Ini­tia­tion

Pre­mier vol avec Ae­ro­fly FS 2

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - par Em­ma­nuel Blan­chard

Cer­tains d’entre vous ont pu dé­cou­vrir le lo­gi­ciel Ae­ro­fly FS 2 dans notre pré­cé­dent nu­mé­ro, et dé­jà quelques lec­teurs nous ont fait part de leurs im­pres­sions. Dans l’en­semble, les constats sont po­si­tifs, les la­cunes consta­tées en termes de réa­lisme (n’ou­blions pas que le lo­gi­ciel est encore en cours de dé­ve­lop­pe­ment) étant contre­ba­lan­cées par la qua­li­té gra­phique du si­mu­la­teur d’IPACS. Une ques­tion de­meu­rait néan­moins en sus­pens : Ae­ro­fly FS 2 dans l’état ac­tuel peut-il être un sup­port d’ini­tia­tion au pi­lo­tage vir­tuel sé­rieux ? Ou bien est-il plu­tôt un jeu de pi­lo­tage très sim­pli­fié pour le grand pu­blic ? Pour notre part, la ré­ponse est clai­re­ment oui à la pre­mière ques­tion, et ce pe­tit voyage au­tour de la baie de San Francisco de­vrait vous en convaincre. L’idée est de s’adres­ser à la fois aux grands dé­bu­tants qui craignent de se je­ter dans le monde de FS X ou X-Plane par peur de la com­plexi­té, mais qui sou­haitent quelque chose de plus com­plet (et plus jo­li !) que des ap­pli­ca­tions pour ta­blettes ou autres dé­cli­nai­sons trop lu­diques de pi­lo­tage. Mais nous nous adres­sons éga­le­ment aux vé­té­rans plus cir­cons­pects qui ont des cen­taines d’heures de vol (vir­tuel) à leur ac­tif et qui font état de leur cu­rio­si­té quant à ce nou­veau ve­nu dans le monde de la si­mu­la­tion aé­rienne. Ne per­dons pas une mi­nute, di­rec­tion la Ca­li­for­nie pour un cir­cuit de dé­cou­verte…

Les pré­re­quis

No­tez que ce qui suit pour­ra sans aucun mal être adap­té à XP­lane ou à FS X/P3D (et dans ce der­nier cas nous re­com­man­dons vi­ve­ment le dé­cor FTX Nor­thern Ca­li­for­nia par Orbx), mais l’im­por­tant est de dé­cou­vrir Ae­ro­fly FS 2 (AF2) en même temps qu’on se lance dans les ru­di­ments du pi­lo­tage. Avant toute chose, si vous n’avez ja­mais pris les com­mandes d’un avion vir­tuel, nous ne pou­vons que vous in­ci­ter à ef­fec­tuer les pre­mières le­çons de l’école de pi­lo­tage d’AF2 : d’une part vous au­rez ain­si ac­quis les bases du ma­nie­ment d’un aé­ro­nef (mon-

tée, des­cente, vi­rage, contrôle de vi­tesse…) ; ensuite ce­la au­ra per­mis d’af­fi­ner les ré­glages du lo­gi­ciel, no­tam­ment en ce qui concerne les pé­ri­phé­riques de contrôle ( fig. 1). Les ru­briques prin­ci­pales sont tra­duites en fran­çais et l’in­ter­face est as­sez claire pour qu’on ne se perde pas trop dans les méandres des pos­si­bi­li­tés, au fi­nal AF2 est moins in­ti­mi­dant que ses grands frères plus com­plexes ! Éven­tuel­le­ment vous pou­vez vous ré­fé- rer à l’en­ca­dré en page 52 pour iden­ti­fier les ins­tru­ments et les in­for­ma­tions qu’ils dis­pensent.

