L’A320 en pro­fon­deur

La préparation du vol et le dé­mar­rage en cold and dark

Micro Simulateur - - PRATIQUE - ParVé­ro­ni­queRey­nier

Fi­ni la théo­rie, il est temps de pas­ser à la pra­tique. Mais avant de dé­col­ler, il y a en­core du tra­vail, quel que soit le vol en­vi­sa­gé. Pré­pa­rer son vol est in­dis­pen­sable pour bien pro­gram­mer le MCDU, phase in­dis­pen­sable au dé­col­lage.

Que ce soit à bord d’un mo­no­mo­teur de club ou du li­ner le plus so­phis­ti­qué, la préparation du vol est une étape qui ne peut être évi­tée – même en si­mu­la­tion « sé­rieuse ». Deux élé­ments sont in­dis­pen­sables à toute la suite des opé­ra­tions : les NO­TAM et la mé­téo. Les NO­TAM (NO­Tice To Air­Men) per­mettent de s’as­su­rer que la des­ti­na­tion est accessible, ain­si que va­li­der les moyens de ra­dio­na­vi­ga­tion, les si­gnaux GNSS en route et à l’ar­ri­vée et d’éven­tuels es­paces aé­riens à contour­ner. La mé­téo in­fluence les choix de route, la te­nue de celle-ci, la piste en ser­vice au dé­part et à l’ar­ri­vée, donc éga­le­ment les SID et les STAR, les per­for­mances en route et la consom­ma­tion de car­bu­rant, donc tous les fac­teurs que le FMGS de l’Air­bus va de­voir prendre en compte pour pi­lo­ter l’ap­pa­reil.

Tou­te­fois, ces su­jets sont com­muns à tous les avions et ont dé­jà lar­ge­ment été trai­tés dans d’autres pra­tiques. Les NO­TAM ne sont pas utiles en si­mu­la­tion, la dis­po­ni­bi­li­té de contrô­leurs en route ou à l’ar­ri­vée peut les rem­pla­cer pour ceux qui volent avec IVAO ou VATSIM. Pour la mé­téo, ceux qui volent en condi­tions réelles dis­posent de nom­breux sites In­ter­net don­nant les condi­tions dans le monde en­tier, les autres n’ont qu’à no­ter ce que le si­mu­la­teur leur pro­pose ou pro­gram­mer ce­lui-ci pour avoir les condi­tions qu’ils veulent. Nous sup­po­se­rons donc que la préparation du vol dé­bute dans le cock­pit, dos­sier mé­téo en main, en at­tente du de­vis de char­ge­ment du per­son­nel au sol.

Char­ger et rem­plir son A320

Pas ques­tion de dé­col­ler sans sa­voir ce qu’on a à bord, c’est une évi­dence quel que soit le type d’ap­pa­reil. Uti­li­ser l’ex­cellent mo­dule d’Ae­ro­soft Air­bus X Fuel Plan­ner ou le ges­tion­naire ex­terne des Air­bus Wilco fa­ci­lite non seu­le­ment le tra­vail mais aus­si la com­pré­hen­sion de l’im­pact du char­ge­ment sur l’avion. Il existe d’autres so­lu­tions, ne se­rait-ce que dans les ou­tils de préparation de vol comme PFPX, et il est tou­jours pos­sible de tra­vailler ma­nuel­le­ment, mais nous n’al­lons pas nous pri­ver de ces ou­tils dont les ré­sul­tats pour­ront fa­ci­le­ment être uti­li­sés dans n’im­porte quel autre add-on, le QPAC X-Plane no­tam­ment.

Pour que la préparation soit la plus réa­liste pos­sible, il faut pas­ser en mode avan­cé. Du reste, faites une simple ex­pé­rience, en sai­sis­sant une dis­tance de 2 000 nm pour l’A321 sur la page

Fig. 1 : Gé­né­ra­tion du de­vis de masse et de cen­trage pour une route de 2 000 nm dans le Fuel Plan­ner d’Ae­ro­soft.

Fig. 2 : Pour les mêmes don­nées en mode avan­cé, le ré­sul­tat est au-de­là de la ca­pa­ci­té des ré­ser­voirs. Cette fois, tous les as­pects du vol ont été pris en compte.

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