Das­sault Bre­guet At­lan­tique 2

Hom­mage à la Royale

Micro Simulateur - - EXTENSION - par Em­ma­nuel Blan­chard

Mal­gré un âge res­pec­table pour un ap­pa­reil mi­li­taire, l’At­lan­tique 2 vient de se voir pro­lon­gé son ser­vice jus­qu’aux an­nées 2030. Cette ex­ten­sion gra­tuite lui rend hom­mage sous FS X.

Le Bre­guet Br.1150 fut ima­gi­né dès la fin des an­nées 50 pour ré­pondre à un ap­pel d’offres vi­sant à do­ter les forces aé­riennes de l’OTAN d’un avion de pa­trouille ma­ri­time. Fruit d’un tra­vail entre dif­fé­rents constructeurs du vieux con­tinent, l’At­lan­tic (avec un C : puisque c’était une réa­li­sa­tion col­lec­tive, on lui at­tri­bua une dé­no­mi­na­tion an­glo­phone) en­tra en ser­vice en 1965 au sein de l’Aé­ro­nau­tique na­vale et de la Bun­des­ma­rine. À la fin des an­nées 70, la France dé­ci­da de mettre en place un pro­gramme d’amé­lio­ra­tion de sa flotte, qui don­na nais­sance à l’At­lan­tique 2 (cette fois “–que”, puisque c’était un projet 100% fran­çais). La nouvelle ver­sion, qui par­ta­geait la même cel­lule que son pré­dé­ces­seur mais em­bar­quait une élec­tro­nique en­tiè­re­ment nouvelle, ne ren­con­tra pas le suc­cès es­comp­té hors des fron­tières. Néan­moins, l’At­lan­tique 2 sert de­puis 1988 dans la Ma­rine na­tio­nale où il est en charge prin­ci­pa­le­ment des mis­sions de re­cherche et sau­ve­tage et de lutte an­ti­sous-ma­rine.

Adap­ta­tion

Cette ex­ten­sion pour FS X n’est pas une to­tale nou­veau­té. Le pa­trouilleur ma­ri­time avait dé­jà été mo­dé­li­sé pour FS 2004 par Mas­si­mo Tac­co­li (pour la par­tie 3D) en 2008. C’est donc un por­tage pour la der­nière ver­sion en date de Flight Si­mu­la­tor que nous pro­pose Phi­lippe Wal­laert, avec quelques amé­lio­ra­tions à la clef. Au mo­ment où nous pu­blions ce nu­mé­ro, l’ex­ten­sion n’est dis­po­nible en té­lé­char­ge­ment qu’au­près du site www.sim­via­tion.com, avec comme nom de fi­chier Das­sault-Bre­guet_ At­lan­tique.zip. L’ar­chive ne pèse que 24 Mo. L’ins­tal­la­tion est ma­nuelle, dé­crite juste par un petit fi­chier Readme en an­glais : le dos­sier de l’avion ob­te­nu après

dé­com­pres­sion se place dans le ré­per­toire Air­planes de FS X/ SimOb­jects. Il fau­dra juste pen­ser à dé­pla­cer un fi­chier DLL vers le ré­per­toire Gauges de FS X. No­tons éga­le­ment que le pa­nel 2D, dé­taillé plus loin, est par dé­faut pro­po­sé en for­mat 16/9 ; un pa­nel 4/3 est aus­si in­clus, mais il fau­dra ef­fec­tuer une pe­tite mo­di­fi­ca­tion à la main du fi­chier de confi­gu­ra­tion de l’At­lan­tique pour l’ac­ti­ver. Au­cune do­cu­men­ta­tion par­ti­cu­lière n’est li­vrée, au­cune pré­sen­ta­tion de l’ap­pa­reil ni pré­ci­sion sur sa dé­cli­nai­son vir­tuelle. Une seule li­vrée est four­nie, aux cou­leurs de l ’Aé­ro­nau­tique na­vale (évi­dem­ment !).

