His­to­rique

Les pla­neurs du Dé­bar­que­ment

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - Par Vé­ro­nique Rey­nier

Les pla­neurs ont contri­bué au suc­cès du Dé­bar­que­ment le 6 juin 1944, ce qui n’était guère ai­sé vu les ca­rac­té­ris­tiques de vol de ces ap­pa­reils à l’époque. Au­riez- vous réus­si à at­teindre un point pré­cis et vous po­ser dans un mou­choir de poche, de nuit qui plus est, avec un Waco ou un Hor­sa ?

L’ uti­li­sa­tion de pla­neurs d’as­saut est une spé­ci­fi­ci­té de la Se­conde Guerre mon­diale. Ils n’ont ja­mais été mis en oeuvre avant, ils ne le se­ront plus après. Des mil­liers d’ap­pa­reils sont construits pen­dant le conflit dans les deux camps, l’ini­tia­tive de leur ex­ploi­ta­tion re­ve­nant à l’Al­le­magne dès 1940, bien que les So­vié­tiques aient été les pre­miers à construire ce type d’aé­ro­nefs dès 1932. Le pla­neur tient en ef­fet ou­treR­hin une place im­por­tante, du fait des res­tric­tions de fa­bri­ca­tion d’avions et d’en­traî­ne­ment des pi­lotes im­po­sées par le Trai­té de Ver­sailles de 1919. Le DFS 230, qui se­ra le pre­mier à s’illus­trer dans l’ar­mée al­le­mande, est mis en pro­duc­tion dès juillet 1939. C’est un pla­neur ca­pable de trans­por­ter 10 per­sonnes, pi­lote in­clus, ou 1 200 kg de matériel. Il est rem­pla­cé en avril 1942 par le Go­tha Go 242, ca­pable de trans­por­ter 23 mi­li­taires.

Le DFS 230 entre en scène en 1940, avec la conquête par l’ar­mée de l’air al­le­mande de la place forte belge d’Eben- Emael. Ce suc­cès montre l’in­té­rêt du pla­neur d’as­saut, qui per­met de dis­po­ser de troupes équi­pées de ma­nière plus concen­trée et plus sûre qu’avec le pa­ra­chu­tage clas­sique. Les Bri­tan­niques ré­agissent im­mé­dia­te­ment en lan­çant la construc­tion de tels ap­pa­reils sur tout leur ter­ri­toire. Consi­dé­rés comme « je­tables » , ils sont construits en des mil­liers d’exem­plaires du­rant le conflit, près de 14 000 pour les Waco amé­ri­cains mis en ser­vice à par­tir de 1942, plus de 3 600 pour les Hor­sa bri­tan­niques sur toute la du­rée de la guerre. Ce sont ces deux ap­pa­reils dont vous al­lez prendre le manche. Moins connu, le pla­neur bri­tan­nique Ge­ne­ral Air­craft GA- 48 Ha­mil­car, le plus grand de tous, des­ti­né au trans­port de blin­dés lé­gers et construit en 344 exem­plaires – 80 seu­le­ment au jour J –, s’est aus­si illustré lors du Dé­bar­que­ment, mais il n’en existe pas de mo­dèle pour FS ou X- Plane.

Les pla­neurs d’as­saut sont en­ga­gés dès les pre­mières heures du Jour J, ac­com­pa­gnant les pa­ra­chu­tages sur les deux zones re­te­nues : les pla­neurs amé­ri­cains se posent à Sainte- Mè­reÉ­glise ( fig. 1), les An­glais sont char­gés des ponts de Bé­nou­ville et Ran­ville ain­si que de la bat­te­rie de Mer­ville au nord de Caen ( fig. 2). Mais avant de rem­plir la mis­sion, il faut se fa­mi­lia­ri­ser avec leur pi­lo­tage.

