F-4J/S Phan­tom II

Le Rhi­no de la Na­vy !

Micro Simulateur - - EXTENSION - ParEm­ma­nuelB­lan­chard

En­core une lé­gende de l’avia­tion qui dé­barque sur nos écrans : le Phan­tom na­val est l’un des plus beaux ap­pa­reils que nous ayons eu à pi­lo­ter… Mais aus­si l’un des plus exi­geants !

Faut-il en­core pré­sen­ter le Phan­tom, une des fi­gures les plus mar­quantes de l’avia­tion de l’après­guerre ? Ce bi­réac­teur puis­sant fut conçu dès le dé­but des an­nées cin­quante pour équi­per l es por­tea­vions de l’U.S. Na­vy et rem­pla­cer toute une sé­rie d’ap­pa­reils qui n’avaient pas vrai­ment don­né sa­tis­fac­tion (F-3 De­mon et F-11 Ti­ger). L’en­trée en ser­vice du pe­tit A-4 comme ap­pa­reil d’at­taque lé­gère et du F-8 comme in­ter­cep­teur lais­sait une place pour un avion po­ly­va­lent, ca­pable d’opé­rer par tous les temps et dis­po­sant des der­nières in­no­va­tions tech­no­lo­giques. S’ins­pi­rant de ses pré­cé­dents ap­pa­reils et des ten­dances de l’époque, McDon­nell Dou­glas dé­ve­lop­pa l e F-4 Phan­tom II, bi­réac­teur bi­place su­per­so­nique. L’avion sé­dui­sit aus­si­tôt les res­pon­sables de l’U.S. Na­vy et du Ma­rines Corps, et il en­tra en ser­vice ac­tif en 1961. Par la suite, l’Air Force se mon­tra aus­si in­té­res­sée et quelques amé­na­ge­ments furent ap­por­tés pour des dé­cli­nai­sons ba­sées à terre du chas­seur. La ver­sion J de 1966 était une évo­lu­tion des pre­miers lots, équi­pée d’un ra­dar plus per­for­mant et des ré­ac­teurs J79 plus puis­sants. Les F-4J se taillèrent une bonne ré­pu­ta­tion lors des en­ga­ge­ments au Viet­nam, où l’ab­sence de ca­non em­bar­qué se fit néan­moins sen­tir ; à l’époque de sa concep­tion, les in­gé­nieurs ima­gi­naient que le fu­tur du com­bat aé­rien pas­se­rait obli­ga­toi­re­ment par les mis­siles. Er­reur grave qui ne fut ré­pa­rée que par l’ad­jonc­tion d’un ca­non en na­celle, so­lu­tion peu sa­tis­fai­sante (traî­née sup­plé­men- taire, im­pré­ci­sion du tir) alors même que McDon­nell Dou­glas avait dé­ve­lop­pé le mo­dèle E pour l’Air Force, cet ap­pa­reil dis­po­sant d’un ca­non sous le nez. Contrai­re­ment aux autres dé­cli­nai­sons du Phan­tom, le F-4J ne connut qu’un suc­cès très mo­dé­ré à l’ex­por­ta­tion, ne ser­vant qu’au sein de la RAF et de la Royal Na­vy. Les exem­plaires en­core en ser­vice en 1977 connurent une mise à ni­veau pour de­ve­nir les F4S : nou­veaux ré­ac­teurs plus éco­nomes (et pro­dui­sant moins de fu­mée), élec­tro­nique re­vue et cor­ri­gée ain­si que l’ad­jonc­tion de becs de bord d’at­taque mo­biles qui amé­lio­raient la ma­nia­bi­li­té. L’U.S. Na­vy re­ti­ra son der­nier F-4S du ser­vice ac­tif en 1987, sui­vi par le Ma­rines Corps l’an­née sui­vante. Mais du­rant ses 25 ans d’ac­ti­vi­té, le Phan­tom II em­bar­qué s’at­ti­ra le

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