La tra­ver­sée nord de Pa­ris :

De Per­san-Beaumont à Lognes

Micro Simulateur - - PRATIQUE - par Vé­ro­nique Rey­nier

Des deux dif­fi­cul­tés que pré­sente ce plan de vol, l’une n’est pas vrai­ment re­trans­crite en si­mu­la­tion, puis­qu’il s’agit du tra­fic in­tense sur les pe­tits aé­ro­dromes de la ré­gion pa­ri­sienne. L’autre, en re­vanche, est tout à fait pré­sente, avec l’étroit cou­loir VFR en­ca­dré de zones in­ter­dites et très sur­veillées. La po­si­tion du Ples­sisBel­le­ville, sur notre route, est une bonne il­lus­tra­tion de ces contraintes, nous y fe­rons donc es­cale, his­toire de cor­ser en­core

Ama­teurs de pe­tits vols qui « piquent », à vos manches : vo­ler au nord de Pa­ris est un dé­fi cons­tant. Pas le droit à l’er­reur, les zones de Rois­sy et de Creil montrent leurs crocs. Un pro­gramme ap­pré­cié des tes­teurs et des spot­ters, car la vue sur les pistes et la fi­nale de Rois­sy vaut le coup !

la na­vi­ga­tion. L’iti­né­raire est aus­si ce­lui des parcs d’at­trac­tions, avec sur­vol du parc As­té­rix dans la pre­mière branche et Dis­ney­land-Pa­ris dans la se­conde, mais vous ne ver­rez pas grand-chose.

La réus­site du vol re­pose sur sa préparation puisque sur un tel vol, il y a beau­coup à faire. Ce­pen­dant, l’ap­proche choi­sie ici change un peu des vols VFR ha­bi­tuels : si la pre­mière branche va, en ef­fet, être ba­li­sée à l’avance, la deuxième se­ra consi­dé-

rée comme un déroutement. Il fau­dra donc tout gé­rer à la vo­lée, consi­dé­rant sim­ple­ment que vous avez em­por­té les cartes adé­quates. Vous au­rez be­soin des cartes VFR de Per­san-Beaumont (LFPA), le Plessis-Bel­le­ville (LFPP) et Lognes-Éme­rain­ville (LFPL), à ré­cu­pé­rer sur le site du SIA ( www..sia.avia­tion-ci­vile.gouv.fr). Dans l’idéal, il fau­drait la carte au 250 000e des zones de contrôle de la ré­gion pa­ri­sienne, mais elle n’est pas accessible sur In­ter­net, tan­dis que la carte au 500 000e sub­ven­tion­née par la Fé­dé­ra­tion Aé­ro­nau­tique ( http://carte.f-ae­ro.fr/) est pra­tique à uti­li­ser en si­mu­la­tion. Si vous avez une ta­blette ou un deuxième PC, le sui­vi de votre vol se­ra exac­te­ment tel que vous le vi­vriez en réa­li­té.

En ce qui concerne les aé­ro­dromes, dans FS X, la très jo­lie scène free­ware de Per­san-Beaumont fait par­tie des « must have ». Vous la trou­ve­rez sur Sim­via­tion en ta­pant LFPA dans l’ou­til de re­cherche (fi­chier LFPA_Xv1). Nous n’avons pas trou­vé de scène du Plessis-Bel­le­ville, il y en a en re­vanche deux pour Lognes, une de France VFR et une de Preal­soft (cf. Mi­cro Sim n° 244). C’est cette der­nière qui est uti­li­sée ici. Pour FS 2004, il existe un pa­ckage sur Avsim des aé­ro­dromes abri­tant des aéro-clubs Air France, qui in­clut Lognes et le Plessis ( Pro­ject Ae­ro­club Air­France sur Avsim). Pour X-Plane, la scène Pa­ris2 Aé­ro­dromes de Pa­ris in­clut une mo­dé­li­sa­tion très réus­sie de Lognes, la mise à jour la plus ré­cente con­cer­nant X-Plane 9 et étant com­pa­tible X-Plane 10 32 et 64 bits, à té­lé­char­ger sur XPFR.org. Les deux autres ter­rains doivent se conten­ter du pay­sage par dé­faut.

