Le nou­veau han­gar X-Plane 11

Les pre­miers add-ons Les avions et les scènes

Micro Simulateur - - SOM­MAIRE N278 - ParAn­ni­ckPey­re­morte

Ça y est, X-Plane 11 est en­fin ins­tal­lé et tout est confi­gu­ré. Il est temps de mettre en place les scènes et choi­sir les aé­ro­nefs avec les­quels voya­ger. Qu’avons-nous main­te­nant à notre dis­po­si­tion pour vo­ler ? Quels sont les chan­ge­ments de­puis la ver­sion 10 ? Que de­viennent les ex­ten­sions ac­quises au­pa­ra­vant ?

X-Plane a tou­jours été ré­pu­té pour être un lo­gi­ciel aty­pique. Pro­duit sous forme de bê­ta-test à sa sor­tie, mises à jour fré­quentes, il pro­pose peu d’add-ons par dé­faut à l’achat d’une nou­velle ver­sion. À ce titre, il est plus adap­té aux bri­co­leurs qu’aux dé­bu­tants. Dans la der­nière ver­sion, La­mi­nar a fait un réel ef­fort sur l’in­ter­face pour sé­duire ces der­niers, mais il fau­dra mal­gré tout mettre les mains dans le cam­bouis pour amé­lio­rer le pay­sage et le conte­nu de son han­gar !

Globe-sim­mer

La struc­ture des dos­siers de scènes n’a pas chan­gé, mais leur conte­nu s’est étof­fé. Le dos­sier Glo­bal Sce­ne­ry de cette nou­velle ver­sion couvre l a terre en­tière, ex­cep­té le Groen­land, une par­tie du Ca­na­da et l’An­tarc­tique. Il y a un peu moins de sur­face cou­verte que dans la ver­sion 10, mais les pré­ci­sions du re­lief ( mesh) et des tex­tures de base aug­mentent au fur et à me­sure des mises à j our. L’au­to­gen uti­lise les don­nées ré­centes d’OpenS­treetMap d’août 2016 pour po­si­tion­ner plus pré­ci­sé­ment les axes de cir­cu­la­tion et autres re­pères. Pour rem­pla­cer les ha­bi­ta­tions amé­ri­caines trop spé­ci­fiques, il existe main­te­nant des va­riantes eu­ro­péennes. Elles sont ac­tuel­le­ment ba­sées sur le mo­dèle al­le­mand, mais sus­cep­tibles de se di­ver­si­fier. On peut juste re­gret­ter que leur dis­po­si­tion soit en­core en ali­gne­ment le long des rues, ce qui évoque en­core les villes des USA ! Quoi qu’il en soit, pour en pro­fi­ter

plei­ne­ment, il est conseillé de ré­gler le nombre d’ob­jets au maxi­mum. Vous au­rez ain­si la sur­prise de voir beau­coup plus de bâ­ti­ments dans les zones ci­ta­dines que dans XP­lane 10. Au­tre­ment dit, les va­ria­tions de den­si­té des construc­tions sont mieux re­pré­sen­tées. Ajou­tez à ce­la les routes, tou­jours plus nom­breuses et de mieux en mieux tra­cées, les voi­tures et autres vé­hi­cules qui les par­courent va­riés en taille et en cou­leur, la grande di­ver­si­té d’arbres adap­tée aux ré­gions à boi­ser et vous au­rez une idée de la trans­for­ma­tion qui s’est pro­duite. Les pan­neaux des au­to­routes eu­ro­péennes sont quant à eux bleus et non plus verts comme aux USA. Tra­duire les dif­fé­rences de hau­teur entre les construc­tions est en­core très dif­fi­cile, faute de don­nées com­plètes ex­ploi­tables. Ce n’est pas ou peu pris en compte ac­tuel­le­ment, peut-on l’es­pé­rer pour bien­tôt ?

La sur­face de l’eau a été re­tra­vaillée et les vagues sont plus réa­listes. Les bords de mer et de lacs ont un as­pect moins rec­ti­ligne et moins an­gu­leux. Ils épousent de fa­çon plus étroite la vraie ligne cô­tière. Pour s’en convaincre, rien de tel que de re­mon­ter la côte est de la Flo­ride de­puis Key West, ou celle de la Bre­tagne, par exemple ! La seule li­mite est celle de l’es­pace disque de 70 Go en­vi­ron que La­mi­nar ne veut pas dé­pas­ser, pour pou­voir pro­po­ser une ver­sion boîte qui ne soit pas dé­me­su­rée.