La dé­cou­verte de l’ap­pa­reil ré­vèle quelques sur­prises. Il ne pos­sède pas (en­core ?) de cock­pit 3D, ce qui ra­vi­ra les nos­tal­giques des pa­nels 2D ! La planche prin­ci­pale est im­po­sante mais li­sible, les in­fo-bulles ren­seignent en outre sur les com­mandes et les ins­tru­ments. Elle in­tègre même un petit écran GPS pour fa­ci­li­ter la na­vi­ga­tion. Les com­mandes mo­teurs, le pi­lote au­to et les ré­glages ra­dio­nav sont aus­si in­sé­rés dans cette large planche prin­ci­pale. Un ove­rhead peut s’af­fi­cher en pop-up ; mal­heu­reu­se­ment, le choix d’un trai­te­ment pho­to­réa­liste (une image du vrai pan­neau sert de tex­ture) nuit quelque peu à la li­si­bi­li­té et à l’ac­cès aux com­mandes. En l’ab­sence de do­cu­men­ta­tion, on en est ré­duit à tâ­ton­ner pour dé­ni­cher les zones cli­quables où se nichent les com­mandes des feux, de l’ou­ver­ture de la porte d’ac­cès, les cir­cuits élec­triques et les dé­mar­reurs des deux tur­bo­pro­pul­seurs.

Base vo­lante ?

Ex­té­rieu­re­ment, l’At­lan­tique 2 rap­pelle ses ori­gines FS 2004, d’où un mo­dèle un peu moins lisse que ce qu’au­to­rise FS X. Les sur­faces de com­mande sont évi­dem­ment ani­mées, et on s’amuse même à re­pé­rer l’ob­ser­va­teur dans le nez vi­tré de l’avion. La tex­ture est simple mais cor­recte, le seul vrai re­proche concerne le cock­pit plon­gé dans l’obs­cu­ri­té en vue ex­té­rieure. L’add-on est prêt à dé­col­ler par dé­faut, mais la sé­quence de dé­mar­rage est clas­sique si l’on sou­haite se pré­pa­rer un dé­part en cold and dark.

C’est là que l’on ren­contre le plus gros dé­faut de ce mo­dèle : il est dra­ma­ti­que­ment sous-mo­to­ri­sé. La piste de Lann-Bi­houé, où sont ba­sées les deux flot­tilles d’At­lan­tique 2 en­core en ser­vice, est juste suf­fi­sante pour le dé­col­lage mal­gré ses 2 400 mètres. La mon­tée qui suit est aus­si la­bo­rieuse, à la li­mite constante du dé­cro­chage. Il faut de la pa­tience pour par­ve­nir à une al­ti­tude de croi­sière, même en s’ai­dant du pi­lote au­to. Ce der­nier, clas­sique, fonc­tionne en modes de sui­vi de cap, main­tien d’al­ti­tude ou vi­tesse ver­ti­cale, sui­vi VOR et ap­proche ILS. Au fi­nal, c’est en au­to que l’on pas­se­ra la ma­jeure par­tie du temps lors de mis­sions de re­cherche et sau­ve­tage. On conser­ve­ra le pi­lo­tage manuel pour une ex­pé­rience an­nuelle consis­tant à survoler les Champs-Ély­sées le plus droit pos­sible !

L’idée de re­pro­duire cet avion était plu­tôt sym­pa­thique, mais le sen­ti­ment glo­bal est que cette base saine mé­ri­te­rait tout de même des amé­lio­ra­tions pour ré­pondre aux stan­dards FS X : d’abord des mo­teurs plus per­for­mants ; en­suite quelques ani­ma­tions (soute ven­trale, ex­ten­sion du ra­dar) pour pi­men­ter l’ac­tion ; un ove­rhead plus li­sible ; en­fin une do­cu­men­ta­tion pour ti­rer par­ti de cet avion. Mais c’est dé­jà bien de pro­fi­ter de cette créa­tion hexa­go­nale dans notre si­mu­la­teur fa­vo­ri !

L’avion au re­pos sur la BAN Lann-Bi­houé.

Le cock­pit 2D, l’af­fi­chage de l’ove­rhead est un pop-up. Ci-des­sus (droite) : Au dé­col­lage de LannBi­houé, la mon­tée est fas­ti­dieuse !

L’ob­ser­va­teur dans sa bulle de nez.

Ci-des­sus (gauche) :

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