La vi­tesse sol mi­ni­male

Micro Simulateur - - PRATIQUE -

La « ground speed mi­ni », pour uti­li­ser le même terme qu’Air­bus, est une no­tion im­por­tante à l’at­ter­ris­sage. Son but est de ga­ran­tir que le ni­veau de pro­pul­sion de l’ap­pa­reil reste au-des­sus d’une va­leur mi­ni­male quelles que soient les va­ria­tions du vent ou les ra­fales. De cette ma­nière, la pous­sée est gé­rée ef­fi­ca­ce­ment même en cas de ci­saille­ment. La pous­sée va­rie dans la bonne di­rec­tion mais sur une plage plus ré­duite (plus ou moins 15 % de N1) dans les si­tua­tions de vent va­riable. Le con­cept per­met aus­si aux pi­lotes de com­prendre ce qui se passe lors d’ap­proches per­tur­bées, en sui­vant l’in­dex ma­gen­ta sur l’ané­mo­mètre : quand il aug­mente, c’est qu’il y a une ra­fale de vent de face. Le cal­cul de cette vi­tesse sol mi­ni­male part de la va­leur du ni­veau d’éner­gie que l’avion au­ra à l’at­ter­ris­sage avec le vent pré­vu par la tour. Elle est ma­té­ria­li­sée par la vi­tesse sol à ce mo­ment, qui est donc ap­pe­lée « ground speed mi­ni » ou GS mi­ni = VAPP – vent de face (où VAPP est la vi­tesse d’ap­proche). Cette vi­tesse cible est li­mi­tée par VFE-5 (VFE=vi­tesse d’ex­ten­sion des vo­lets) en cas de ra­fales très sé­vères et par VAPP en cas de vent ar­rière ou si le vent ins­tan­ta­né est in­fé­rieur à ce­lui don­né par la tour. Le ta­bleau de l’illustration ci-contre montre les dif­fé­rents cas de fi­gure.

La ges­tion de la vi­tesse sol mi­ni­male (ground speed mi­ni) par les sys­tèmes de l’A320. (Source FCTM Air­bus)

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