Rennes Saint-Jacques LFRN Pla­te­forme po­ly­va­lente

Micro Simulateur - - EXTENSION - par Em­ma­nuel Blan­chard

Ayant su­bi d’im­por­tants travaux de mo­der­ni­sa­tion en 2014, l’aé­ro­port de Rennes est à même d’ac­cueillir une grande va­rié­té d’ap­pa­reils. Cette dé­cli­nai­son pour FS X offre jus­te­ment les mêmes ser­vices que l’ins­tal­la­tion bre­tonne…

Le pre­mier aé­ro­port ren­nais fut inau­gu­ré en 1933, mais il ne prit vrai­ment son es­sor qu’après l a guerre. Il hé­ber­gea un temps une uni­té d’en­traî­ne­ment de l’ar­mée de l’air, et de­vint une plate-forme com­mer­ciale en 1953. Mo­der­ni­sé au fil des ans, il est dé­sor­mais do­té de deux pistes en dur 10/28 (longue de 2 100 mètres) et 10R/32L (850 m). Une piste en herbe pa­ral­lèle à cette der­nière (10L/32R) est plu­tôt ré­ser­vée à l’avia­tion pri­vée. Le vieux ter­mi­nal pos­tal s’est dou­blé d’ins­tal­la­tions de fret, fai­sant de Rennes Saint-Jacques une pla­te­forme im­por­tante pour tout l’ouest, et pou­vant ac­cueillir des ap­pa­reils jus­qu’au B757 voire Il-76. La par­tie com­mer­ciale est li­mi­tée aux trans­por­teurs courts et moyen­cour­riers : CRJ/ERJ, A318/9 ou A320, pe­tits trans­por­teurs pour l’An­gle­terre… L’avia­tion lé­gère de l’ar­mée de terre (ALAT) main­tient une base à Rennes, avec plu­sieurs hé­li­co­ptères af­fec­tés. En 2015, l’aé- ro­port a vu pas­ser 530 000 pas­sa­gers et 12 000 tonnes de fret ; les lignes ré­gu­lières d’opé­ra­teurs clas­siques ou à bas coût per­mettent de re­lier les prin­ci­pales villes fran­çaises ain­si que l’Es­pagne (Ma­drid et Bar­ce­lone), le Royaume-Uni (Londres et Sou­thamp­ton) et même Am­ster­dam de­puis 2016. À la belle sai­son, quelques des­ti­na­tions sup­plé­men­taires s’ajoutent à la liste, es­sen­tiel­le­ment dans l’arc mé­di­ter­ra­néen (Corse, Ba­léares…) ain­si que l’Ir­lande (Du­blin et Cork). En

2016, on comp­tait jus­qu’à 30 mou­ve­ments com­mer­ciaux et 12 vols de fret par jour, sans comp­ter l’avia­tion gé­né­rale ou mi­li­taire. Tout ce­ci de­vrait convaincre les sim­mers que LFRN mé­rite leur at­ten­tion par les pos­si­bi­li­tés d’ex­ploi­ta­tion. Et jus­te­ment, c’est l’ob­jet de la der­nière scène de France VFR…

Ins­tal­la­tion

Le dé­cor est dis­po­nible en té­lé­char­ge­ment sur le site de l’édi­teur au ta­rif de 19,90 eu­ros. La scène de 183 Mo est pré­vue pour FS X (nor­mal et Steam Edi­tion, tes­té ici) ain­si que P3D V.3. L’archive com­prend deux fi­chiers : le pre­mier pour ins­tal­ler la scène dans un si­mu­la­teur par dé­faut, le se­cond pour les uti­li­sa­teurs qui pos­sèdent la scène Bre­tagne VFR vo­lume 2. Si cette der­nière pro­po­sait dé­jà un aé­ro­port très amé­lio­ré par rap­port à ce­lui de FS stan­dard, la nouvelle scène pousse les dé­tails bien plus loin et per­met une grande fi­dé­li­té à la réa­li­té. L’ins­tal­la­tion est au­to­ma­ti­sée, tout comme la dé­cla­ra­tion dans la bi­blio­thèque de dé­cors de FS. Comme à son ha­bi­tude France VFR four­nit le lot de cartes du SIA cor­res­pon­dant à LFRN. On y dé­couvre les pro­cé­dures à vue et IFR.