Une na­vi­ga­tion brève et in­tense

Comme tou­jours, la préparation du vol com­mence par l’étude des cartes de dé­part et de des­ti­na­tion. La carte d’ap­proche à vue de Per­san-Beaumont ( fig. 1) montre à quel point le terrain est en­cla­vé entre les zones de Pon­toise, de Creil et de Pa­ris. Pas

ques­tion de par­tir vers l’est, Creil est im­pé­né­trable de­puis le sol. Vers l’ouest ou le sud, les zones com­mencent à 1 500 ft, mais il ne faut pas dé­pas­ser les 1 200 ft avant d’avoir fran­chi la li­mite de la TMA de Creil. Que le dé­col­lage se fasse face à l’est ou à l’ouest, le dé­part sui­vra une route au 130° en­vi­ron pour en­trer dans le cou­loir VFR.

La carte d’ap­proche à vue du Plessis-Bel­le­ville montre qu’il a fal­lu faire un « trou » dans la zone de contrôle ter­mi­nale de Pa­ris pour que ses cir­cuits aient un mi­ni­mum de place ( fig. 2). Si on y ajoute l’interdiction de sur­vol des vil­lages en­vi­ron­nants, les contraintes d’al­ti­tude avec une ar­ri­vée ver­ti­cale à 1 500 ft QNH alors que le sol se trouve à 387 ft QNH, on ima­gine avant d’avoir vu la page sui­vante que les cir­cuits se­ront quelque peu dé­li­cats. C’est en ef­fet le cas plus en­core pour la piste en herbe, où la vent ar­rière suit la Na­tio­nale 2, que pour la piste en dur ( fig. 3). L’aé­ro­drome n’étant pas contrô­lé, l’ar­ri­vée s’ef­fec­tue­ra par la ver­ti­cale, à 1 500 ft QNH soit 400 ft au-des­sus des cir­cuits.

La route est très courte et la zone moins ur­ba­ni­sée que pour le Cha­ve­nay-Per­san (cf. Mi­cro Sim n°235). Il est as­sez fa­cile de la tra­cer à la sou­ris sur la carte : sor­tie au 126 jus­qu’au sud de Viarmes, route au 086° bien au mi­lieu du cou­loir jus­qu’au nord d’Er­me­non­ville et de nou­veau route au 135° pour la ver­ti­cale du Plessis-Bel­le­ville ( fig. 4). Routes et dis­tances, avec le temps sans vent pour un mo­no­mo­teur croi­sant à 100 kt (la vi­tesse peut être mo­di­fiée), sont cal­cu­lées par le site : 2’ pour la sor­tie de Per­san, 7’ pour la branche le long des pistes de Rois­sy, 2’ pour l’ar­ri­vée à la ver­ti­cale du Plessis. Ça va al­ler très vite ! Au­rez­vous le temps d’ad­mi­rer le parc As­té­rix et les pistes de CdG ?

Bien en­ca­dré par les ra­diales VOR

Comme du­rant le vol Cha­ve­nay-Per­san, les ra­diales VOR sont bien utiles pour mar­quer les zones à ne sur­tout pas pé­né­trer. Le bord nord de Rois­sy est ba­li­sé par le 090° du VOR de Pon­toise. Il faut donc af­fi­cher sur NAV1 la fré­quence de PON, 111.60, avec 090 sur l’OBS. L’ai­guille de­vra res­ter dé­viée d’une gra­dua­tion du­rant tout le par­cours dans le cou­loir VFR, jus­qu’au vi­rage vers le Plessis-Bel­le­ville. L’ex­tré­mi­té sud de la zone de Creil se ba­lise avec le 078 de ce même VOR, une pe­tite vé­ri­fi­ca­tion de temps en temps nous as­su­re­ra que nous n’avons pas trop dé­vié vers le nord du­rant notre par­cours. C’est en in­ter­cep­tant le 136° du VOR de Creil (CRL sur 109.20) que nous ar­ri­ve­rons sur le terrain, comme l’in­dique la carte d’ap­proche à vue.

Ce VOR se­ra donc pré­pa­ré sur NAV2 avec 136 sur l’OBS.

En ce qui concerne les fré­quences ra­dio, Per­san est en au­to-in­for­ma­tion sur 119.50, le Plessis sur 120.40. Le cou­loir VFR n’est pas contrô­lé. Le vol est trop court pour que prendre un ATIS pour le QNH et le vent soit utile, les mêmes condi­tions de­vraient s’ap­pli­quer au dé­part comme à l’ar­ri­vée, la ver­ti­cale per­met­tra de le vé­ri­fier avec la manche à air et l’aire à si­gnaux. Les deux fré­quences suf­fisent donc sur COM1 ( fig. 5).