Pour notre pre­mier vrai vol, pas juste une le­çon de pi­lo­tage, nous al­lons ef­fec­tuer un tour de la baie de San Francisco en vol à vue, pour une du­rée to­tale d’en­vi­ron 90 mi­nutes. Nous al­lons vo­lon­tai­re­ment faire fi des zones de vol ré­gle­men­tées, elles ne sont pas in­té­grées pour le mo­ment au monde vir­tuel d’AF2, et le contrôle aé­rien du tra­fic (ATC) est éga­le­ment ab­sent, il ne nous rap­pel­le­ra donc pas à l’ordre. Il n’y a pas de tra­fic IA gé­ré par le lo­gi­ciel (ce­la vien­dra, dixit l’équipe de dé­ve­lop­pe­ment), on a donc le ciel pour soi tout seul, c’est un stress de moins pour les dé­bu­tants ! En­fin, il n’y a pas de risque de panne dans les aé­ro­nefs d’AF2, on ne court donc aucun risque vir­tuel. Les vé­té­rans peuvent trou­ver que ces li­mi­ta­tions éloignent de l’esprit de la si­mu­la­tion telle que pra­ti­quée sous FS/X-Plane, mais pour un no­vice ce sont au­tant de sou­cis en moins !

Pre­mière ac­tion : dé­fi­nir le contexte de notre aven­ture. Dans l’in­ter­face d’ac­cueil on choi­sit le bou­ton Condi­tion mé­téo, qui ouvre un nou­veau me­nu. Pour l’heure, on se fixe à 17 heures GMT, soit 9 heures en Ca­li­for­nie. Pour l e vent, on pré­fère un ré­glage as­sez calme avec une di­rec­tion au­tour de 310° ( fig. 2). Cette va­leur in­dique d’où vient le vent, pas vers où il souffle ! 310° cor­res­pond donc à une brise ve­nant du nord-ouest. C’est im­por­tant à savoir pour les dé­col­lages et at­ter­ris­sages qui se font tou­jours (dans la me­sure du pos­sible) face au vent, sur­tout qu’il n’y a pas dans AF2 de manche à air sur les aé­ro­ports pour nous rap­pe­ler cette in­for­ma­tion une fois en vol. En­fin à la ru­brique nuages, nous avons pa­ra­mé­tré de bonnes condi­tions gé­né­rales ( fig. 3). La ré­glette vi­si­bi­li­té sert à dé­fi­nir le ni­veau de brume, un ef­fet très bien réa­li­sé dans AF2, d’au­tant plus que la brume est fré­quente à San Francisco où nous al­lons évo­luer !

Pour res­pec­ter un contexte de vol réa­liste, nous avons désac­ti­vé toutes les in­for­ma­tions en sur­im­pres­sion (ru­brique

ré­glages/gé­né­ral). Dans la ru­brique Ap­pa­reil, on sé­lec­tionne le pe­tit Cess­na C172SP, la mon­ture d’ap­pren­tis­sage par ex­cel­lence. Il ne reste plus qu’à nous po­si­tion­ner : cli­quer sur la ru­brique Em­pla­ce­ment ouvre la carte du monde vir­tuel. On peut y af­fi­cher en sur­im­pres­sion les aé­ro­ports, ba­lises ra­dio et points de na­vi­ga­tion. Pour le mo­ment nous ne crée­rons pas de plan de vol, nous al­lons juste cli­quer sur l’aé­ro­port de Gnoss Field Ma­rin Coun­ty, ce qui ouvre une nouvelle in­ter­face. On peut y choi­sir la po­si­tion de dé­part : sur un des axes de la piste, en ap­proche ou bien au par­king (sym­bole blanc, fig. 4). On re­vient à l’écran prin­ci­pal, on baisse sa ma­nette des gaz au mi­ni­mum (une pré­cau­tion in­dis­pen­sable avant d’en­ta­mer tout vol vir­tuel), et on clique sur Dé­mar­rer.

Dé­col­lage !

