New York Air­ports X 1.2 Les aé­ro­ports p qui q man­quaient à New York City X

Micro Simulateur - - EXTENSION - par Vé­ro­nique Rey­nier

La ville la plus peu­plée des États-Unis ne manque évi­dem­ment pas de plates-formes aé­ro­por­tuaires, de celles des­ti­nées à l’avia­tion gé­né­rale aux géants in­ter­na­tio­naux. JFK, Ne­wark et La Guar­dia sont connus même de ce cô­té de l’At­lan­tique, Te­ter­bo­ro, Es­sex et Lin­den, des­ti­nés à l’avia­tion gé­né­rale, beau­coup moins. L’édi­teur po­lo­nais dé­cline son add-on en un pa­ckage com­plet in­cluant les six aé­ro­ports, au prix plus que rai­son­nable de 29,99 eu­ros, ou en ver­sions sé­pa­rées pour l es trois prin­ci­paux à 9,99 et en bundle à 12,99 pour les trois aé­ro­dromes d’avia­tion gé­né­rale. JFK a dé­jà été mo­dé­li­sé par Blue­Print et FSD­reamTeam, Ne­wark et La Guar­dia par Ima­gi­neSim.

Nous avons tes­té la ver­sion qui in­clut les six ter­rains, avec et sans la scène de New York City X (cf. Mi­cro Si­mu­la­teur n° 237), uni­que­ment dans FS X. Le té­lé­char­ge­ment de ses 1,3 Go sur Sim­Mar­ket de­mande un peu de pa­tience, l’ins­tal­la­tion au­to­ma­tique ajoute les six des­ti­na­tions à la bi­blio­thèque de dé­cors du si­mu­la­teur mais n’ac­tive

Très re­mar­quée lors de sa sor­tie pour son éten­due et son ni­veau de dé­tail, la scène de New York City man­quait d’aé­ro­ports. Une la­cune com­blée par ce nou­vel add-on du même édi­teur, qui peut aus­si fonc­tion­ner de ma­nière in­dé­pen­dante.

que les trois aé­ro­dromes d’avia­tion gé­né­rale. La rai­son in­vo­quée par l’édi­teur est qu’il est pré­fé­rable de n’ac­ti­ver que ce­lui que l’on veut uti­li­ser pour un vol don­né, afin d’évi­ter de sur­char­ger l’adres­sage mé­moire. Beau­coup de re­com­man­da­tions d’uti­li­sa­tion du manuel vont dans ce sens et sont d’au­tant plus utiles que la scène de la ville, dont les aé­ro­ports sont le com­plé­ment na­tu­rel, consomme dé­jà énor­mé­ment de res­sources. Pour vi­si­ter New York à vue, on dé­col­le­ra donc de Te­ter­bo­ro, Es­sex ou Lin­den avec

un mo­no­mo­teur pas trop ra­pide ; pour faire son ar­ri­vée en li­ner PMDG ou Ae­ro­soft, il vau­dra mieux désac­ti­ver New York City X.

L’avia­tion gé­né­rale

est choyée

Lors­qu’on parle d’avia­tion gé­né­rale aux États-Unis, l’échelle n’est pas du tout la même qu’en Eu­rope. Es­sex (KCDW) et sur­tout Lin­den (KLDJ) le font com­prendre très vite : des par­kings aus­si rem­plis de mo­no­mo­teurs de club que l’est de voi­tures le par­king de­vant le ter­mi­nal. Cess­na et Pi­per s’alignent sa­ge­ment sur plu­sieurs ran­gées, at­ten­dant leur pro­prié­taire pour re­par­tir vers la cam­pagne ou vi­si­ter en vol à vue la ville. Les deux aé­ro­dromes bé­né­fi­cient grâce à Dr­ze­wie­cki De­si­gn de textures sol net­te­ment amé­lio­rées, avec des voies de cir­cu­la­tion fraî­che­ment bi­tu­mées et re­peintes, ce qui ne les em­pêche pas de pré­sen­ter quelques ac­crocs pour ajou­ter au réa­lisme. La si­gna­li­sa­tion au sol est com­plé­tée par des pan­neaux 3D et l’herbe est vo­lu­mé­trique.

Au ni­veau des bâ­ti­ments, la réa­li­sa­tion n’est pas aus­si heu­reuse. La tour d’Es­sex (Lin­den n’est pas contrô­lé) est une construc­tion gé­né­rique, les han­gars et bâ­ti­ments in­dus­triels sont de simples formes tex­tu­rées de ma­nière ra­pide. Mais le plus en­nuyeux est l’au­to­gen, qui vient se po­si­tion­ner aux ex­tré­mi­tés de piste à Es­sex, la zone mo­dé­li­sée étant vrai­ment res­treinte à la clô­ture, du reste très réus­sie. Un peu éloi­gnée de l’es­pace cou­vert par la scène New York City X, elle au­rait mé­ri­té quelques rac­cords pour mieux s’in­té­grer dans l’en­semble. Lin­den, en re­vanche, est proche de la zone in­dus­trielle le long de l’Hud­son et la fi­nale longe han­gars et autres ré­ser­voirs tout à fait conformes. At­ten­tion à ne pas vo­ler trop haut, l’aé­ro­port se trouve dans l’axe prin­ci­pal des pistes de Ne­wark !