En l’ab­sence de vent, ou par vent faible (in­fé­rieur à 4 kt), la piste pré­fé­ren­tielle à Per­san est la 10. Un peu de rou­lage, pour ceux qui dé­collent de la scène free­ware, ne manque pas d’in­té­rêt, ne se­rait-ce que pour s’ha­bi­tuer aux ba­lises des ter­rains en herbe ( fig. 6). Au point d’ar­rêt, je­tez un der­nier coup d’oeil à la carte des cir­cuits ( fig. 7) pour ne pas en sor­tir avant de quit­ter le terrain : le plus simple est de consi­dé­rer la ligne élec­trique comme votre li­mite et de la suivre pour sor­tir de la zone. Dans FS X comme dans X-Plane, elle est par­fai­te­ment vi­sible ( fig. 8).

Pour vous as­su­rer que vous avez bien fran­chi la li­mite de Creil, qui vous per­met de pas­ser de 1 200 ft QNH à 1 500, uti­li­sez le 078 du VOR sur NAV1 (Pon­toise), puis, pour ne pas em­pla­fon­ner la CTR de Rois­sy, pen­sez au 090 du même VOR sur NAV2. Si votre ap­pa­reil a des per­for­mances équi­va­lentes à celles du C172 par dé­faut, vous de­vriez at­teindre si­mul­ta­né­ment les 1 200 ft et la ra­diale 078 mar­quant la fin de la zone de Creil, ce qui vous per­met de ne pas in­ter­rompre votre mon­tée ( fig. 9).

Un cor­ri­dor de na­ture

Une fois pas­sée cette ra­diale, mon­tez à 1 500 ft et pas­sez l’OBS sur 090 si vous n’avez qu’un seul VOR. Conser­vez le VOR2 sur le 078 de PON si vous en avez deux. Lorsque l’ai­guille ar­rive à deux barres de dé­via­tion, pre­nez votre cap au 086 +/- la cor­rec­tion du vent ( fig. 10). N’ou­bliez pas le top temps. L’ai­guille du VOR doit main­te­nant res­ter entre 1 et 2 gra­dua­tions à droite, puis­qu’elle marque l’ex­tré­mi­té de la zone de Rois­sy. On ne passe vrai­ment pas loin, n’est-ce pas ? ( fig. 11)

Tra­vers des ins­tal­la­tions de CDG, il est temps d’af­fi­cher le VOR de Creil sur 135, qui nous gui­de­ra jus­qu’au Ples­sisBel­le­ville. L’idéal est évi­dem­ment d’avoir à la fois le 090 de Pon­toise et le 135 de Creil, ce qui est fa­cile avec deux VOR. Si vous n’en avez qu’un, comme dans notre DR400 X-Plane, il faut jon­gler entre les deux. Lorsque l’ai­guille ar­rive à une gra­dua­tion du centre, il est temps de vi­rer pour suivre le 136 jus­qu’au Plessis ( fig. 12). Vous pou­vez vous an­non­cer sur la fré­quence d’au­to-in­for­ma­tion comme étant à deux mi­nutes de la ver­ti­cale.

Il n’y a pas de piste pré­fé­ren­tielle au Plessis-Bel­le­ville, mais

les mes­sages ra­dio montrent que tout le monde s’est en­ten­du pour tour­ner en 07. Le pas­sage à la ver­ti­cale est pra­tique pour voir la manche à air et l’aire à si­gnaux, mais n’est pas obli­ga­toire. La ré­gle­men­ta­tion in­dique que l’in­té­gra­tion en cir­cuit non contrô­lé doit se faire dans la pre­mière moi­tié de la vent ar­rière, qui se trouve entre vous et la piste ( fig. 13). Sau­rez-vous être as­sez ra­pide et vi­gi­lant pour rac­cor­der votre iti­né­raire au cir­cuit di­rec­te­ment ? Testez-vous, c’est un bon exer­cice. Il peut tou­jours ar­ri­ver qu’il y ait de la vol­tige à la ver­ti­cale d’un aé­ro­drome. Mais n’ou­bliez pas dans ce cas de des­cendre à l’al­ti­tude du tour de piste, soit 1 100 ft QNH, avant d’in­té­grer. Pour plus de confort, pas­sez en confi­gu­ra­tion ap­proche avant d’in­té­grer le cir­cuit.

Touch and gooo !