On se re­trouve aux com­mandes du C172 sur le par­king de Gnoss Field, mo­teur tour­nant. Nul be­soin ici de de­man­der par ra­dio une au­to­ri­sa­tion de rou­lage ou de dé­col­lage, on est pour le mo­ment seul dans le monde vir­tuel. Mon­tez lé­gè­re­ment les gaz pour que l’ap­pa­reil puisse se dé­pla­cer, et cher­chez à re­joindre le seuil de la piste 31 ( fig. 5). Sortez un cran de vo­let pour que la dis­tance de dé­col­lage soit ré­duite, la com­mande est si­tuée juste der­rière le vo­lant du siège de droite, sous la console ra­dio ( wings flaps). Une fois ali­gné sur la piste 31, pré­voyez votre tra­jec­toire : en mon­tée, il fau­dra aus­si vi­rer sur la droite, car des re­liefs s’élèvent à gauche de la piste ( fig. 6). Pi­lo­ter c’est pré­voir ! Mon­tez les gaz et gar­dez l’avion ali­gné sur la piste. Les dé­bu­tants se­ront sur­pris par la ten­dance qu’a l’ap­pa­reil de tour­ner tout seul vers la gauche, et com­met­tront l’er­reur clas­sique de tour­ner le vo­lant ou la manche à droite. D’une part le com­por­te­ment à vi­rer est nor­mal, il est pro­vo­qué par le couple mo­teur ; d’autre part on ne contre­ba­lance pas son ef­fet au manche, mais au pa­lon­nier, par une pres­sion pro­gres­sive dans le sens op­po­sé au couple mo­teur. Pas de geste brusque dans cette phase dé­li­cate !

A la vi­tesse de 80 kt, ti­rez lé­gè­re­ment sur le manche, le C172 quitte le sol tran­quille­ment et com­mence à mon­ter. Gar­dez le cap dans l’axe de la piste (310°) en mon­tant tou­jours, conser­vez la vi­tesse as­cen­sion­nelle entre 500 et 800 ft/min, bais­sez les gaz à 2 400 tours et ren­trez les vo­lets quand la vi­tesse de 100 kt est dé­pas­sée. Ce­la semble beau­coup d’opé­ra­tions à ef­fec­tuer en un laps de temps très court, mais avec l’ex­pé­rience ce­la de­vient un au­to­ma­tisme.

Une fois à l’al­ti­tude de 1 000 ft, com­men­cez votre vi­rage sur la droite : in­cli­nez l’avion à 30° en vous ba­sant sur l’ho­ri­zon ar­ti­fi­ciel ( fig. 7) et vi­sez le cap 150° sur le com­pas. At­ten­tion à ne pas des­cendre, conser­vez bien une vi­tesse de mon­tée su­pé­rieure à 500 ft/min (mais pas trop, pour évi­ter de dé­cro­cher). L’al­ti­tude cible pour notre aven­ture est de 2 000 ft, re­met-

tez l’avion en pa­lier (à plat) quand vous at­tei­gnez ce ni­veau et au cap 150. Bra­vo, vous ve­nez de dé­col­ler !

Sta­bi­li­sa­tion et na­vi­ga­tion

Le mo­dèle de vol du C172 dans AF2 re­pro­duit bien les se­cousses à bord du pe­tit mo­no­mo­teur. Pour main­te­nir votre avion à 2 000 ft, vous avez deux so­lu­tions : la pre­mière consiste à se battre avec le manche, ce qui est ra­pi­de­ment in­con­for­table. La se­conde, plus « pro », re­quiert l’uti­li­sa­tion du trim. Dans le cock­pit vir­tuel, il est pré­sent sous la forme d’une rou­lette si­tuée juste à droite du pa­lon­nier. On peut faire tour­ner cette rou­lette à l’aide du cur­seur de la sou­ris, mais nous re­com­man­dons plu­tôt d’uti­li­ser un pé­ri­phé­rique dé­dié au trim ou, au moins, d’af­fec­ter des touches pour bais­ser/mon­ter le nez. Le trim joue sur les gou­vernes de pro­fon­deur par de pe­tits ajus­te­ments suc­ces­sifs, et per­met de sta­bi­li­ser l’ap­pa­reil en quelques ins­tants. Les dé­bu­tants né­gligent trop souvent cette fonc­tion es­sen­tielle des ap­pa­reils réels, au­tant la maî­tri­ser dès main­te­nant.

Vo­ler à vue ne si­gni­fie pas qu’on va se pas­ser des aides à la ra­dio na­vi­ga­tion ! Le monde AF2 ne dé­roge pas à cette règle et in­tègre les ba­lises VOR et ADF que l’on trouve en réel. Nous n’en­tre­rons pas dans les dé­tails du fonc­tion­ne­ment de ces aides au sein d’un ar­ticle d’ini­tia­tion, nous al­lons juste ex­ploi­ter les ba­lises VOR (des an­tennes au sol qui émettent un si­gnal ra­dio spé­ci­fique) pour af­fi­ner notre tra­jet. Les fré­quences uti­li­sées sont évo­quées dans l’en­ca­dré 2. Il est simple de re­pé­rer ces ba­lises sur la carte : en met­tant le vol en pause (il suf­fit de pres­ser la touche Echap) et en cli­quant sur la ru­brique Na­vi­ga­tion, on vi­sua­lise la carte avec les aé­ro­ports et les ba­lises ; cli­quer sur l’une de celles-ci per­met d’ob­te­nir son iden­ti­fiant et sa fré­quence ( fig. 8). De plus elles sont no­ti­fiées sur l’écran du GPS dans le cock­pit de notre Cess­na.

