F-4B/N Phan­tom II

Le vé­té­ran de la Na­vy

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - ParEm­ma­nuelB­lan­chard

Une brique vo­lante : c’est une ana­lo­gie éton­nante que les pi­lotes de Phan­tom uti­li­saient pour qua­li­fier la masse et la traî­née de leurs appareils, qui pour­tant vo­laient bien et même très bien… Cette nou­velle extension, com­pa­tible avec TacPack, rend un par­fait hom­mage à cet avion em­blé­ma­tique.

Alors qu’il ap­proche du soixan­tième an­ni­ver­saire de son pre­mier vol (en 1958), le vé­né­rable McDon­nell Dou­glas F-4 Phan­tom II est à la mode ! En juillet der­nier, l’édi­teur MilViz avait pu­blié son évo­ca­tion vir­tuelle de l’avion pour FS X et P3D, dans ses ver­sions mo­der­ni­sées J et S (MS 271). Ici c’est l’équipe de SimWorks Stu­dios qui s’est at­ta­qué à l’ap­pa­reil, avec tou­te­fois deux dif­fé­rences de taille. Tout d’abord ce sont les pre­mières ver­sions du F-4 qui sont concer­nées, ty­pi­que­ment is­sues des an­nées soixante et em­ployées prin­ci­pa­le­ment pour l’U.S. Na­vy et le Ma­rines Corps dans le cadre d’opé­ra­tions aé­ro­na­vales. En­suite SimWorks Stu­dios a in­té­gré dans

son pro­duit le sup­port du mo­dule TacPack de l’édi­teur Ver­ti­cal Rea­li­ty Si­mu­la­tions. Pour rap­pel, cet ajout à FS X/P3D (at­ten­tion à la ver­sion) per­met d’in­sé­rer dans le monde très pa­ci­fique de FS X des ar­me­ments fonc­tion­nels, des opé­ra­tions mi­li­taires et des cibles gé­rées par l’IA. Ce sup­port man­quait au F4J/S de MilViz, il pour­rait fort bien faire pen­cher la ba­lance du cô­té de ce nou­vel add-on.

Rhi­no ou Phan­tom ?

L’his­to­rique du Phan­tom né­ces­si­te­rait une en­cy­clo­pé­die com­plète, tant cet ap­pa­reil s’est illus­tré au cours de sa longue car­rière ! Il n’est pas né d’une de­mande di­recte des forces ar­mées, mais il a été dé­ve­lop­pé sur fonds propres par McDon­nell Dou­glas à par­tir de 1953. L’avion­neur avait pres­sen­ti que la ma­rine au­rait be­soin tôt ou tard d’un ap­pa­reil nou­veau pour rem­pla­cer son parc de jets de pre­mière gé­né­ra­tion, qui de sur­croît ne don­naient pas en­tière sa­tis­fac­tion. Le F-4 était conçu comme bi­réac­teur bi­place em­bar­qué, avec des ca­pa­ci­tés su­per­so­niques. Il se dé­mar­quait à l’époque des autres in­ter­cep­teurs par le fait qu’il n’em­bar­quait pas de ca­non in­terne ; on pen­sait à la fin des an­nées cin­quante que le mis­sile de­vien­drait l’arme ab­so­lue. Les conflits des an­nées sui­vantes al­laient don­ner tort à cette théo­rie ! Néan­moins le F-4 par­vint à in­té­res­ser la Na­vy et le Ma­rines Corps, et il en­tra en ser­vice ac­tif en 1961. La ver­sion B (650 exem­plaires) fut la pre­mière pro­duite en sé­rie et fut à l’ori­gine d’une longue li­gnée de Phan­tom, dé­cli­nés par la suite en in­ter­cep­teurs, en bom­bar­diers, en avions de re­con­nais­sance ou de lutte an­ti­ra­dar, ex­por­té dans une di­zaine de pays… Ren­due ob­so­lète as­sez ra­pi­de­ment, la sé­rie B fut écar­tée du ser­vice ac­tif dès le dé­but des an­nées soixante-dix, sauf 228

exem­plaires mo­der­ni­sés qui de­vinrent la ver­sion N (1972). Alors que des Phan­tom volent en­core au sein de dif­fé­rentes forces aé­riennes, les F-4B et N ont été re­ti­rés des opé­ra­tions en 1984 pour fi­nir soit à la casse, soit dans le rôle en­core moins en­viable de cibles vo­lantes. Ain­si fi­nissent les lé­gendes, sous les tirs des pe­tits nou­veaux…

