Plan de vol : l’Eve­rest en hé­li­co­ptère

Le vol en mon­tagne est tou­jours une aven­ture par­ti­cu­lière, mais lorsque cette mon­tagne est le toit du monde, le dé­fi est re­dou­table ! Sur­tout que tous les hé­li­co­ptères ne sont pas ca­pables de mon­ter aus­si haut…

Micro Simulateur - - SOMMA - ParEm­ma­nuelB­lan­chard

Conquis en 1953, le toit du monde reste l’un des en­droits les plus dan­ge­reux du globe, et pas seule­ment pour les al­pi­nistes. La sor­tie en sep­tembre der­nier du film « Eve­rest » de Bal­ta­sar Kormá­kur nous a don­né l’idée de ce plan de vol par­ti­cu­lier. Il re­late l’ex­pé­di­tion dra­ma­tique de 1996, alors que le plus haut som­met était en passe de de­ve­nir une cu­rio­si­té tou­ris­tique par­mi d’autres et de­vait se ré­vé­ler bien plus meur­trier qu’un parc d’at­trac­tions pour les vi­si­teurs non pré­pa­rés. Et dans ce film, ins­pi­ré de faits réels, on as­siste à une éva­cua­tion en ca­tas­trophe me­née par un hé­li­co­ptère aux li­mites de ses ca­pa­ci­tés. À l’écran, il semble que l’éva­cua­tion a lieu bien plus haut que dans la réa­li­té, la mis­sion réelle s’étant dé­rou­lée au ni­veau du camp 2 (6 500 mètres tout de même, ce qui n’en­lève rien à la bravoure du pi­lote). Et l’es­prit du sim­mer de­vant un tel dé­fi fait un bond : et si on es­sayait dans FS X ?

Les voi­lures tour­nantes sont ce­pen­dant mal adap­tées pour évo­luer à de telles al­ti­tudes – même un mo­no­mo­teur de tou­risme clas­sique a dé­jà du mal à vo­ler au-des­sus de 18 000 ft (6 000 m). Et dans le mas­sif de l’Eve­rest, les va­leurs n’ont rien de com­mun avec les Alpes : sans al­ler jus­qu’au som­met (« à l’al­ti­tude de croi­sière d’un Boeing 747 » pour re­prendre une ci­ta­tion du film), le camp de base où les al­pi­nistes s’ac­cli­matent à l’al­ti­tude est dé­jà à 5 380 m (16 000 ft), soit 500 mètres de plus que le mont Blanc. Peu d’hé­li­co­ptères sont ca­pables d’at­teindre ces ni­veaux de vol. Par ailleurs, le Né­pal de­meure l’un des pays les plus pauvres au monde, et il ne dis­pose pas des moyens né­ces­saires pour dé­ve­lop­per l’équi­valent d’un ser­vice de sécurité ci­vile ou de gen­dar­me­rie de haute mon­tagne… Rares sont les éva­cua­tions et mis­sions de sau­ve­tage. Un ex­ploit fut néan­moins ac­com­pli le 14 mai 2005, lorsque le pi­lote Di­dier Del­salle par­vint à po­ser son AS350 B3 sur le som­met de l’Eve­rest, y res­ta 4 mi­nutes (dé­lai né­ces­saire pour va­li­der le re­cord) puis re­par­tit… pour ré­édi­ter sa prouesse le len­de­main, afin de prou­ver que ce n’était pas qu’un coup de chance. Cette per­for­mance ne doit pas pour au­tant faire ou­blier que l’Eve­rest est dan­ge­reux, au­tant pour les hommes que les ma­chines : une car­casse de Mil Mi-8 prise dans les glaces près du camp de base vient rap­pe­ler que la mon­tagne ne se laisse pas fa­ci­le­ment conqué­rir.