Pour notre pre­mière ba­lise, on se concentre sur la console ra­dio et on fait dé­rou­ler la fré­quence de la ru­brique NAV su­pé­rieure pour qu’elle af­fiche 116.20 dans la fe­nêtre de gauche ; c’est la fré­quence en at­tente, qui de­vient ac­tive en ap­puyant sur le pe­tit bou­ton blanc mar­qué

d’une double flèche ( fig. 9). Les si­gnaux ra­dio des ba­lises VOR sont nor­ma­le­ment in­ter­pré­tés à l’aide des ca­drans VOR, mais pour al­ler au plus simple dans le cadre d’un vol d’ini­tia­tion, on re­garde plu­tôt le ca­dran de l’ADF, tout en bas à droite de la planche prin­ci­pale. L’ai­guille verte pointe en di­rec­tion de la ba­lise sé­lec­tion­née, et la dis­tance s’af­fiche sur le ré­cep­teur ra­dio ( fig. 10). On peut ain­si fa­ci­le­ment se di­ri­ger vers un si­gnal dont l’em­pla­ce­ment est connu.

Si­tôt pas­sé très près de l’émet­teur SAU, l’en­trée de la baie de San Francisco se dé­voile, sur­mon­tée par l’im­po­sant Gol­den Gate Bridge. Nous al­lons sur­vo­ler le pont, puis vi­rer à gauche pour lon­ger la côte. Évi­tez de sur­vo­ler di­rec­te­ment la ville, c’est in­ter­dit en réel ! On passe ain­si près du centre de San Francisco dont les grat­te­ciel sont re­con­nais­sables ( fig. 11). Au nord-est de la ville, vous pour­rez même re­con­naître le ro­cher d’Al­ca­traz… Pro­fi­tez du pay­sage, c’est un des grands atouts d’Ae­ro­fly FS 2 ! Alors que nous conti­nuons à lon­ger la côte en di­rec­tion du sud, la fré­quence NAV1 est bas­cu­lée sur le VOR de l’aé­ro­port de San Francisco (SFO, 115.80) pour s’as­su­rer qu’on est dans la bonne di­rec­tion. Après une di­zaine de mi­nutes de vol, on se re­trouve ef­fec­ti­ve­ment à la ver­ti­cale des ins­tal­la­tions im­po­santes de cette pla­te­forme, que l’on sur­vole tou­jours à 2 000 ft mais en pre­nant bien soin de ne pas trou­bler un hy­po­thé­tique tra­fic d’avions de ligne : pour ce­la, on adopte une tra­jec­toire oblique entre les pistes ( fig. 12). Puis on suit un cap 120°, tou­jours en lon­geant la côte, à la re­cherche d’un point de re­père vi­suel. C’est le San Ma­teo Bridge qui tra­verse toute la baie ( fig. 13), à 5 milles nau­tiques de SFO. Sui­vant la den­si­té de la brume, on peut ne pas en aper­ce­voir l’ex­tré­mi­té ! On le longe vers l’est pour re­joindre l’autre rive de la baie, puis vi­rer au nord en di­rec­tion d’Oak­land. Encore une fois vous pou­vez vous ai­der de la pe­tite flèche verte de l’ADF pour la route di­recte vers l’aé­ro­port en uti­lisant la fré­quence 116.80.

Re­tour au ber­cail

Bien évi­dem­ment les pi­lotes plus aguer­ris peuvent ex­ploi­ter les VOR avec les ra­diales, mais nous pré­fé­rons abor­der cet as­pect dans un fu­tur tu­to­riel. On re­tien­dra es­sen­tiel­le­ment que les ba­lises VOR/DME sont bel et bien fonc­tion­nelles dans AF2 et qu’elles ap­portent une aide réa­liste à la na­vi­ga­tion ; les plus grands dé­bu­tants choi­si­ront plu­tôt de se fier à ce qu’af­fiche l’écran du GPS en place de droite ( fig. 14) mais il de­meure im­por­tant de savoir ex­ploi­ter les ins­tru­ments tra­di­tion­nels.