Très dif­fé­rents des pla­neurs clas­siques

N’im­porte quel aé­ro­nef à voi­lure fixe est ca­pable de pla­ner, en uti­li­sant son poids pour se trac­ter, donc en des­cente. Les pla­neurs ac­tuels sont tel­le­ment fins qu’ils res­tent en l’air sur de très longues dis­tances en uti­li­sant les as­cen­dances de l’air ; un pla­neur de com­pé­ti­tion at­teint une fi­nesse de 40, ce qui si­gni­fie qu’il peut pla­ner sur une dis­tance égale à 40 fois sa hau­teur. Un pla­neur d’as­saut, lui, n’est guère plus fin qu’un avion sans mo­teur, il ne bé­né­fi­cie que de l’ab­sence de la traî­née gé­né­rée par l’hé­lice. Le re­mor­quage des pla­neurs du Dé­bar­que­ment est très long : les Hor­sa de Pe­ga­sus Bridge ont dé­col­lé de leur base de la RAF, Tar­rant Ru­sh­ton dans l e Dor­set, et ont été trac­tés du­rant une heure et de­mie au- des­sus de l’An­gle­terre puis de la Manche ( fig. 3) ; les Waco de la 101e di­vi­sion aé­ro­por­tée à des­ti­na­tion du Co­ten­tin, ba­sés sur le terrain de la RAF de North Wi­tham, dans le Lin­coln­shire, ont tout d’abord été rap­pro­chés de l a cible en se re­grou­pant à Al­der­mas­ton, puis ont dû te­nir deux heures der­rière leur re­mor­queur, en for­ma­tion ( fig. 4).

Le re­mor­quage n’est pas la phase de vol la plus fa­cile en pla­neur, même lorsque la dif­fé­rence de fi­nesse entre le re­mor­queur

et l’ap­pa­reil trac­té n’est pas trop im­por­tante. Une longue croi­sière en pa­lier fait cou­rir le risque d’une rup­ture du câble, ce qui se­rait dra­ma­tique au­des­sus de la mer. Votre pre­mier en­traî­ne­ment est donc de te­nir le plus long­temps pos­sible der­rière votre re­mor­queur qui, lors des mis­sions du Jour J, vous amène à la ver­ti­cale de votre zone d’at­ter­ris­sage. Les ter­rains de la RAF ont dis­pa­ru au­jour - d’hui. Les aé­ro­dromes l es plus proches sont Bour­ne­mouth pour Tar­rant Ru­sh­ton et Po­pham, Ol­di­ham ou Farn­bo­rough, tous net­te­ment plus au sud, pour Al­der­mas­ton.

Dé­col­lage à pleine charge

L’ob­jec­tif étant de me­ner à bon port un maxi­mum de troupes et de matériel, votre pla­neur de com­bat doit être à la charge maxi­male. N’ou­bliez pas de vous en as­su­rer avant d’ap­pe­ler le re­mor­queur. Pour per­son­na­li­ser ce­lui- ci et avoir le C- 47 pour le Waco, le Ha­li­fax pour le Hor­sa, voir la pro­cé­dure en en­ca­dré p. 69. Ali­gné sur la piste, uti­li­sez la com­bi­nai­son Ctrl- Maj- Y et te­nez- vous prêt.

At­ten­tion, sur cette phase de vol, les pos­si­bi­li­tés de FS X res- tent très li­mi­tées : l’avion- re­mor­queur reste dans l’axe de piste et ne se met pas en pa­lier. L’exer­cice consiste donc à res­ter l e plus l ong­temps pos­sible der­rière sans cas­ser l e câble ( fig. 5), ce qui n’est pas si évident que ça mal­gré tout. Pour cor­ser l a dif­fi­cul­té et vous re­trou­ver dans les condi­tions de

votre mis­sion, dé­col­lez à l’aube, voire de nuit ( fig. 6).

Les ins­truc­tions don­nées au C- 47 sont de dé­col­ler à 90/ 95 mph sans vo­lets et de res­ter en ac­cé­lé­ra­tion près du sol jus­qu’à at­teindre 95/ 100 mph. Prendre en­suite la meilleure vi­tesse de mon­tée, 105/ 110 mph, et ne pas ou­vrir les vo­lets de re­froi­dis­se­ment de ca­pots au- de­là de la po­si­tion TRAIL ( à part en cas de tem­pé­ra­tures de têtes de cy­lindres trop éle­vées), si­non la traî­née risque d’être trop i mpor­tante. En cas de sur­chauffe des mo­teurs, aug­men­ter la vi­tesse à 120/ 125 mph.

Pour le Ha­li­fax em­ployé par les Bri­tan­niques, le dé­col­lage in­ter­vient à 95/ 100 mph, sui­vi d’un pa­lier d’ac­cé­lé­ra­tion pour at­teindre 115/ 120 mph. La meilleure vi­tesse de mon­tée est à 120 mph, en cas de sur­chauffe des mo­teurs, ac­cé­lé­rer à 125 mph pour un meilleur re­froi­dis­se­ment. Le re­mor­queur ne doit com­men­cer à ren­trer ses vo­lets très pro­gres­si­ve­ment qu’une fois une hau­teur mi­ni­male de 200 ft at­teinte ; car c’est la hau­teur que peut perdre brus­que­ment un avion à la ren­trée to­tale des vo­lets.