Vous pen­siez sû­re­ment vous po­ser et prendre le temps de pré­pa­rer, même à la vo­lée, la suite du pé­riple. Ce n’est pas le cas. Re­mise des gaz après le tou­cher des roues, et c’est re­par­ti pour Lognes. Pour le mo­ment, tout ce que vous avez à votre dis­po­si­tion pour pré­pa­rer la suite est la carte des cir­cuits du Plessis. Vous sa­vez que vous n’avez pas d’autre choix que d’évi­ter la CTR de Rois­sy, ba­li­sée sur la suite du tra­jet par le 327° de CLM, le VOR de Cou­lom­miers sur 112.90. Votre route al­lant vers CLM et non vers le Plessis, vous pre­nez le cap in­verse et met­tez éga- le­ment l’in­verse sur l’OBS, soit 147°. En lais­sant sur votre droite la ville du Plessis en sor­tie, vous ob­te­nez juste le dé­ca­lage in­dis­pen­sable d’une à deux gra­dua­tions de l’ai­guille ( fig. 14). Tout en n’ou­bliant pas que le pi­lo­tage reste votre prio­ri­té ab­so­lue, vous pou­vez main­te­nant at­tra­per la carte de Lognes-Éme­rain­ville. Un pre­mier coup d’oeil vous per­met de consta­ter que c’est un terrain contrô­lé et de mettre la fré­quence tour sur COM1 (118.60), l’ATIS sur COM2 (125.025). Vous consta­tez aus­si que le VOR de Cou­lom­miers pour­ra vous ame­ner sur le terrain par le point Echo ( fig. 15) qui est votre ob­jec­tif pour le mo­ment.

Pas­sez sur la carte au 500 000e (ou au 250 000e si vous en avez une sous la main) pour re­lier main­te­nant votre route à votre des­ti­na­tion. Deux op­tions ap­pa­raissent clai­re­ment ( fig. 16). La pre­mière est de pour­suivre jus­qu’à la ver­ti­cale de CLM, ce qui a l’in­con­vé­nient de vous faire tran­si­ter au-des­sus de l’aé­ro­drome de Cou­lom­miers, en de­vant mon­ter puisque la li­mite in­fé­rieure de la TMA de Pa­ris y passe à 2 500 ft, donc que les cir­cuits risquent d’être à votre hau­teur de vol, pour re­des­cendre im­mé­dia­te­ment. En che­min, vous croi­sez l’au­to­route A4 qu’il est qua­si­ment im­pos­sible de ra­ter et qu’il suf­fit de lon­ger

pour tom­ber sur le point Echo, la ra­diale 266 de Cou­lom­miers ser­vant juste à le­ver le doute. Voi­là qui est par­fai­te­ment adap­té à un déroutement ! No­tez que, par rap­port au tra­cé sur la carte de la fi­gure 16, vous de­vez faire un dé­tour pour ne pas pas­ser au-des­sus de Meaux. Les plus har­dis peuvent se ris­quer dans le cou­loir entre Meaux et la zone pas­sant à la ver­ti­cale du terrain de Meaux, mais il vaut mieux lais­ser cet étroit pas­sage avec beau­coup de contraintes à ceux qui vont sur l’aé­ro­drome. Et ral­lon­ger le vol de quelques mi­nutes a l’in­té­rêt de vous don­ner un peu plus de temps pour tout faire.

En vol réel, vous ne dis­po­sez pas du cal­cul au­to­ma­tique de la carte sur In­ter­net, mais vous pou­vez es­ti­mer les dis­tances et les temps avec vos doigts sur la carte pa­pier, voire me­su­rer di­rec­te­ment avec votre règle de déroutement. En si­mu­la­tion, si vous avez vos cartes sur ta­blette ou por­table, le tour est vite joué : un peu plus de 14 nm soit 9 mi­nutes sans vent pour l’au­to­route, route au 143°, puis 9 mi­nutes de che­mi­ne­ment le long de l’au­to­route, route 234° puis 261°, jus­qu’à Lognes, soit 7 mi­nutes jus­qu’au point Echo.