Après Oak­land, on re­monte tou­jours au nord en ré­cu­pé­rant les in­for­ma­tions de ra­dio na­vi­ga­tion de la ba­lise SGD sur 112.10. Elle est si­tuée à 25 nau­tiques, soit en vo­lant à 120 kt une du­rée de vol de 25/120 = 0,2 heure, soit 12 mi­nutes de vol. On se re­porte à l’in­di­ca­tion de dis­tance pour savoir à quel mo­ment on est qua­si­ment à la ver­ti­cale de SGD, pour ensuite ef­fec­tuer un vi­rage sur la droite au cap 240°. Suivre ce cap est le meilleur moyen

de re­tom­ber sur notre aé­ro­port de dé­part (et d’ar­ri­vée). De­puis notre dé­col­lage le so­leil s’est éle­vé et on de­vine mieux le pay­sage. Sur la gauche de l’ap­pa­reil, on re­marque ain­si net­te­ment le tra­cé du cir­cuit de course au­to­mo­bile de So­no­ma ( fig. 15), in­di­ca­tion que nous sommes sur le bon che­min ! Il faut gar­der l’oeil ou­vert pour re­pé­rer fi­na­le­ment Gnoss Field, à 9 milles nau­tiques de SGD. Il ne reste plus qu’à pré­pa­rer l’ap­proche pour la piste 31 : après avoir tra­ver­sé l’axe de la piste, on vire à gauche len­te­ment pour at­teindre un cap 130° et on des­cend à 1 000 ft en sur­veillant la vi­tesse – idéa­le­ment on de­vrait bais­ser l es gaz pour sta­bi­li­ser l ’ap­pa­reil à 100 kt. Dé­clen­chez le chro­no­mètre si­tué à gauche de la planche de bord ( fig. 16). Sui­vez le cap 130° et quand le chro­no­mètre in­dique une mi­nute, vi­rez à nou­veau à gauche pour un cap 310°. At­ten­tion à l’al­ti­tude, ne tom­bez pas en vi­rant ! La piste ap­pa­raît de­vant vous, prête à vous ac­cueillir, et face au vent qui plus est !

Es­sayez de vi­ser le seuil de la piste 31 en le main­te­nant à la li­mite de la cas­quette du ta­bleau de bord, et di­mi­nuez la vi­tesse en des­sous de 100 kt. Quand elle passe sous 80 kt, sortez un cran de vo­lets. Vous re­mar­quez sur le cô­té droit de la piste un en­semble de quatre lu­mières : c’est un sys­tème d’aide à l’ap­proche pour adop­ter le bon plan de des­cente. Lors­qu’on est dans le bon axe d’ar­ri­vée, il y a deux lu­mières blanches et deux rouges ( fig. 17). S’il y a trois ou quatre blanches, on est trop haut ; trois ou quatre rouges, trop bas. Sur­tout pas de geste brusque pour ré­cu­pé­rer le bon plan d’ar­ri­vée – ce n’est qu’une aide vi­suelle, les pi­lotes vé­té­rans savent s’en pas­ser pour pré­fé­rer faire confiance à leur ex­pé­rience.

Idéa­le­ment la vi­tesse d’ar­ri­vée pour tou­cher la piste avec les roues est de 70 kt : en des­sous de 65, vous ris­quez de dé­cro­cher, au-des­sus vous pou­vez re­bon­dir sur le sol… La règle d’or en avia­tion est que si le pi­lote ne sent pas que l’at­ter­ris­sage se pré­sente bien, il re­met les gaz et reprend de l’al­ti­tude. Mieux vaut consom­mer du car­bu­rant (et en si­mu­la­tion il ne coûte rien !) que ris­quer la vie de l’équi­page et des pas­sa­gers.