Le pla­neur doit se pla­cer soit en po­si­tion haute, une de­mien­ver­gure du re­mor­queur au- des­sus de l ui et di­rec­te­ment der­rière, soit en po­si­tion basse, à l a même dis­tance mais au- des­sous. Son pi­lote doit veiller à gar­der l e câble ten­du pour évi­ter des à- coups, en ti­rant lé­gè­re­ment sur le manche pour le tendre au cas où il soit trop lâche, et en pous­sant sur le manche pour évi­ter un choc, lors­qu’il ar­rive en ten­sion. Le câble me­sure une cen­taine de mètres.

Mi­nuit : les six Hor­sa de Pe­ga­sus Bridge

Sous com­man­de­ment an­glais, les tout pre­miers pla­neurs à s’élan­cer ap­par­tiennent à la 6e di­vi­sion aé­ro­por­tée bri­tan­nique et leur ob­jec­tif est de sé­cu­ri­ser le flanc gauche du Dé­bar­que­ment en pre­nant l es ponts de Bé­nou­ville et de Ran­ville. Les six bom­bar­diers/ re­mor­queurs Ha­li­fax et l eurs six Hor­sa dé­collent le 5 juin 1944 à 22 h 56. C’est ar­ri­vés à la ver­ti­cale de Ca­bourg, à 6 000 ft, que les Hor­sa sont dé­ta­chés et ils sau­ront se po­ser pré­ci­sé­ment dans la zone d’at­ter­ris­sage : l es trois pla­neurs char­gés du pont de Bé­nou­ville ( Pe­ga­sus Bridge) at­ter­rissent à moins de 50 mètres de la cible, plus pré­ci­sé­ment en­core que lors des nom­breux exer­cices des­ti­nés à fa­mi­lia­ri­ser les pi­lotes avec le vol de nuit et les spé­ci­fi­ci­tés de la mis­sion.

Le pont est pris en dix mi­nutes, de même que ce­lui de Ran­ville par les équi-

pages de deux autres Hor­sa qui ont réus­si à se po­ser à 150 mètres de leur ob­jec­tif. Un seul n’est pas tout à fait ar­ri­vé à bon port, se re­trou­vant à 12 km, mais les pi­lotes mé­ritent tout de même un sa­cré coup de cha­peau. Toute l a nuit, l es Al­le­mands at­taquent l es com­man­dos bri­tan­niques, la jonc­tion avec les troupes du Dé­barque - ment n’in­ter­ve­nant qu’à 12 h 30, comme pré­vu. Les ponts et leurs nou­veaux dé­fen­seurs tiennent l e choc, réus­sis­sant à per­fec­tion l eur mis­sion, ai­dés par la chance : le bom­bar­de­ment du pont par un Jun­ker 88 al­le­mand est pré­cis mais… la bombe re­bon­dit sans ex­plo­ser et tombe à l’eau.

Cette pre­mière opé­ra­tion des pla­neurs du Dé­bar­que­ment est sans doute l a plus fa­cile à re­pro­duire, d’au­tant plus que la confi­gu­ra­tion des lieux est au­jourd’hui iden­tique à ce qu’elle était à l’époque. Pla­cez- vous à 6 000 ft au- des­sus de Ca­bourg grâce à la carte de FS X ( fig. 7). Pre­nez la vi­tesse re­com­man­dée du Hor­sa en pla­ner, qui est de 85 mph, soit 74 kt, sans vo­lets à la charge maxi­male, et met­tez le cap à l’ouest vers le pont. Vous avez, de jour, le vi­suel sur la zone d’at­ter­ris­sage ( fig. 7b), ce qui vous per­met de consta­ter qu’il va fal­loir prendre un plan de des­cente mus­clé.

C’est du reste ce qui s’est pas­sé dans la réa­li­té, les comptes- ren­dus de l’opé­ra­tion in­diquent que les soldats em­bar­qués sont ar­ri­vés « son­nés » au sol, du fait du va­rio im­por­tant et non de chocs éven­tuels, la zone étant dé­ga­gée et bien ci­blée. Pour aug­men­ter votre taux de des­cente, n’hé­si­tez pas à sor­tir les vo­lets, même au maxi­mum. Au char­ge­ment maxi­mal, votre vi­tesse est alors de 75 mph ( 65 kt). Si vous êtes « trop court » , vous pou­vez ré­trac­ter vos vo­lets en po­si­tion in­ter­mé­diaire sans que ce­la n’aug­mente le taux de des- cente. Mais ce­la ne de­vrait pas être le cas, même si vous ef­fec­tuez un en­ca­dre­ment dans l es règles ( fig. 8 et 9). At­ten­tion tout de même si vous avez mis l’au­to­gen au maxi­mum à ne pas croi­ser un arbre qui n’exis­tait pas à l’époque !

