Les es­paces aé­riens

À res­pec­ter pour plus de réa­lisme

Micro Simulateur - - PRATIQUE - ParVé­ro­ni­queRey­nier

Contrai­gnante en avia­tion réelle, la ré­gle­men­ta­tion est fa­cul­ta­tive en si­mu­la­tion ; mais res­pec­ter les es­paces aé­riens, les règles de vol et même le contrôle aé­rien ajoute du réa­lisme aux vols.

La grande dif­fi­cul­té, à l’heure ac­tuelle, pour évo­quer l’es­pace aé­rien dans le monde FS/P3D est que dans ce do­maine, plus en­core que dans ce­lui des aé­ro­ports et routes aériennes, la base de don­nées de na­vi­ga­tion est to­ta­le­ment ob­so­lète. De ce fait, uti­li­ser le contrôle aé­rien consiste à re­mon­ter dix ans en ar­rière. Par ailleurs, le contrôle dans X-Plane n’est opé­ra­tion­nel que de­puis la ver­sion 10 et n’offre des pos­si­bi­li­tés com­pa­rables à celles de FS/P3D qu’avec la ver­sion 11 ; ne par­lons pas d’Aerofly FS2 qui n’en dis­pose sim­ple­ment pas. Ce­pen­dant, vo­ler en ré­seau avec un or­ga­nisme de contrôle comme VAT­sim ou IVAO (cf. en­ca­dré ci-des­sous) ré­sout le pro­blème et donne vrai­ment l’im­pres­sion de pi­lo­ter dans l’es­pace aé­rien réel.

La ré­par­ti­tion de ce­lui-ci en dif­fé­rentes « zones » a pour ob­jec­tif de per­mettre au tra­fic aé­rien de se dé­rou­ler dans les meilleures condi­tions de sé­cu­ri­té et d’ef­fi­ca­ci­té. Plus un es­pace ac­cueille d’avions, plus son ac­cès est contrô­lé. Le clas­se­ment va du « A », in­ter­dit aux ap­pa­reils en VFR, au « G », non contrô­lé et per­met­tant à toutes sortes d’aé­ro­nefs, ULM com­pris, de cir­cu­ler (cf. en­ca­dré page sui­vante).

Outre ces zones de contrôle, des zones à ac­cès res­treint voire in­ter­dit fi­gurent aus­si sur les cartes aériennes (voir p. 42). Ces es­paces pro­tègent aus­si bien l’évo­lu­tion d’ap­pa­reils mi­li­taires à basse al­ti­tude que les cen­trales nu­cléaires. Les pre­mières sont ac­ti­vées mo­men­ta­né­ment par NO­TAM, les se­condes per­ma­nentes.

En VFR ou en IFR ?

L’es­pace aé­rien n’est pas ac­ces­sible de la même ma­nière se­lon que l’on vole se­lon les règles du vol à vue (VFR ou Vi­sual Flight Rules) ou du vol aux ins­tru­ments (IFR ou Ins­tru­ment Flight Rules). En VFR, vous as­su­rez vous-même l’an­ti-abor­dage dans la plu­part des zones et n’avez pas le droit de pé­né­trer les es­paces de classe A. Les règles mé­téo vous in­ter­disent de quit­ter le sol si vi­si­bi­li­té et pla­fond ne sont pas suf­fi­sants. En IFR, le gui­dage à l’aide des ins­tru­ments et le contrôle aé­rien pal­lient le manque de vi­si­bi­li­té et vous au­to­risent à vo­ler dans les nuages. Au ni­veau le plus éle­vé d’équipement, vous pou­vez at­ter­rir com­plè­te­ment au­to­ma­ti­que­ment dans le brouillard le plus épais, c’est la CAT III in­dis­pen­sable au fonc­tion­ne­ment ré­gu­lier des lignes aériennes.

En si­mu­la­tion, si vous op­tez pour un vol en VFR, le contrôle se contente de vous au­to­ri­ser au dé­col­lage et de vous ac­cueillir à des­ti­na­tion pour l’at­ter­ris­sage. En IFR, vous de­vez suivre les clai­rances (au­to­ri­sa­tions) suc­ces­sives du contrôle tout au long de votre vol. La réa­li­té est un peu dif­fé­rente, les vols VFR pou­vant être contrô­lés en grande par­tie, mais si vous vou­lez un maxi­mum de réa­lisme, seul le contrôle en ré­seau vous l’of­fri­ra.

Des blocs et des tranches in­vi­sibles mais bien réels

Pour que le tra­fic aé­rien soit gé­rable en toute sé­cu­ri­té, le ciel a été di­vi­sé en tranches et en blocs re­le­vant de règles d’ac­cès dif­fé­rentes se­lon leur ca­té­go­rie. Ver­ti­ca­le­ment, il fait l’ob- jet d’une dé­coupe en deux es­paces : l’es­pace aé­rien su­pé­rieur ou UTA ( Up­per Traf­fic Area) qui com­mence à 18 000 ft aux USA et au FL195 en Eu­rope, et l’es­pace aé­rien in­fé­rieur ou LTA ( Lo­wer Traf­fic Area) qui se trouve en des­sous. Ce LTA abrite des TMA ( Ter­mi­nal Ma­noeu­vring Area) qui pro­tègent et co­or­donnent les évo­lu­tions de plu­sieurs aé­ro­ports – la TMA de Pa­ris par exemple avec no­tam­ment Rois­sy, Or­ly et le Bour­get – et des CTR ( ConTRol zone) qui couvrent le vo­lume d’un aé­ro­port don­né jus­qu’au sol. Les zones sont des­si­nées sur les cartes aé­ro­nau­tiques comme sur la carte de FS, qui in­dique leur type et une éven­tuelle fré­quence à contac­ter.

Dé­nom­mées air­ways et abré­gées AWY, les routes aériennes re­lient les points d’en­trée et de sor­tie des pro­cé­dures d’ar­ri­vée et de dé­part dans l’es­pace aé­rien in­fé­rieur et tracent la na­vi­ga­tion dans l’es­pace aé­rien su­pé­rieur.

Les zones à sta­tut par­ti­cu­lier sont à l’ori­gine es­sen­tiel­le­ment mi­li­taires, mais la pro­tec­tion des sites « sen­sibles » en a fait naître nombre d’autres ci­viles. Les zones D (dan­ge­reuses) pré­sentent un dan­ger per­ma­nent ou tem­po­raire. Les zones R (res­treintes) ne sont en gé­né­ral ac­tives qu’à cer­tains ho­raires, ce sont ma­jo­ri­tai­re­ment des cou­loirs et des es­paces pour l’en­traî­ne­ment mi­li­taire. Les zones P ( pro­hi­bi­ted donc in­ter­dites) peuvent aus­si être tem­po­raires.

Vi­sua­li­sa­tion de l’es­pace aé­rien au­tour de Pa­ris dans Sky­vec­tor.

Vi­sua­li­sa­tion de l’es­pace aé­rien au­tour de Pa­ris dans Pre­par3D 2.

Vo­ler en ré­seau sur IVAO per­met aus­si d’amé­lio­rer sa phra­séo­lo­gie en fran­çais comme en an­glais.

Une des nou­veau­tés de X-Plane 11 est l’en­ri­chis­se­ment du contrôle aé­rien.

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