Lors de l’une de vos pro­me­nades en al­ti­tude, ou un de vos vols si vous avez la chance d’être mon­té dans un avion réel, avez-vous re­mar­qué une brume en­ve­lop­pant cer­tains pay­sages, en par­ti­cu­lier au-des­sus des villes ? Elle est liée à une plus grande den­si­té de l’air, voire à la pol­lu­tion, les par­ti­cules lourdes des­cen­dant dans les couches les plus basses. En al­ti­tude au contraire, elle est moins im­por­tante, per­met­tant une plus grande vi­si­bi­li­té. Les scènes de XP­lane 11 re­pro­duisent ce phé­no­mène, ap­por­tant aux vols vir­tuels plus de cré­di­bi­li­té. Vous pou­vez aper­ce­voir un voile re­cou­vrant les ob­jets po­sés sur le ter­rain. Par contre, en grim­pant, le ciel se dé­voile (c’est le cas de le dire !) et de­vient plus clair. De nou­veaux éclai­rages sont aus­si uti­li­sés dès les plus bas ré­glages. Tout ce­la contri­bue gran­de­ment à l’im­mer­sion, qui a fait un grand pas en avant. Il manque en­core les sai­sons, qui hé­las ne sont pas en­core au pro­gramme…

Dé­col­ler et at­ter­rir

Les aé­ro­ports des ver­sions pré­cé­dentes étaient vides de tout ter­mi­nal ou han­gar. De­puis X-Plane 10, cer­tains sont ha­bi­tés par des scènes d’Ae­ro­soft et d’autres, nom­breux, sont in­clus dans le dos­sier Glo­bal Air­port grâce à la par­ti­ci­pa­tion de vo­lon­taires, même s’ils uti­lisent en ma­jo­ri­té des bâ­ti­ments gé­né­riques. Les tex­tures au sol des par­kings et des pistes par dé­faut sont elles aus­si de meilleure ré­so­lu­tion et plus réa­listes. Les pistes suivent main­te­nant le contour du ter­rain, et ac­ti­ver ou non cette op­tion a dis­pa­ru des ré­glages. Les aé­ro­ports sont plus réa­listes grâce

à l’ap­pa­ri­tion d’un tra­fic au sol : train de ba­gages, ta­pis rou­lants, ca­mions de car­bu­rant et de pu­sh­back sur des che­mins aléa­toires et va­riés. En­core faut-il qu’il soit confi­gu­ré dans l’aé­ro­port mo­dé­li­sé !

Les don­nées de na­vi­ga­tion ou Nav­da­tas sont main­te­nant har­mo­ni­sées entre les dé­cors, la carte, la ra­dio et le GPS et réunies en une base de don­nées com­mune. De ce fait, les ver­sions an­té­rieures ne sont pas com­pa­tibles, mais peuvent le de­ve­nir grâce à un ou­til dé­dié.

Les autres scènes, réa­li­sées par des créa­teurs ex­té­rieurs, s’af­fichent très bien, pour­vu qu’elles ne contiennent que des ob­jets V8 ou su­pé­rieurs. Ce­la pro­voque quelques mes­sages d’er­reur. Les ob­jets des ver­sions an­té­rieures n’ap­pa­raissent pas et de­vront être conver­tis avec un ou­til dé­dié pour conti­nuer à être pré­sents. Et cer­tains mo­dé­li­sa­teurs ont com­men­cé cette mo­der­ni­sa­tion pour notre plus grand bon­heur !

Mé­ca­ni­cien vir­tuel

La flotte d’aé­ro­nefs n’est plus aus­si im­por­tante que dans les ver­sions pré­cé­dentes, mais elle n’est là que pour dé­bu­ter un han­gar vir­tuel. Trois avions sont nou­veaux, d’autres sont res­tau­rés comme notre C172 pré­fé­ré. Ils sont dis­po­nibles dans plu­sieurs ca­té­go­ries : mo­no ou bi­mo­teur, pla­neur, tur­bo­prop et li­ners. Même gé­né­riques, ils per­mettent dé­jà de pro­gres­ser par étapes, se fa­mi­lia­ri­ser avec dif­fé­rents ins­tru­ments et ac­qué­rir un ni­veau suf­fi­sant pour in­ves­tir en­suite dans un avion plus per­son­na­li­sé et plus com­plexe. Cer­tains ont un choix de li­vrées, voire un ma­nuel de vol dans leur dos­sier.

Les sim­mers plus aver­tis ont tou­jours à leur dis­po­si­tion plu­sieurs sites où té­lé­char­ger des avions gra­tuits ou payants sup­plé­men­taires. Leurs au­teurs ont dé­jà com­men­cé à rendre les plus ré­cents com­pa­tibles avec la ver­sion 11.

Le ran­ge­ment des ca­té­go­ries choi­sies par l’uti­li­sa­teur dans l’ar­bo­res­cence du dos­sier de X-Plane ne s’af­fiche plus de la même fa­çon à l’in­té­rieur du si­mu­la­teur. Ce sont les au­teurs qui vont de­voir la ren­sei­gner dans Plane-Ma­ker, le lo­gi­ciel uti­li­sé pour les mo­dé­li­sa­tions. La re­cherche est alors pos­sible par classes d’ap­pa­reils, nombre de mo­teurs, fa­bri­cants et créa­teurs.