La per­son­na­li­sa­tion des ter­rains passe aus­si par la pré­sence de nom­breux ob­jets 3D sta­tiques. À Es­sex comme à Lin­den, ce sont es­sen­tiel­le­ment des mo­no­mo­teurs, par di­zaines, qui peuplent les par­kings. Voi­tures et ca­mions font vivre les en­vi­rons, ain­si que les véhicules de l’en­tre­tien l’en­ceinte des aé­ro­ports.

Au royaume des jets d’af­faire

Avec Te­ter­bo­ro (KTER), on quitte l’avia­tion vrai­ment gé­né­rale pour l’avia­tion d’af­faires. C’est un peu « le Bour­get de New York ». Équi­pé pour le vol de nuit, le petit aé­ro­port n’est qu’à 19 km de Manhattan. Ne pou­vant sup­por­ter que des ap­pa­reils pe­sant moins de 45 tonnes, il n’a ja­mais été viable pour l’avia­tion com­mer­ciale, mais est le plus an­cien aé­ro­port de la zone mé­tro­po­li­taine de New York. North Ame­ri­can y avait son usine à la fin de la Pre­mière Guerre mon­diale, le pre­mier vol y a eu lieu en 1919, et en 1926 la pre­mière com­pa­gnie pri­vée de li­vrai­son du cour­rier s’y est im­plan­tée. Si­tué lui aus­si dans l’axe de Ne­wark, mais à l’op­po­sé de Lin­den, Te­ter­bo­ro n’a pas d’herbe vo­lu­mé­trique, mais les mêmes textures sol que les deux pré­cé­dents. Outre la si­gna­li­sa­tion en 3D, il bé­né­fi­cie d’un éclai­rage de nuit des pistes et des taxi­ways. Jets d’af­faire et même com­mu­ters rem­placent les

mo­no­mo­teurs sur les par­kings, tan­dis que le dis­po­si­tif ILS par­fai­te­ment dé­taillé trône au centre des pistes.

L’his­toire et les par­ti­cu­la­ri­tés de cha­cun des trois ter­rains d’avia­tion gé­né­rale comme des aé­ro­ports sont re­tra­cées dans l’ex­cel­lente do­cu­men­ta­tion qui ac­com­pagne l’add-on. Un ex­trait de la carte ré­gio­nale per­met de se si­tuer ra­pi­de­ment et les liens as­so­ciés donnent ac­cès aux cartes, à l’his­to­rique du terrain et aux cartes en-route sur Sky­Vec­tor. Même les plus pe­tits aé­ro­dromes ont leurs pro­cé­dures IFR, en RNAV GNSS pour l’es­sen­tiel.

La Guar­dia et Ne­wark : spec­ta­cu­laires

Pour le plai­sir des yeux, La Guar­dia (KLGA) est cer­tai­ne­ment l’aé­ro­port le mieux si­tué, mais Ne­wark (KEWR) mé­rite aus­si la vi­site. La scène de New York City X est vi­sible des deux aé­ro­ports, fai­sant écrin à leurs ins­tal­la­tions. Au nord du Queens, sur le front de Flu­shing Bay et de Wa­te­ring Bay, la fi­nale de La Guar­dia sur­vole les ba­teaux et per­met d’ad­mi­rer les tours de Manhattan. Bien que n’ayant pas de liai­sons sans es­cale vers l’Eu­rope, c’est un aé­ro­port à fort tra­fic, hub de Del­ta Air­lines. Sa ré­pu­ta­tion n’est pas très bonne, ses équi­pe­ments da­tant vrai­ment, ses pistes courtes et en­tou­rées d’eau lui ont va­lu d’être consi­dé­ré comme le pire des ter­rains états-uniens par les pi­lotes. Mais en si­mu­la­tion, la dif­fi­cul­té est un in­té­rêt sup­plé­men­taire, et la sen­sa­tion de se po­ser sur un porte-avions in­té­res­sante. Ne­wark est à 24 km de Manhattan, près du port dont les grues se dé­tachent der­rière les han­gars et le ter- mi­nal. Construite en 2002, sa tour de contrôle est une des plus hautes du monde. C’est le hub d’Uni­ted Air­lines, com­pa­gnie qui as­sure à elle seule plus de 70 % du tra­fic.