Les élé­ments

L’Hi­ma­laya dans FS X par dé­faut n’est pas très fi­dèle à la réa­li­té, tant au ni­veau de la grille de re­lief que des tex­tures. De­puis 2006, il existe une scène spé­ci­fique consa­crée au mas­sif de l’Eve­rest, que nous de­vons à Frank Dai­nese, Da­niele Tona, Hol­ger Sand­mann et Jo­na­than de Fer­ran­ti – en fait, un en­semble de fi­chiers com­pi­lés et amé­lio­rés avec le temps. C’était ini­tia­le­ment pré­vu pour FS 2004 puis por­té sous FS X. Ce dé­cor est dis­po­nible gra­tui­te­ment en té­lé­char­ge­ment sur di­verses pla­te­formes, nous avons uti­li­sé la ver­sion dis­po­nible sur le site de Ri­koooo ( www. ri­koooo.com) car elle dis­pose d’un ins­tal­leur au­to­ma­tique. L’en­semble pèse tout de même 540 Mo, et le double d’es­pace est re­quis sur le disque. Bonne sur­prise, le dé­cor a fonc­tion­né sous deux confi­gu­ra­tions : FS X Acceleration Pack sous Win­dows 7 et Steam Edi­tion sous Win­dows 10 – c’est sous cette der­nière confi­gu­ra­tion que se sont ef­fec­tué tous les vols de cet ar­ticle. La dé­cla­ra­tion dans la bi­blio­thèque est au­to­ma­tique, tout juste est-il re­com­man­dé de re­voir les ré­glages gra­phiques à la hausse.

Les in­con­di­tion­nels de la ré­gion au­ront tout in­té­rêt à uti­li­ser la scène Luk­la d’Ae­ro­soft, nous ne l’avons pas ins­tal­lée ici mais elle ajoute une touche de réa­lisme in­dé­niable au pe­tit al­ti­port ré­pu­té par­mi les plus dan­ge­reux au monde. Pour ce qui est des hé­li­co­ptères, nous avons d’abord em­ployé deux des trois voi­lures tour­nantes de FS X (le EH-101 et le Bell 206), avec des for­tunes di­verses comme vous le dé­cou­vri­rez plus loin… Nous avons aus­si es­sayé le MD 902 Ex­plo­rer de Ne­meth De­si­gns. Nous ne dis­po­sions pas d’un Ecu­reuil AS350 vir­tuel, mais il en existe pour FS X (no­tam­ment chez Ne­meth De­si­gns) et les plus fé­rus de réa­lisme au­ront tôt fait d’ac­qué­rir cette ex­ten­sion (au­tour de 30 eu­ros) pour re­le­ver les dé­fis des vols hi­ma­layens.

Re­con­nais­sance

Avant d’en­vi­sa­ger de me­ner à bien une mis­sion de sau­ve­tage sur un des camps de l’Eve­rest, il faut dé­jà sa­voir si notre voi­lure tour­nante par­vien­dra jusque-là… et si le pi­lote est ca­pable de trou­ver son che­min ! L’Hi­ma­laya n’est pas très bien pour­vu en ba­lises de na­vi­ga­tion, et de toute fa­çon les si­gnaux pas­se­raient mal dans les val­lées en­cais­sées. Une pre­mière sé­rie de re­con­nais­sances vi­suelles s’im­pose donc pour que le pi­lote se fa­mi­lia­rise avec l’en­vi­ron­ne­ment. Le Bell 206 nous ser­vi­ra de mon­ture pour ces es­sais.

On choi­sit de dé­col­ler de Luk­la VNKL en ma­ti­née, temps clair ( fig. 1). La mé­téo peut très vite évo­luer dans ce mi­lieu, mais il n’y a pas de sta­tion spé­ci­fique dans les en­vi­rons, la plus proche est à Kat­man­dou et elle ne re­pro­duit pas les spé­ci­fi­ci­tés des val­lées que nous al­lons em­prun­ter. Les plus té­mé­raires peuvent se concoc­ter des cli­mats sur me­sure, mais rap­pe­lez-vous qu’un hé­li­co­ptère (ci­vil du moins) ne vole pas par mau­vaises condi­tions de vi­si­bi­li­té. Au préa­lable, on au­ra pris soin d’al­lé­ger l’ap­pa­reil : entre 35 et 50 % de car­bu­rant, une seule per­sonne à bord et la masse du pi­lote ré­duite ar­bi­trai­re­ment à 10 livres (ou moins - fig. 2). Non pas que notre aven­tu­rier soit lil­li­pu­tien mais, pour al­lé­ger l’ap­pa­reil, il au­ra cer­tai­ne­ment pris soin de dé­mon­ter sièges, cein­tures et tout ce qui consti­tue une charge in­utile. Dans ce type de mis­sion, chaque ki­lo en moins cor­res­pond à des mètres d’al­ti­tude en plus (pour re­prendre l’ex­pres­sion du concep­teur du Lock­heed U-2). On laisse un peu tour­ner les tur­bines au sol, on s’as­sure que les cir­cuits de ré­chauf­fage (Pi­tot et car­bu­rant, tout dé­pend de l’ap­pa­reil uti­li­sé) sont ac­ti­vés, on va cô­toyer des tem­pé­ra­tures proches de -30° et il se­rait mal­ve­nu qu’une panne sur­vienne dans ces condi­tions. Pas be­soin d’ATC ici, le tra­fic est qua­si nul, on est

le seul maître à bord. Pe­tit con­seil, dé­zoo­mez la vue cock­pit afin d’avoir le plus l arge champ vi­suel pos­sible. Les prin­ci­paux ins­tru­ments à sur­veiller sont le ba­din, le vario et l’ho­ri­zon, on perd ra­pi­de­ment ses re­pères en mon­tagne.

