Fly-by-wire sur le 777 : des choix dif­fé­rents

Micro Simulateur - - PRATIQUE -

Boeing a ré­sis­té au fly-by-wire pen­dant des an­nées, consi­dé­rant que les pi­lotes de­vaient pi­lo­ter et non être as­sis­tés presque à 100 %. Ce­pen­dant, les gains de poids, de confort pour les pas­sa­gers – même le plus ha­bile des pi­lotes ne pour­rait cor­ri­ger une tur­bu­lence comme un sys­tème fly-by-wire, beau­coup plus ra­pide dans ses ré­ac­tions – et de sé­cu­ri­té ap­por­tés par ce type de so­lu­tion étant plébiscités par les ache­teurs, il a fal­lu que le construc­teur y passe comme les autres. C’est avec le 777 que le fly-by-wire a fait son en­trée chez Boeing. Mais l’ap­proche choi­sie à Seat­tle n’est pas iden­tique à celle d’Air­bus. Boeing conti­nue à mettre le pi­lote à la place de dé­ci­sion et à lui don­ner la pos­si­bi­li­té de dé­pas­ser les li­mites im­po­sées par les or­di­na­teurs de bord. La ques­tion est : qui, des pi­lotes ou de l’or­di­na­teur, doit avoir le der­nier mot dans un li­ner lorsque l’avion ap­proche des li­mites de son en­ve­loppe de vol en cas d’ur­gence ? Les deux camps ont des ar­gu­ments forts, même au ni­veau de l’ac­ci­den­to­lo­gie, et la phi­lo­so­phie de fonc­tion­ne­ment reste un point de dif­fé­ren­cia­tion pour les com­pa­gnies comme pour les pi­lotes.

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