Les deux aé­ro­ports dis­posent de tous leurs bâ­ti­ments ; tar­mac, voies de cir­cu­la­tion et pistes sont mo­dé­li­sés et si­gna­li­sés. Ce sont cette fois des li­ners qui ap­pa­raissent en sta­tique, ain­si que les voi­tures et

les véhicules de piste. Les textures sont en ré­so­lu­tion moyenne, sans doute pour fa­ci­li­ter l’uti­li­sa­tion conjointe avec New York City X. Mais même de cette ma­nière, il est pré­fé­rable d’avoir un avion éco­no­mique en res­sources ou pas trop ra­pide pour que tout le dé­cor ait le temps de s’af­fi­cher en fi­nale ! La réa­li­sa­tion gra­phique s’har­mo­nise par­fai­te­ment avec celle de la ville, les am­biances sont réus­sies, de jour comme de nuit, à une ex­cep­tion près : les éclai­rages de piste et de cir­cu­la­tion sont trop lu­mi­neux, ren­dant les opé­ra­tions noc­turnes peu pra­tiques. Un point très po­si­tif, en re­vanche, est la pré­sence de pas­se­relles té­les­co­piques ani­mées.

JFK au­rait mé­ri­té

plus de dé­tails

Moins in­sé­ré dans la scène cou­verte par New York City X, même si les tours de Manhattan res­tent vi­sibles, JFK ne tire pas au­tant de bé­né­fices de celle-ci et, de ce fait, sa réa­li­sa­tion pa­raît plus frustre. Ce n’est pour­tant pas le cas, les très nom­breux bâ­ti­ments sont bien pré­sents, le dé­dale in­ex­tri­cable des voies de cir­cu­la­tion aus­si, avec ses in­nom­brables pan­neaux de si­gna­li­sa­tion, les pas­se­relles té­les­co­piques fonc­tionnent, le mé­lange entre par­ties pho­to­réa­listes et par­ties tex­tu­rées est plu­tôt réus­si. Cer­taines im­pres­sions tiennent à pas grand-chose, une his­toire de textures, quelques blocs trop cu­biques… Il reste que l’op­ti­mi­sa­tion per­met d’uti­li­ser l’aé­ro­port, sur­tout sans la scène de la ville, avec des avions com­plexes. Néan­moins, c’est sans doute ce­lui dont nous conseille­rons le moins l’achat iso­lé, mal­gré le prix très com­pé­ti­tif.

C’est en ef­fet avant tout la com­plé­men­ta­ri­té avec la ma­gni­fique scène de New York qui fait de cet add-on un achat in­té­res­sant. Le prix très mo­dé­ré, sur­tout en bundle, est aus­si un ar­gu­ment de poids. Les textures sai­son­nières, aux­quelles il est pos­sible d’as­so­cier la vé­gé­ta­tion grâce à un petit mo­dule à té­lé­char­ger sur le site de l’édi­teur, la va­rié­té des ter­rains in­clus dans le pa­ckage, la réa­li­sa­tion glo­bale de qua­li­té, mal­gré quelques im­passes gra­phiques, ajoutent aux ar­gu­ments en fa­veur de l’add-on, de même que la pos­si­bi­li­té d’ache­ter les aé­ro­dromes sé­pa­ré­ment pour ceux qui ont dé­jà des scènes plus com­plexes des prin­ci­paux aé­ro­ports ou ne s’in­té­ressent qu’à cer­taines pla­tes­formes. Mais at­ten­tion, le prin­ci­pal écueil reste l’er­reur mé­moire. New York Air­ports X est com­pa­tible avec FTX Glo­bal et Ul­ti­mate Terrain X, mais c’est en­core une charge sup­plé­men­taire qui peut ra­len­tir l’af­fi­chage de tous ses élé­ments. Une ver­sion FS 2004 re­grou­pant New York City X et ses aé­ro­ports est an­non­cée sur le site de l’édi­teur, sans date de dis­po­ni­bi­li­té à l’heure où ce test se ter­mine.

L’au­to­gen place des bâ­ti­ments in­adap­tés aux ex­tré­mi­tés de la piste (Es­sex).

A

En haut : Plus éloi­gné de la ville, JFK pro­fite moins de New York City X. Ci-des­sus (gauche) : Im­pos­sible de ra­ter l’ILS (Te­ter­bo­ro). Ci-des­sus (droite) : La zone in­dus­trielle en fi­nale est bien mo­dé­li­sée (Lin­den).

Les pas­se­relles té­les­co­piques sont opé­ra­tion­nelles (Ne­wark).

Le­ver de so­leil sur JFK. Le mé­lange entre sec­teurs pho­to­réa­listes et tex­tu­rés est bien réus­si. Ci-des­sus (gauche) : Plus éloi­gné de la ville, JFK pro­fite moins de New York City X. Ci-des­sus (droite) : La vue sur les dé­cors de New York City X fait de Ne­wark le point d’en­trée idéal pour la vi­site. Ci-des­sous : Le rêve du pi­lote pri­vé : on se croi­rait dans un fly-in (Es­sex) !

En haut :

Ci-des­sus : La Guar­dia est vrai­ment très en­cla­vée dans la viille, ce qui dé­cuple son in­té­rêt avec New York City X. Ci-contre : New York ne se­rait pas New York sans neige en hiver (Te­ter­bo­ro). Ci-des­sous : Sur le par­king du su­per­mar­ché, veer­sion aé­ro­nau­tique (Lin­den).

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