Reste que du­rant son ac­ti­vi­té opé­ra­tion­nelle, le Phan­tom II, sur­nom­mé Rhi­no par ses équi­pages (pour sou­li­gner l’as­pect mas­sif de l’ap­pa­reil), s’est taillé une ré­pu­ta­tion de com­bat­tant fiable et po­ly­va­lent, mais pas tou­jours très ma­niable. En­ga­gé par les forces amé­ri­caines au Viet­nam, il a su­bi les pre­miers feux des MiG (c’est jus­te­ment ce qui avait mis en évi­dence l’er­reur de ju­ge­ment sur les ca­nons em­bar­qués). Une plai­san­te­rie échan­gée par­mi les équi­pages cla­mait alors que « le Phan­tom est la preuve qu’avec de bons mo­teurs, même une brique peut vo­ler ». Les autres sur­noms of­fi­cieux du Phan­tom – l’en­clume vo­lante, le double moche, le vieux fu­meur (à cause des éjec­tions noi­râtres de ses ré­ac­teurs) – té­moignent d’un ca­rac­tère par­ti­cu­lier ; sans être in­sul­tants, ils évoquent un avion qui de­vait être res­pec­té au­tant par ses équi­pages que ses ad­ver­saires. Et jus­te­ment, cette extension vir­tuelle du F-4 de­vrait per­mettre de ju­ger sur pièces…

Un peu brouillon…

L’add-on est pro­po­sé sur le site de Just­flight au ta­rif de 47,95 eu­ros (le F-4 de Milviz est à 60 eu­ros). Il est com­pa­tible FS X (Ac­ce­le­ra­tion Pack), FS X Steam Edi­tion et P3D V.2/V.3, le choix du si­mu­la­teur de des­ti­na­tion s’ef­fec­tuant lors de la phase d’ins­tal­la­tion au­to­ma­ti­sée. At­ten­tion tou­te­fois, le mo­dule TacPack de VRS vient en sus et doit être adap­té au si­mu­la­teur sou­hai­té. Vé­ri­fiez donc préa­la­ble­ment vos confi­gu­ra­tions avant toute op­tion d’achat ! Le fi­chier ré­cu­pé­ré pèse 701 Mo, avec un ins­tal­leur au­to­ma­tique. L’extension pro­pre­ment dite est ac­com­pa­gnée de quelques bo­nus :

un confi­gu­ra­teur qui bas­cule le ● Phan­tom en ver­sion avec ou sans TacPack ;

une do­cu­men­ta­tion sous la forme ● de quatre fi­chiers PDF, à re­cher­cher dans le ré­per­toire SimWorks Stu­dios de FS X (nous y re­vien­drons) ;

un vol sau­ve­gar­dé, dont l es ● fi­chiers sont lo­ca­li­sés dans le dos­sier FS X/SimWorks Stu­dios/Flights et doivent être co­piés dans l e ré­per­toire des sau­ve­gardes de votre si­mu­la­teur ;

un mo­dule re­pro­dui­sant le porte●

avions USS CV-43 Co­ral Sea. Pour en pro­fi­ter, il est in­dis­pen­sable d’ins­tal­ler le pe­tit uti­li­taire AI Car­riers et d’ajou­ter dans le fi­chier de confi­gu­ra­tion de ce der­nier les don­nées du Co­ral Sea.