Le dé­col­lage s’ef­fec­tue en ti­rant le col­lec­tif, l’hé­li­co­ptère ré­pond en­core bien (Luk­la est à une al­ti­tude de 10 000 ft dé­jà !) et on vire aus­si­tôt au nord dans une pro­fonde val­lée qui monte vers l e toit du monde. Avec la scène Eve­rest, on note bien la rup­ture de tex­tures ( fig. 3) qui in­dique que nous sommes sur la bonne voie ! On pour­suit au nord pen­dant cinq mi­nutes, en pre­nant soin de conser­ver un vario po­si­tif (au moins 500 ft/min) – ça monte très vite dans la ré­gion. Dans le pay­sage réel, de nom­breux ponts de corde tra­versent les val­lées en­cais­sées et il ne fau­drait pas en cou­per un ! On ar­rive sur une bi­fur­ca­tion de val­lées, une à gauche, une à droite ( fig.4). Dans la réa­li­té, on de­vrait dis­cer­ner le vil­lage de Khum­jung sur le pe­tit pla­teau entre les deux cre­vasses, mais la tex­ture n’est pas as­sez fine sur cette por­tion de la scène qui, en outre, ne pro­fite pas d’élé­ments 3D (avis aux dé­ve­lop­peurs qui sou­hai­te­raient agré­men­ter les en­vi­rons !). C’est la val­lée de droite qu’il faut suivre, ap­proxi­ma­ti­ve­ment au cap 30°. On la re­monte et très vite on se trouve à un autre em­bran­che­ment gauche-droite sur­mon­té d’un pic en­nei­gé ( fig. 5). Là en­core, on prend à droite et on voit alors se dres­ser à l’ho­ri­zon le som­met de l’Eve­rest, pointe blanche qui dé­passe der­rière une barre de som­mets. Pour­tant, il est en­core à une ving­taine de ki­lo­mètres !

On pour­suit sur ce cap vers 45° j us­qu’à un der­nier em­bran­che­ment ( fig. 6), là où se si­tue l e vil­lage de Ding­boche, der­nière es­cale au sol pour les trek­kers. On re­con­naît bien l’en­droit grâce à une masse brune sur l e ter­rain, ef­fet de tex­tu­rage propre au vir­tuel mais qui nous aide bien dans le cas pré­sent. À cet em­bran­che­ment, c’est à gauche qu’il faut prendre, sans quoi on risque de se re­trou­ver coin­cé par une barre ro­cheuse. On pour­suit pen­dant quelques mi­nutes pour un der­nier vi­rage an­non­cé par un pe­tit lac droit de­vant, et une val­lée très l arge sur la droite après un pro­mon­toire. C’est cette val­lée que l’on re­monte, tout droit, et qui se ter­mine par un cirque ( fig. 7) dans le­quel dé­boule le gla­cier du Khum­bu, sur l es pentes de l’Eve­rest. On re­marque sur l a gauche une mon­tagne en forme de cône très éva­sé, le Ka­la Pa­tar (5 540 m), ré­pu­tée pour of­frir un des meilleurs pa­no­ra­mas sur tout le mas­sif. En con­ti­nuant à re­mon­ter, l’Eve­rest est ca­ché par une barre de som­mets sur notre droite, et il faut ar­ri­ver aux pieds du gla­cier, à la ver­ti­cale du camp de base ( fig. 8), pour contem­pler la ma­jes­té des lieux. Vous pou­vez prendre un cli­ché sou­ve­nir et re­brous­ser che­min vers Luk­la, en sou­la­geant un peu le col­lec­tif qui est res­té à 100 % pen­dant tout le vol, sol­li­ci­tant un peu trop les élé­ments mé­ca­niques !