La scène couvre évi­dem­ment l’aé­ro­port, mais aus­si ses en­vi­rons im­mé­diats, y com­pris l’im­pres­sion­nante usine au­to­mo­bile du groupe PSA au sud-est de l’aé­ro­port, le golf de Rennes à l’ouest, les zones d’ac­ti­vi­tés et ré­si­den­tielles à l’est. Les tex­tures sol, ob­te­nues à partir de pho­to­gra­phies aé­riennes, va­rient entre 25 et 50 cm/pixel, pour un ren­du im­pec­cable. Il n’y a pas de va­ria­tion sai­son­nière ici (pas trop dom­ma­geable en Bre­tagne), en re­vanche un set de tex­tures noc­turnes avec de très beaux ef­fets est in­clus.

Les bâ­ti­ments 3D sont tous pré­sents et par­fai­te­ment mo­dé­li­sés : le ter­mi­nal prin­ci­pal évi­dem­ment, la tour de contrôle (dont le som­met laisse en­tre­voir le per­son­nel au tra­vail), la zone de fret avec le han­gar pos­tal, la ca­serne de l’ALAT… L’es­pace mi­li­taire com­prend des hé­li­co­ptères Écu­reuil sta­tique, ain­si que quelques vé­né­rables Fou­ga Ma­gis­ter té­moins de l’époque où les fu­turs che­va­liers du ciel ap­pre­naient à vo­ler à Rennes. Au sud, on re­con­naît la zone dé­vo­lue à l’avia­tion lé­gère, près d’une car­casse de Ca­ra­velle ex-Air Inter. Sur toute la sur­face de l’aé­ro­port, on dé­couvre les mar­quages, lu­mières, manches à air (fonc­tion­nelles) et tous les dé­tails que l’on ap­pré­cie sur un aé­ro­port pour être plon­gé dans l’am­biance.

Aé­ro­port pour tous ?

Vous au­rez com­pris que les oc­ca­sions de vo­ler à Rennes sont nom­breuses : pi­lote de li­ner ré­gu­lier ou char­ter sai­son­nier, trans­por­teur de fret noc­turne, pro­prié­taire d’un pe­tit ap­pa­reil de loi­sir, ama­teur de voi­lures tour­nantes, il y en a pour tous les goûts ! La do­cu­men­ta­tion fournie fait état de par­ti­cu­la­ri­tés : les avions lé­gers pri­vi­lé­gie­ront le dou­blon 10/32, avec sys­té­ma­ti­que­ment une ap­proche par­ti­cu­lière pour évi­ter le sur­vol de l’ag­glo­mé­ra­tion ren­naise, à quelques cen­taines de mètres seule­ment au nord-est. Pour les dî­ners, c’est un peu plus délicat : la 10/28 leur est dé­diée, mais plu­tôt sur l’axe 28 : ce der­nier com­porte un ILS et des pro­cé­dures VOR/LOC/RNAV, alors que l’axe 10 re­quiert un ap­pa­reil pou­vant gé­rer les ap­proches de pré­ci­sion GNSS.

D’une réa­li­sa­tion ir­ré­pro­chable, LFRN per­met­tra de mettre en scène de mul­tiples contextes de vol, du VFR à l’IFR, fret ou mi­li­taire, et de s’en­traî­ner à des pro­cé­dures strictes. Le ta­rif rai­son­nable de­vrait en faire une pla­te­forme de choix pour FS X et P3D.

La zone d’avia­tion gé­né­rale, der­rière l’épave de la Ca­ra­velle.

La tour dans le brouillard, le per­son­nel est ani­mé à l’in­té­rieur.

Vue gé­né­rale de­puis l’est : l’im­po­sante usine PSA est fa­ci­le­ment iden­ti­fiable sur la gauche.

Ap­proche noc­turne – étran­ge­ment, pas de PAPI/VASI pour le gui­dage sur la 28.

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