Que nous au­ra ap­pris cette ini­tia­tion avec Ae­ro­fly FS 2 ? La le­çon est pour nous sans ap­pel, le lo­gi­ciel se com­porte très bien pour ce qui est de la dé­cou­verte du pi­lo­tage et pour les pre­miers vols. Les ba­lises sont fonc­tion­nelles, les ins­tru­ments ré­pondent cor­rec­te­ment, et le pay­sage en­vi­ron­nant est une in­vi­ta­tion au voyage. Alors certes les es­prits grin­cheux ob­jec­te­ront qu’il n’y a pas de tra­fic, de zones de res­tric­tion, de contrôle aé­rien… Peu im­porte dans notre cas. Ces élé­ments ont long­temps été ab­sents de FS ou de X-Plane, sans por­ter atteinte au plai­sir d’évo­luer aux com­mandes de son mo­no­mo­teur d’ap­pren­tis­sage. Lais­sons donc une chance à Ae­ro­fly FS 2 dont les dé­ve­lop­pe­ments sont tou­jours en cours, et at­ten­dons de voir ce que les équipes d’IPACS y ajou­te­ront pour le rendre encore meilleur.

Fig. 1 : Les contrôles doivent être ré­glés avant le vol. Pe­tit avan­tage, les ré­glettes in­diquent les dé­bat­te­ments pour chaque axe. Dom­mage qu’il n’y ait pas encore de ré­glage de mé­lange air/car­bu­rant.

Fig. 3 : Les condi­tions mé­téo sont ren­dues fa­vo­rables au vol à vue. Le ré­glage « vi­si­bi­li­té » concerne les ef­fets de brume, par­ti­cu­liè­re­ment réus­sis dans AF2.

Fig. 4 : Choi­sis­sez votre em­pla­ce­ment de dé­part : prêt à dé­col­ler (vert), à at­ter­rir (jaune), ou au par­king (blanc).

Fig. 5 : Rou­lage sur le par­king de Gnoss Field, la piste 31 est ac­ces­sible au sud des ins­tal­la­tions.

Fig. 2 : La di­rec­tion du vent in­dique d’où il vient, pas vers où il souffle, at­ten­tion aux confu­sions !

Fig. 6 : Avant de dé­col­ler, on réa­lise que le cô­té gauche de la piste est ja­lon­né de re­liefs, il fau­dra donc pré­voir un vi­rage à droite en mon­tée.

Fig. 9 : Ré­glage de fré­quence de ra­dio­na­vi­ga­tion : la fré­quence ac­tive (116.20) est af­fi­chée à gauche, on bas­cule vers la fré­quence en at­tente par le pe­tit bou­ton blanc (au bout de la flèche).

Fig. 10 : Le bloc ra­dio com­porte un mo­dule d’in­di­ca­tion de dis­tance (troi­sième en par­tant du bas), ici on est à 3,8 milles nau­tique de la ba­lise ac­tive. Sur l’ADF (en bas du ta­bleau de bord), la flèche verte in­dique la di­rec­tion vers cette ba­lise.

Fig. 8 : À tout mo­ment on peut re­ve­nir à l’écran de na­vi­ga­tion pour ob­te­nir les in­for­ma­tions sur telle ou telle ba­lise : ici SAU.

Fig. 7 : Vi­rage en mon­tée : ne pas dé­pas­ser 30° d’in­cli­nai­son sur l’ho­ri­zon ar­ti­fi­ciel.

Fig. 11 : On frôle presque les tours de San Francisco. Au loin, der­rière la dé­rive, on de­vine Al­ca­traz.

Fig. 13 : Im­pos­sible de ra­ter le très long pont de San Ma­teo qui tra­verse la baie.

Fig. 12 : Pas­sage à la ver­ti­cale de KSFO, pas très re­com­man­dé en réel.

Fig. 16 : Le chro­no­mètre est à gauche de la planche prin­ci­pale ; il peut aus­si af­fi­cher l’heure UTC ou lo­cale. Ici après une mi­nute au cap 130°, il est temps de faire de­mi-tour.

Fig. 15 : Le cir­cuit de So­no­ma est fa­ci­le­ment iden­ti­fiable en vo­lant à 2 000 ft, sous notre aile gauche.

Fig. 17 : En ap­proche, on voit bien les lu­mières de gui­dage sur le cô­té droit de la piste.

Fig. 14 : L’écran du GPS en place droite per­met de zoo­mer sur la carte, si vous êtes vrai­ment per­du !

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