Les étapes

Lorsque les al­pi­nistes tentent l’as­cen­sion de l’Eve­rest, ils ne font pas l’es­ca­lade d’une traite ! Au fil des ans et des ex­plo­ra­tions, plu­sieurs em­pla­ce­ments d’étapes pro­vi­soires ont été éta­blis le long de la voie la plus ac­ces­sible et servent de ré­fé­rences pour toutes l es ex­pé­di­tions. Pour l’ap­proche par la face sud qui nous in­té­resse ici, il y a cinq étapes prin­ci­pales : • le camp de base, vé­ri­table vil­lage de tentes (et dé­po­toir mon­dial – les al­pi­nistes ne sont pas tou­jours pré­oc­cu­pés par la sau­ve­garde de l’en­vi­ron­ne­ment) est si­tué sur la mo­raine au bas du gla­cier de Khum­bu (5 380 m) ; • le camp 1 est sur le gla­cier, au­des­sus d’une cas­cade de glace très dan­ge­reuse (au­tour de 6 000 m/18 000 ft) ; • le camp 2 est tou­jours sur le gla­cier, dans ce qu’on ap­pelle la val­lée du si­lence. Il est lo­ca­li­sé sur la gauche de la pa­roi, à 6 500 m (19 500 ft) pour pro­fi­ter d’un bon en­so­leille­ment et res­ter à dis­tance des cre­vasses du gla­cier ; • le camp 3 est à 7 500 mètres d’al­ti­tude (24 700 ft), sur un pe­tit pro­mon­toire dans la longue des­cente de­puis le som­met du Lothse ; • le camp 4 est sur le col sud, une plate-forme ge­lée qui re­lie le Lhotse et l’Eve­rest. On est ici à 7 920 mètres d’al­ti­tude (26 000 ft), à la li­mite de la zone mor­telle, là où le corps hu­main com­mence à dé­pé­rir.

Nous avons pré­ci­sé ces em­pla­ce­ments sur la fi­gure 9, on les iden­ti­fie dans la scène spé­ci­fique mais on au­rait ap­pré­cié quelques tentes ici ou là pour mieux ma­té­ria­li­ser les dif­fé­rents camps !

Main­te­nant que vous sa­vez re­trou­ver l’Eve­rest de­puis Luk­la, il est temps de mettre à l’épreuve les dif­fé­rentes voi­lures tour­nantes vir­tuelles à notre dis­po­si­tion…

Résultats va­riables

Notre pre­mier choix a été le gros EH-101. Conçu pour le trans­port d’as­saut mais aus­si la re­cherche et le sau­ve­tage, il sem­blait qua­li­fié pour at­teindre la val­lée du si­lence. Las ! Mal­gré toutes nos ten­ta­tives, il n’a même pas réus­si à re­joindre le camp de base. Même en vo­lant sans car­gai­son et avec un car­bu­rant ré­duit, il par­vient à peine à at­teindre l e gla­cier du Khum­bu ( fig. 10). La très haute mon­tagne n’est pas le do­maine de pré­di­lec­tion des gros-por­teurs !

Re­tour au mas­sif à bord du Bell 206. Il s’en sort mieux, puis­qu’il par­vient à sur­vo­ler la cas­cade de glace et même le camp 2. Mais le camp 3 semble à la li­mite de ses ca­pa­ci­tés ( fig. 11). L’air peu dense à ce ni­veau de vol em­pêche le ro­tor bi­pale d’être ef­fi­cace et il com­mence à ne plus ré­pondre aux com­mandes à 23 000 ft. Il reste néan­moins en­vi­sa­geable de l’uti­li­ser pour une éva­cua­tion au camp 2.

La bonne sur­prise en per­for­mances est ve­nue du pe­tit MD 902 qui cache bien son jeu ! Il est par­ve­nu à se po­ser au col sud pour em­bar­quer un aven­tu­rier trop té­mé­raire. Ce type de mis­sion re­quiert tout de même du doig­té et de l’ex­pé­rience. D’abord, il faut pous­ser le ro­tor au maxi­mum, la mé­ca­nique pour­rait ne pas suivre… En­suite, en pi­lo­tage, il faut être ex­trê­me­ment at­ten­tif. Les hautes pa­rois qui en­cadrent la val­lée du si­lence empêchent toute éva­lua­tion vi­suelle de l’at­ti­tude de l’ap­pa­reil, il faut constam­ment gar­der un oeil sur les ins­tru­ments et l’autre sur les re­liefs ex­té­rieurs. La mon­tée au camp 4 se fait par pa­liers suc­ces­sifs, presque par bonds entre les­quels il faut sta­bi­li­ser l’ap­pa­reil. Mais l’es­pace d’évo­lu­tion est ré­duit, au­cun geste brusque. Au moindre doute, on prend la di­rec­tion du camp de base, on perd de l’al­ti­tude et on se re­met à plat. Si­non, c’est le crash ga­ran­ti.