N’ou­bliez pas, mal­gré nos illus­tra­tions, que toute la ma­noeuvre doit se faire de nuit, mais vous ne ver­riez rien sur les images ! En fi­nale, ar­ron­dis­sez pour tou­cher sur le train prin­ci­pal avec une as­siette lé­gè­re­ment queue basse, puis lais­sez des­cendre dou­ce­ment le nez ; lorsque les trois roues sont au sol, frei­nez.

Il faut par­fois, dans FS X, avoir désac­ti­vé les ac­ci­dents et les dom­mages pour pou­voir se po­ser dans la na­ture et ain­si li­mi­ter le risque de casse contre la vé­gé­ta­tion, et ap­pli­quer les freins dès l’im­pact pour ne pas re­bon­dir.

4 heures : les Waco de Chi­ca­go

Les Waco de la mis­sion Chi­ca­go sont la pre­mière vague de pla­neurs amé­ri­cains en­voyée vers la France. Po­si­tion­nés sur la base de la RAF d’Al­der­nas­ton, ils se forment en éche­lons de quatre sur treize lignes, soit 52 re­mor­queurs et 52 pla­neurs. Une for­ma­tion évi­dem­ment im­pos­sible à si­mu­ler, mais qui corse en­core la dif­fi­cul­té du re­mor­quage. Ils sont at­ten­dus à 4 heures du ma­tin sur leur zone d’at­ter­ris­sage ( LZ ou Lan­ding Zone) E, à proxi­mi­té de Sainte- Mère- Église, deux heures avant le le­ver du so­leil. Le pre­mier ap­pa­reil dé­colle à 1h20, en pleine nuit. Au­cun mes­sage ra­dio ne peut être échan­gé. Heu­reu­se­ment, la pleine lune est très lu­mi­neuse ce 6 juin 1944.

L’ob­jec­tif de la mis­sion est de four­nir des hommes et sur­tout des équi­pe­ments ( pièces d’ar­tille­rie, véhicules lé­gers, ra­dios, armes et mu­ni­tions, ex­plo­sifs, etc.) aux pa­ra­chu­tistes dé­jà lar­gués sur place. La zone d’at­ter­ris­sage, proche de Hies­ville, n’est pas bien grande pour ac­cueillir une cin­quan­taine de pla­neurs ( fig. 10). Il faut la trou­ver de nuit et l’abor­der avec la bonne vi­tesse, en priant pour que les haies des bo­cages de la ré­gion ne pro­voquent pas trop de casse. Le sec­teur a été choi­si parce que les champs y sont plus grands que dans le reste de l a Nor­man­die, mais plus grand reste une don­née très re­la­tive…

C’est à la ver­ti­cale de la LZ E et à seu­le­ment 450 ft que les Waco sont en­fin lar­gués. Ils doivent ef­fec­tuer un 270° de re­pé­rage/ dé­ga­ge­ment avant de se po­ser, mais à des­ti­na­tion la Lune est faible et masquée par les nuages et, après une longue tra­ver­sée re­mor­quée, la déso­rien­ta­tion est qua­si­ment in­évi­table. L’obs­cu­ri­té ne per­met aux pi­lotes d’évi­ter à l ’avance haies et ran­gées d’arbres, la ro­sée rend le sol glis­sant et l e concept de pla­neur je­table prend ici tout son sens. Qui a goû­té au vol à vue de nuit ne peut qu’ad­mi­rer qu’au­tant d’hommes et d’équi­pe­ments soient mal­gré tout ar­ri­vés à bon port.

Pour dé­bar­quer, vous n’avez pas d’autre choix que de pla­cer votre Waco sur la carte de FS X au- des­sus du bocage nor­mand – le pay­sage n’a pas chan­gé de­puis le Dé­bar­que­ment – à 500 ft au- des­sus du sol, soit 1 000 ft QNH ( fig. 11). Les arbres ne sont vrai­ment pas loin ( fig. 11b) ! Le seul choix qu’ait le pi­lote est d’ef­fec­tuer son 270° et de se po­ser ( fig. 12), ce qui n’est pas ex­ces­si­ve­ment dif­fi­cile de jour si on ac­cepte de cas­ser son ap­pa­reil sur une haie – les arbres de­vant évi­dem­ment être évi­tés – mais de­vient très ha­sar­deux de nuit. La stra­té­gie d’en­traî­ne­ment et d’exé­cu­tion des Bri­tan­niques avec leurs Hor­sa semble avoir été plus ef­fi­cace que celle des Amé­ri­cains, mais l’ef­fet nombre est sans doute éga­le­ment à prendre en compte.

