Le GPS : ou­til in­dis­pen­sable ?

À uti­li­ser ju­di­cieu­se­ment !

Micro Simulateur - - PRATIQUE - ParVé­ro­ni­queRey­nier

Au fil des ans, le GPS a amé­lio­ré ses per­for­mances et sa fia­bi­li­té, au point d’être au­jourd’hui le pre­mier ou­til de na­vi­ga­tion dans le trans­port pro­fes­sion­nel. Mais pour l’ex­ploi­ter cor­rec­te­ment, il faut maî­tri­ser les bases de la na­vi­ga­tion clas­sique.

Ce sont au­jourd’hui les dif­fé­rents sys­tèmes de po­si­tion­ne­ment par sa­tel­lite qui guident les avions, quelle que soit leur taille ou leur mode de vol. En IFR, toutes les routes, tous les points de na­vi­ga­tion sont main­te­nant ré­fé­ren­cés par rap­port à ce po­si­tion­ne­ment. Le phé­no­mène s’est éten­du à une ma­jo­ri­té de pro­cé­dures d’ap­proche et même au gui­dage en fi­nale. C’est ce que l’on nomme mode RNAV, avec ses dif­fé­rentes va­riantes de pré­ci­sion. At­ten­tion tou­te­fois, de même que l’arbre peut ca­cher la fo­rêt, le GPS n’est pas la seule source d’in­for­ma­tion des sys­tèmes de vol, qui sol­li­citent éga­le­ment les ins­tru­ments de na­vi­ga­tion conven­tion­nels comme le VOR et les cen­trales iner­tielles pour vé­ri­fier les don­nées d’une part, s’as­su­rer qu’il y en a tou­jours suf­fi­sam­ment pour la sé­cu­ri­té du vol d’autre part. En ef­fet, se­lon l’état du champ géo­ma­gné­tique de la Terre, les si­gnaux échan­gés entre ap­pa­reils et sa­tel­lites sont plus en moins fiables, ce qui peut être vé­ri­fié chaque jour en con­sul­tant l’in­dice KP dis­po­nible sur de nom­breux sites et ap­plis.

Dans des ap­pa­reils moins équi­pés que les li­ners, c’est à vous de vé­ri­fier les don­nées en com­pa­rant les in­di­ca­tions de votre GPS avec celles de vos autres ins­tru­ments de bord, ain­si qu’avec vos cartes. Une er­reur de sai­sie de point est tou­jours pos­sible, par exemple entre le VOR de RBT Ram­bouillet et le RBT Ra­bat. Sans au­cune no­tion de na­vi­ga­tion, com­ment iden­ti­fier une sai­sie er­ro­née ?

Du plus simple au plus confor­table

L’uti­li­sa­tion la plus ba­sique du GPS est com­pa­rable à celle que l’on en fait en voi­ture : vous sai­sis­sez la des­ti­na­tion et c’est par­ti. Mer­ci au bou­ton DI­RECT TO, re­pré­sen­té par un D bar­ré d’une flèche. En voi­ture, vous al­lez être gui­dé sur les dif­fé­rentes routes pos­sibles, le GPS vous in­vi­tant à tour­ner à droite, par exemple. En avion, c’est du di­rect. Pas de stops à res­pec­ter ou d’in­ter­sec­tions. Mais si ce mode est adap­té aux es­paces aé­riens non contrô­lés ou pré­sen­tant peu de con­traintes, il ne l’est pas au sui­vi de routes aériennes et d’iti­né­raires d’en­trée ou de sor­tie dans les zones de contrôle des grands aé­ro­ports.

Il est donc né­ces­saire, la plu­part du temps, de sai­sir votre route dans le GPS. Rares sont ceux, que ce soit dans FS/P3D ou X-Plane, qui le per­mettent di­rec­te­ment sur l’ins­tru­ment. Dans FS, il faut pas­ser par l’or­ga­ni­sa­teur de vol. L’iti­né­raire que vous y avez choi­si, quel que soit son type (di­rect, VOR à VOR, routes aériennes), est char­gé comme plan de vol dans le GPS. Dans X-Plane, il vous faut un fi­chier .FMS, gé­né­ra­le­ment créé dans un ou­til com­plé­men­taire.

Que ce soit dans l’une ou l’autre fa­mille de si­mu­la­teurs, lorsque votre ap­pa­reil dis­pose d’un FMS (Flight Ma­na­ge­ment System), ce qui est le

cas des li­ners ré­cents, vous pou­vez sai­sir vos pro­cé­dures de dé­part et d’ar­ri­vée, vos routes et points tour­nants, qui se­ront pris en compte par tous les ou­tils de na­vi­ga­tion à bord, GPS comme ins­tru­ments de ra­dio­na­vi­ga­tion clas­siques.