18’ de vol plus qu’in­tense

En l’ayant pré­pa­rée, la na­vi­ga­tion du Plessis-Bel­le­ville à Lognes est dé­jà un exer­cice qui fait trans­pi­rer les pi­lotes. Mais ici, il faut main­te­nir son ap­pa­reil sur la tra­jec­toire, tant ver­ti­cale qu’ho­ri­zon­tale, tout en ef­fec­tuant sa préparation à la vo­lée. Comme il se­rait ten­tant de mettre le vol sur pause… Mais non, ce n’est pas pos­sible. Re­gar­dez de­hors pour votre sé­cu­ri­té, sui­vez votre route, vé­ri­fiez votre nav de­hors et, avec les moyens de ra­dio­na­vi­ga­tion, res­tez bien à 1 500 ft – un avion bien com­pen­sé est une bé­né­dic­tion dans ce genre de si­tua­tion –, n’ou­bliez pas la ra­dio, les check-lists… C’est un vol de test idéal, pour les exa­mi­na­teurs qui connaissent par coeur la ré­gion pa­ri­sienne. Au­rez-

vous le temps d’ad­mi­rer Dis­ney­land-Pa­ris ?

Le plus im­por­tant est de bien avoir votre VOR ba­li­sant la zone de Rois­sy et votre tra­jec­toire bien stable ( fig. 17), car vous ar­ri­vez ra­pi­de­ment sous les dé­col­lages de CDG ( fig. 18) – consi­dé­rant que, de­puis le dé­but du vol, nous sommes en condi­tions an­ti­cy­clo­niques avec pro­cé­dures face à l’est, si­non ce se­rait sous l’ap­proche. Avec un peu de chance, un li­ner pas­se­ra peut-être au-des­sus de vous ?

Vous se­rez pro­ba­ble­ment ar­ri­vé au nord de Meaux une fois votre déroutement to­ta­le­ment ba­li­sé. La suite se passe es­sen­tiel­le­ment à vue, les grands axes tels que l’A4 étant cor­rec­te­ment ma­té­ria­li­sés dans les deux si­mu­la­teurs – quoi­qu’à basse al­ti­tude il soit un peu dif­fi­cile de re­pé­rer à temps l’A4 dans FS X ( fig. 19). Mais il faut aus­si le­ver un éven­tuel doute en s’ap­puyant sur les moyens de na­vi­ga­tion, même dans la réa­li­té. Qui n’a pas sui­vi la mau­vaise au­to­route ou la mau­vaise voie fer­rée un jour, sans s’in­quié­ter de l’in­di­ca­tion don­née le com­pas et/ou le conser­va­teur de cap ?

L’au­to­route jus­qu’au bout

Une fois ca­lé sur l’A4, écoute de l’ATIS de Lognes et prise de contact avec le contrôle, car le point Echo est vite ar­ri­vé. C’est aus­si le mo­ment d’étu­dier la carte des cir­cuits de piste pour les in­té­grer cor­rec­te­ment ( fig. 20). Ils suivent l’au­to­route, ce qui nous fa­ci­lite le tra­vail, et il fau­dra perdre 300 ft QNH pour en­trer à l’al­ti­tude pu­bliée de 1 200 ft QNH. L’ATIS ayant confir­mé la 08 en ser­vice, ce se­ra une en­trée en vent ar­rière, l’étang de Crois­sy ser­vant de re­père. Pour ne pas dé­pas­ser l’aé­ro­drome, vous pou­vez uti­li­ser le VOR de Me­lun, MLN sur 113.60. La carte de Lognes in­dique que le terrain se trouve dans son 342°, il peut être in­té­res­sant de sa­voir sur quelle ra­diale vous vous trou­vez pour le mo­ment. Sur la fi­gure 21, vous voyez les feux de piste et l’ai­guille est cen­trée sur 356, tout est donc co­hé­rent, c’est bien Lognes à vos 11 h.

N’ou­bliez pas de des­cendre pour être à l’al­ti­tude de la vent ar­rière et an­non­cez-vous en en­trée ( fig. 22). Sui­vez votre au­to­route, qui vous écarte un peu de la piste en fin de branche et, si vous avez la scène de Preal­soft, cher­chez bien le re­père à da­mier rouge et blanc qui marque l’étape de base, si­non pas­sez juste der­rière les deux pe­tits lacs. La fi­nale est courte, at­ten­tion à bien la sta­bi­li­ser mal­gré tout ( fig. 23). Dé­ga­gez la piste après at­ter­ris­sage et pas­sez sur la fré­quence sol (121.85) si elle est ac­tive pour rou­ler ( fig. 24). Ce quart de tour pa­ri­sien s’achève au par­king tour, mo­teur ar­rê­té, et vous avez bien ga­gné un peu de dé­tente avant de re­par­tir.