Qu’ils tiennent le manche d’un Hor­sa ou d’un Waco, les pi­lotes des pla­neurs du Dé­bar­que­ment mé­ritent un grand coup de cha­peau. Qui se ris­que­rait au­jourd’hui à un at­ter­ris­sage de nuit en cam­pagne sans ins­tru­ments et sans mo­teur, même dans un contexte to­ta­le­ment pa­ci­fique ?

Fig. 1 : Les opé­ra­tions aé­riennes du Jour J sur Sainte- Mère- Église : les pla­neurs amé­ri­cains suivent l’iti­né­raire rouge, les ap­pa­reils de lar­gage des pa­ra­chu­tistes l’iti­né­raire vio­let ( fond de carte Google Earth).

Le Waco est trac­té à Po­pham, aé­ro­drome proche de la base de la RAF d’où les pla­neurs amé­ri­cains sont par­tis le 6 juin 44.

Ou­ver­ture réa­liste du Hor­sa en vue de son char­ge­ment. Des équi­pe­ments de grande taille pou­vaient ain­si être em­bar­qués.

Fig. 3 ( gauche) : Les Hor­sa tra­versent la Manche der­rière leurs Ha­li­fax jus­qu’à la ver­ti­cale de Ca­bourg, re­joi­gnant en­suite le nord de Caen en vol pla­né pour se po­ser. Fig. 4 ( droite) : Les Waco tra­versent en es­ca­drilles de 52 couples re­mor­queurs­pla­neurs, avant d’être lar­gués à basse hau­teur au- des­sus de leur « lan­ding zone » .

Fig. 2 : Lar­gués à la ver­ti­cale de Ca­bourg, les pla­neurs bri­tan­niques se posent à proxi­mi­té du Pe­ga­sus Bridge.

Nuit et nappe de brume, le black- out ne per­met­tait pas de re­pé­rer les villes mais fa­ci­li­tait le re­pé­rage de si­gnaux lu­mi­neux ve­nant du sol. L’en­traî­ne­ment était la clé.

Le DC- 3 de JustF­light peut être pi­lo­té en mode re­mor­quage du Waco, ce qui ne manque pas d’in­té­rêt pour la res­ti­tu­tion de l’opé­ra­tion.

Am­biance à bord d’un Waco se pré­pa­rant à fran­chir la Manche à la seule lu­mière de la Lune.

Fig. 5 : Le Hor­sa si­mu­lé a ten­dance à ac­cé­lé­rer ex­ces­si­ve­ment au dé­col­lage, pro­vo­quant de nom­breuses ruptures de câble.

Fig. 6 : Pour être réa­liste, le re­mor­quage doit avoir lieu de nuit : pas fa­cile de dis­tin­guer le câble de­puis le Waco.

Fig. 8 : N’ayant pas les sché­mas d’at­ter­ris­sage exacts des Hor­sa, c’est par un en­ca­dre­ment stan­dard que le champ cible se­ra at­teint. Fig. 9 : De jour, ce n’est pas dif­fi­cile, mais de nuit, c’est une autre his­toire…

Fig. 7 ( ci- contre) et 7 bis ( ci- des­sus) : Pla­ce­ment du Hor­sa au lar­gage : Ca­bourg se re­père grâce à l’ex­tré­mi­té de la ri­vière sur la carte de FS. De jour, on voit par­fai­te­ment la zone d’at­ter­ris­sage.

Fig. 10 : L’opé­ra­tion Chi­ca­go, pre­mière vague de Waco sur Sainte- Mère- Église, a pour cible la LZ E. ( Source www. dday- over­lord. com)

Fig. 11 ( ci- contre) et 11 bis ( ci- des­sus) : Po­si­tion­ne­ment du Waco au lar­gage juste au- des­sus de la LZ, à 500 ft sol. La fi­gure se fe­ra au ju­gé ; dans la réa­li­té, en plus, il fai­sait nuit !

Fig. 12 : Un vi­rage à 270°, les vo­lets sor­tis à fond pour se po­ser dans un mou­choir de poche, mais que d’arbres et d’ar­bustes at­tendent votre Waco.

Bien qu’étant le plus petit des pla­neurs du Dé­bar­que­ment, le Waco pou­vait trans­por­ter une Jeep.

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