Le GPS est as­so­cié à une base de don­nées de na­vi­ga­tion qui, dans nos si­mu­la­teurs, re­prend les in­for­ma­tions du lo­gi­ciel et de ses add-ons. Dans le monde réel, il en est de même, avec des mises à jour obli­ga­toires dès qu’une pro­cé­dure, une orien­ta­tion de piste ou une route a été mo­di­fiée. Grâce à ces don­nées, il peut à tout mo­ment vous ren­sei­gner sur les points si­tués à proxi­mi­té de votre po­si­tion, ce qui est très utile lorsque vous vous sen­tez per­du ou que vous vou­lez vous dé­rou­ter.

Quel que soit le mode dans le­quel vous vo­lez sous GPS, plan de vol, Di­rect ou même rien du tout, le bou­ton NRST vous donne ac­cès à plu­sieurs pages de points de proxi­mi­té : aé­ro­ports, points de na­vi­ga­tion (FIX) et ba­lises de ra­dio­na­vi­ga­tion. La plus uti­li­sée est celle qui se pré­sente en pre­mier, celle des aé­ro­ports. Une fois une des­ti­na­tion sé­lec­tion­née, vous pou­vez ob­te­nir beau­coup d’in­for­ma­tions la concer­nant. Le bou­ton PROC af­fiche les ap­proches ré­per­to­riées dans votre si­mu­la­teur. At­ten­tion, en ce qui concerne FS/P3D, les don­nées par dé­faut ont dix ans et ne re­coupent pas for­cé­ment celles de vos dos­siers de cartes. Mais ce sont celles qui vous per­met­tront d’at­teindre votre ob­jec­tif. Si vous uti­li­sez les fonc­tions de contrôle aé­rien du si­mu­la­teur, vous pou­vez vous faire « vec­to­ri­ser » comme dans la réa­li­té en choi­sis­sant une ap­proche de type VECTORS, le GPS af­fi­che­ra alors le pre­mier point à re­joindre pré­cé­dé des lettres VTF.

Une carte pra­tique

À l’ex­cep­tion des GPS les plus som­maires comme le G430, la plu­part af­fichent une carte avec la po­si­tion de votre avion et les prin­ci­pales in­for­ma­tions de na­vi­ga­tion. Les ap­pa­reils équi­pés de « glass cock­pit » ont un écran dé­dié à cet af­fi­chage, le ND ou Na­vi­ga­tion Dis­play. Si vous êtes sous plan de vol, la route ap­pa­raît sur la carte, si ce n’est pas le cas, seule votre po­si­tion est af­fi­chée.

Il est pos­sible de zoo­mer plus ou moins dans la carte (bou­ton RNG), de choi­sir quelles in­for­ma­tions sont pré­sen­tées (aé­ro­ports, points et ba­lises), voire, pour les mo­dèles les plus riches, d’avoir le fond de carte to­po­gra­phique et les tra­fics en­vi­ron­nants si vous avez ac­ti­vé le TCAS. At­ten­tion, plus vous af­fi­chez de don­nées, plus vous consom­mez de res­sources.

Que la carte soit ac­ces­sible ou non, vous dis­po­sez d’in­for­ma­tions sur votre si­tua­tion, soit di­rec­te­ment sur la carte, soit sur la fe­nêtre tex­tuelle. Elles ne sont pas pré­sen­tées de la même ma­nière se­lon le mo­dèle de GPS, mais ont tou­jours le même in­ti­tu­lé qui est stan­dar­di­sé. Celles qui sont sys­té­ma­ti­que­ment pré­sentes, car in­dis­pen­sable au sui­vi de la na­vi­ga­tion, sont la dis­tance DIS – at­ten­tion, ce n’est pas la dis­tance to­tale, mais celle au point sui­vant, l’orien­ta­tion à prendre ou DTK, à com­pa­rer avec l’orien­ta­tion de la route pro­gram­mée BRG et celle de l’avion TRK, la vi­tesse sol GS et le temps dont vous au­rez be­soin pour at­teindre votre point, ETE.

Le G1000, qui équipe la plu­part des ap­pa­reils ac­tuels, a fait son en­trée dans FS/P3D il y a dix ans.

La base de don­nées de na­vi­ga­tion de FS/P3D pro­pose dif­fé­rents types d’ap­proches.

Le G430 est sou­vent uti­li­sé en ad­jonc­tion d’un GPS avec carte comme le G600.

Il faut sou­vent faire un tri dans les in­for­ma­tions af­fi­chées sur les points, ba­lises et aé­ro­ports pour que la carte de na­vi­ga­tion reste li­sible (G1000 du DA42 X-Plane).

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