Fig. 2 : Le Plessis-Bel­le­ville écorne la CTR de Pa­ris et a de nom­breuses contraintes de sur­vol. (Source : SIA)

Fig. 1 : Per­san-Beaumont est en­cla­vé entre les zones de Pon­toise (classe D) et de Creil (classe A). En sor­tie, nous sui­vrons les lignes à haute ten­sion à l’est de Viarmes. (Source : SIA)

Fig. 3 : Mieux vaut uti­li­ser la piste en dur et ses cir­cuits au nord. (Source : SIA)

Fig. 4 : La na­vi­ga­tion entre Per­san et le Plessis sur la carte au 500 000e de la FFA.

Fig. 6 : Au par­king (scène free­ware de Per­san, de B. Gau­rant et D. Guim­bert).

Fig. 5 : Préparation des moyens ra­dio et ra­dio­nav sur le Cess­na par dé­faut de FS X.

Fig. 7 : Iti­né­raire de sor­tie de Per­san. L’Oise et les lignes à haute ten­sion se re­joi­gnant sont de bons re­pères. (Source : SIA)

Fig. 9 : Avec le C172, la ra­diale 078 qui marque la fin de la zone de Creil et les 1 200 ft sont at­teints en même temps. On peut pour­suivre la mon­tée vers 1 500 ft.

Fig. 10 : Vi­rage à gauche en lais­sant l’ai­guille du VOR mar­quant le nord de la zone de Pa­ris à deux gra­dua­tions, pour une route pa­ral­lèle (X-Plane).

Fig. 8 : Même sans scène, dans FS comme dans X-Plane, les re­pères sont ai­sé­ment iden­ti­fiables.

Fig. 13 : Le cir­cuit se trou­vant entre nous et la piste, il est in­té­res­sant de l’in­té­grer en en­trée de vent ar­rière (FS X en haut et X-Plane en bas).

Fig. 12 : Le 136 du VOR de Creil rentre sur NAV2, il est temps de prendre ce cap pour re­joindre le Plessis (FS X).

Fig. 11 : L’aé­ro­port de Rois­sy est bien vi­sible en bout d’aile, l’au­to­route du Nord aus­si (FS X).

Fig. 15 : Étude de la carte de Lognes en pi­lo­tant : nous de­vons ar­ri­ver par le point Echo, le long de l’au­to­route. (Source : SIA)

Fig. 16 : Tra­cé de la route sur la carte au 500 000e – se fait en vol éga­le­ment – avec l’iti­né­raire le plus ef­fi­cace, qui longe l’A3.

Fig. 14 : En sor­tie de cir­cuit du Plessis, comme pré­cé­dem­ment, l’ai­guille du VOR qui ba­lise la zone de Pa­ris est lais­sée à deux gra­dua­tions (X-Plane).

Fig. 20 : L’en­trée de la vent ar­rière est au ni­veau de la ligne à haute ten­sion et de l’échan­geur. Im­pos­sible à ra­ter, mais at­ten­tion aux ap­pa­reils au dé­col­lage, même s’ils doivent al­té­rer leur route.

Fig. 18 : Le tra­vers des pistes de Rois­sy est très peu vi­sible dans X-Plane (haut), bien que notre route soit très proche. Le pay­sage dans FS X (bas) est beau­coup plus conforme.

Fig. 19 : L’au­to­route est un peu plus dif­fi­cile à voir dans FS X que dans X-Plane, mais en étant vi­gi­lant, c’est bon.

Fig. 17 : L’im­por­tant en déroutement est de ne pas ou­blier de sta­bi­li­ser au plus vite la tra­jec­toire, ici à 1 500 ft, en lais­sant le 136 de CRL à deux gra­dua­tions à droite (FS X).

Fig. 24 : Le vol n’est ter­mi­né qu’une fois ga­ré au par­king mo­teur éteint. La scène de Preal­soft (à gauche) met bien dans l’am­biance, mais la ver­sion pro­po­sée sur XPFR pour X-Plane (à droite) est très réus­sie éga­le­ment.

Fig. 23 : Dif­fi­cile de sta­bi­li­ser la très courte fi­nale, on est sou­vent un peu haut sur le plan (X-Plane).

Fig. 22 : En vent ar­rière le long de l’au­to­route pour la 08 à Lognes (FS X avec la scène Preal­soft).

Fig. 21 : À un ou deux nau­tiques de l’en­trée dans la vent ar­rière 08 à Lognes, vi­sible à nos 11 h (X-Plane).

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