Se po­ser au col sud est une vraie sa­tis­fac­tion, même vir­tuelle ( fig. 12). Nous pré­ci­sons que pour cet ar­ticle, les cap­tures ont été ob­te­nues in si­tu, sans faire ap­pel au mode trans­po­si­tion ! Sur le col sud, on laisse le mo­teur tour­ner (rien n’in­dique qu’il vou­drait re­dé­mar­rer, il fait -30° et l’oxy­gène manque cruel­le­ment), on charge notre res­ca­pé (pen­sez à aug­men­ter la masse de l’hé­li­co­ptère) et re­tour à Luk­la. C’est un autre mo­ment éprou­vant pour les nerfs : il faut par­ve­nir à sou­le­ver l’hé­li­co­ptère et le main­te­nir à quelques cen­ti­mètres du sol pour avan­cer jus­qu’au pré­ci­pice qui plonge sur le gla­cier ( fig. 13). Et là, c’est le grand saut, on laisse la gra­vi­té faire son oeuvre en pre­nant soin de ne pas dé­pas­ser la vi­tesse li­mite. Col­lec­tif à mi-course, le MD file comme une luge. On se­ra bien­tôt à Luk­la où une équipe de se­cours est prête à re­ce­voir notre pas­sa­ger en dé­tresse.

Cette scène épous­tou­flante et son contexte de vol de­vraient don­ner de nom­breuses idées d’aven­tures, voire de tests pour les voi­lures tour­nantes. Le MD 902 au­rait pu mon­ter plus haut mais le col sud était pour nous un ob­jec­tif suf­fi­sant. Par­vien­drez­vous avec un ni­veau de réa­lisme maxi­mal à po­ser un autre hé­li­co­ptère au som­met de l’Eve­rest ? N’hé­si­tez pas à nous faire part de vos ex­pé­riences !

Fig. 2 : 10 livres pour le pi­lote ? Non, il ne pèse pas que 5 kg, mais il a en­le­vé les sièges en ca­bine.

Fig. 3 : Juste après le dé­col­lage, la zone de l’Eve­rest est re­con­nais­sable au chan­ge­ment brusque de tex­tures sol.

Fig. 1 : Au dé­part de Luk­la par dé­faut, l’aé­ro­drome est très som­maire.

Fig. 7 : Re­mon­tée de la val­lée en di­rec­tion du camp de base, au fond sur la droite. Le cône éva­sé du Ka­la Pa­tar est au centre. On vole dé­jà à 18 000 ft !

Fig. 5 : Deuxième bi­fur­ca­tion, sous le pic en­nei­gé : on prend en­core à droite, l’Eve­rest est vi­sible à l’ho­ri­zon (il dé­passe der­rière la barre ro­cheuse à droite).

Fig. 4 : Pre­mier em­bran­che­ment, mar­qué par un pe­tit pla­teau : on prend à droite.

Fig. 6 : À cet em­bran­che­ment, au ni­veau de Ding­boche, on prend à gauche.

Fig. 8 : Ici on sur­vole l’em­pla­ce­ment du camp de base, aux pieds du gla­cier du Khum­bu.

En ap­proche du col sud, beau­coup de doig­té se­ra né­ces­saire.

Fig. 9 : Vue d’en­semble au grand-angle de l’Eve­rest par la face sud. Les dif­fé­rents camps sont in­di­qués : • camp de base (5 380 m) en bleu ; • camp 1 (6 000 m) au som­met de la cas­cade de glace (vert) ; • camp 2 (6 500 m) sur le gla­cier (jaune) ; • camp 3 (7 500 m) sur la pente du Lothse (orange), • camp 4 (7 920 m) sur le col sud (rouge).

Fig. 10 : Le EH-101 par­vient à peine aux pieds du gla­cier.

En des­cente vers le camp de base, juste sous la py­ra­mide de l’Eve­rest.

Fig. 11 : Le Bell 206 dans la val­lée du si­lence. L’em­pla­ce­ment du camp 3 est ap­proxi­ma­ti­ve­ment en haut à droite du ro­tor.

Fig. 13 : Prêt au grand plon­geon de­puis le col sud : at­ten­tion à la vi­tesse !

Fig. 12 : Le MD 902 sur le col sud, la pointe de l’Eve­rest nous do­mine.

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