per­met­tant aux pi­lotes sé­lec­tion­nés de se po­ser sur des plates- formes qui leur sont d’or­di­naire in­ter­dites, un as­pect qui pi­mente tou­jours l’aven­ture.

Des­ti­né à l’ori­gine à mettre en va­leur les meilleurs jeunes d’une gé­né­ra­tion, fu­turs pro­fes­sion­nels pour un grand nombre d’entre eux, et à leur of­frir une sorte d’uni­ver­si­té d’été pour af­fi­ner leurs qua­li­tés aé­ro­nau­tiques, cette ma­ni­fes­ta­tion s’oriente plus de­puis un an vers la promotion des sports de l’air au­près du grand pu­blic, met­tant ain­si la « ca­ra­vane » de­vant les cou­reurs. Peu nous im­porte en si­mu­la­tion, ce qui est in­té­res­sant est de se lan­cer dans l’aven­ture et de voir si l’uti­li­sa­tion in­ten­sive des FMS, PA et autres au­to­ma­nettes ne nous a pas pri­vés de toute qua­li­té ma­noeu­vrière.

Un bon mé­lange !

Une autre nou­veau­té, de­puis un ou deux Tours, est l’au­to­ri­sa­tion du GPS. Il ne faut pas pour au­tant s’ima­gi­ner que la na­vi­ga­tion est sim­pliste, c’est plus proche du ral­lye aé­rien que de la pro­me­nade pé­père entre deux points : pas­sage sur un re­père en un temps obli­gé ou à une heure don­née, sui­vi de tra­jec­toire ho­ri­zon­tale et ver­ti­cale, beau­coup de cal­culs de consom­ma­tion éga­le­ment, qui de­mandent une grande pré­ci­sion dans la prise des tops et donc des temps de vol. Mal­gré tout, les sé­lec­tions af­fichent des notes ex­cep­tion­nelles dans ce do­maine, presque sys­té­ma­ti­que­ment su­pé­rieures à 90 %, ce qui n’était pas le cas avant l’en­trée en lice du GPS.

C’est donc la ma­nia qui est le mieux à même de dé­par­ta­ger les concur­rents, avec d’une part des exer­cices bien connus comme l’en­ca­dre­ment, ou prise de terrain mo­teur ré­duit, les vi­rages à 360° ou en 8 sans va­ria­tion d’al­ti­tude su­pé­rieure à 10 ft, d’autre part des épreuves plus proches du ral­lye comme l’at­ter­ris­sage de pré­ci­sion. La préparation des vols et des quizz théo­riques com­plètent le dis­po­si­tif. Pour an­ti­ci­per le pro­gramme, c’est ce­lui des an­nées pré­cé­dentes qui ser­vi­ra de guide.

Fig. 2 : Les cartes VAC sont re­por­tées sur la carte au 500 000e de la FFA, ain­si que toutes les in­for­ma­tions né­ces­saires au vol.

Fig. 1 : L’af­fiche du Tour de France des jeunes pi­lotes 2014 avec son iti­né­raire. ( Source : FAA)

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