Mais le chan­ge­ment ne concerne pas seule­ment leur em­pla­ce­ment. Cer­tains dé­tails ont été ajou­tés comme, les portes ou les aé­ra­teurs qui s’ouvrent. Quant au mo­dèle de vol, son amé­lio­ra­tion n’est pas tou­jours évi­dente ou vi­sible au pre­mier coup d’oeil (ou de pa­lon­nier), car elle concerne sou­vent des dé­tails. Elle porte par exemple sur le com­por­te­ment des mo­teurs PT6 et à ré­ac­tion qui sont plus proches de la réa­li­té, de la ré­ac­tion des pneus lors d’un dé­col­lage sur les freins, du ré­glage de cer­tains sys­tèmes et de la ges­tion de cer­taines pannes. Une nou­velle fonc­tion est in­té­grée, confi­gu­rable sur une touche de pé­ri­phé­rique ou un rac­cour­ci cla­vier. Elle per­met de faire ap­pa­raître ou dis­pa­raître le vo­lant pour une meilleure li­si­bi­li­té des ins­tru­ments qui sont der­rière. Son ac­ti­va­tion peut aus­si se faire à la base du vo­lant avec la sou­ris.

Une haute ré­so­lu­tion des tex­tures (ad­mi­rez les nou­veaux ta­bleaux de bord et les ri­vets des fu­se­lages !), des re­flets amé­lio­rés grâce à la tech­nique PBR, des éclai­rages et des sons en­core plus

réa­listes, tout est fait pour une grande im­mer­sion en ce qui concerne la par­tie cos­mé­tique. Pour s’en convaincre, il suf­fit de com­pa­rer les deux ta­bleaux de bord des C172 ou des Boeing 747400 dans la V10 et la V11. C’est clai­re­ment sur le plan gra­phique que la der­nière ver­sion a évo­lué.

Des ins­tru­ments mo­der­ni­sés

Les ins­tru­ments ont été re­faits, re­tex­tu­rés ou re­des­si­nés et sont net­te­ment plus li­sibles. Cer­tains ont été ac­tua­li­sés comme le trans­pon­deur, les GPS et le FMS. Ces der­niers sont trans­for­mables en fe­nê- tre pop-up et re­di­men­sion­nables à vo­lon­té. Ils peuvent même être dé­pla­cés sur un autre écran, à condi­tion que le si­mu­la­teur ne soit pas en pause.

Le FMS, réa­li­sé par Phi­lip Mün­zel, est uni­ver­sel et plus per­for­mant qu’au­pa­ra­vant. Il ne com­porte pas toutes les fonc­tions que l’on pour­rait at­tendre, tout sim­ple­ment parce qu’il a été confi­gu­ré pour s’adap­ter à tous les avions. Mais il est uti­li­sable soit avec son cla­vier propre, soit ce­lui de son or­di­na­teur et il est pos­sible d’y créer ses propres points fixes. Les don­nées de na­vi­ga­tion sont ajou­tées di­rec­te­ment dans le dos­sier Cus­tom Da­ta. Les sim­mers les plus poin­tus pour­ront trou­ver des FMS plus per­son­na­li­sés et com­plets en ache­tant des li­ners, une fois qu’ils se­ront com­pa­tibles avec la V11.

Les chan­ge­ments sont nom­breux dans X-Plane 11. S’ils ne portent pas tou­jours sur cer­tains points que nous au­rions sou­hai­tés, il faut re­con­naître que le gra­phisme des avions et le réa­lisme du pi­lo­tage et de l’en­vi­ron­ne­ment ont beau­coup pro­gres­sé et dans le bon sens. Il ne nous reste plus qu’à par­cou­rir le monde dans tous les aé­ro­nefs com­pa­tibles, dont le nombre de­vrait al­ler en gran­dis­sant au fur et à me­sure des mises à jour et des nou­veaux ou­tils ! Et tout es­poir est en­core pos­sible, puis­qu’à l’heure où nous écri­vons, il est en­core en ver­sion bê­ta.

Le C172 en V10 (en haut) et en V11 (en bas).

New York s’af­fiche très bien dans la ver­sion 11. (Scène Dr­zew­ces­ki De­si­gn)

En haut : Le FMS par dé­faut en pop-up. En bas : Le GPS 530 en pop-up.

Les vé­hi­cules d’aé­ro­port en ac­ti­vi­té. Le 747-400 en V10 (en haut) et en V11 (en bas).

Gre­noble dans la brume et les mon­tagnes dé­ga­gées. Or­ly et son ter­mi­nal noir et jaune.

Les pan­neaux d’au­to­route sont bleus en Eu­rope.

Sur­vol d’une ville amé­ri­caine en Co­lum­bia 400.

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