Si le conte­nu est al­lé­chant, on re­grette une pré­sen­ta­tion un peu suc­cincte. La do­cu­men­ta­tion en PDF (en an­glais) s’ins­pire de la pré­sen­ta­tion des ma­nuels d’époque, mais sans en­trer trop dans des dé­tails tech­niques. On y dé­couvre un pe­tit his­to­rique du F-4, ses équi­pe­ments em­bar­qués, ses pro­cé­dures de dé­mar­rage et d’ex­tinc­tion, ses vi­tesses de ré­fé­rence, une des­crip­tion de la mise en oeuvre des ar­me­ments pour TacPack. En re­vanche on au­rait ap­pré­cié un pe­tit guide pour ex­ploi­ter le CV-43, un ré­ca­pi­tu­la­tif de toutes les li­vrées four­nies, un paint­kit… De plus, il nous man­quait un des fi­chiers (le ma­nuel d’in­tro­duc­tion pré­cise cinq do­cu­ments, nous n’en avions que quatre), es­pé­rons qu’une très pro­chaine mise à jour ajou­te­ra le PDF man­quant (les pro­cé­dures com­plètes). Les uti­li­sa­teurs avan­cés, aux­quels s’adresse prio­ri­tai­re­ment cette extension, sau­ront évi­dem­ment se dé­brouiller avec le conte­nu stan­dard, mais les pi­lotes moins aguer­ris risquent de se sen­tir un peu per­dus.

Au to­tal ce sont seize nou­velles en­trées qui fi­gurent dans le han­gar de FS : douze F-4B avec des li­vrées his­to­riques et sou­vent co­lo­rées, ain­si que quatre F-4N plu­tôt dé­co­rés pour des mis­sions par­ti­cu­lières : li­vrées com­mé­mo­ra­tives (comme celle qui fi­gure sur notre cou­ver­ture), ap­pa­reil de la NASA… N’en­vi­sa­gez pas de les em­ployer au com­bat !

Beau mo­dèle !

Le Phan­tom dans sa pre­mière ver­sion n’était pas l’ap­pa­reil le plus simple à mo­dé­li­ser, pour­tant les équipes de SimWorks y sont par- fai­te­ment par­ve­nues. Les formes com­plexes de l’ap­pa­reil – voi­lure à di­èdre spé­ci­fique, en­trées d’air do­tées d’un as­pi­ra­teur à couche li­mite, nom­breuses buses d’ad­mis­sion – ont été im­pec­ca­ble­ment re­pro­duites. L’en­semble est agré­men­té de nom­breuses ani­ma­tions : nous par­le­rons plus loin des charges em­bar­quées, mais pour l’avion pro­pre­ment dit, il dis­pose de toutes ses sur­faces mo­biles, de son train tri­cycle à la jambe avant très fine (propre au F-4B), une crosse d’ap­pon­tage fonc­tion­nelle, des ver­rières ex­ten­sibles ac­com­pa­gnées de mar­che­pieds ré­trac­tables pour en­trer dans le cock­pit. Les deux membres d’équi­page sont af­fi­chés et bougent la tête. En vol, les ré­ac­teurs pro­duisent la fu­mée noire ca­rac­té­ris­tique, sauf à plein ré­gime où la post­com­bus­tion laisse s’échap­per deux longues flammes. Les li­vrées sont im­pres­sion­nantes à fort ni­veau de zoom : évi­dem­ment les sché­mas de dé­co­ra­tion des appareils réels sont re­pro­duits avec fi­dé­li­té, bien sûr on re­trouve les lignes de struc­tures et de ri­vets. Mais les dé­ve­lop­peurs ont pous­sé le dé­tail jus­qu’à in­té­grer tous les mar­quages de ser­vi­tude, les aver­tis­se­ments, les traces d’usure et de sa­lis­sure. Ce très beau tra­vail gra­phique se paie néan­moins en fra­me­rate, il faut un PC puis­sant pour pro­fi­ter du F-4B, à plus forte rai­son si on ex­ploite TacPack en pa­ral­lèle.

Dans le cock­pit, on se re­trouve bien dans les an­nées soixante. C’est as­sez sombre, tout ana­lo­gique et pas tou­jours très li­sible – ce n’est pas un dé­faut de l’extension, plu­tôt de l’avion réel. Les ins-

tru­ments prin­ci­paux sont clas­siques, on re­trouve même un HSI, mais ce qui sur­prend avant tout est l’im­po­sant écran ra­dar qui trône au centre de la planche prin­ci­pale. La console de gauche couvre les fonc­tions de car­bu­rant, mo­teurs et le ru­di­men­taire pi­lote au­to ; celle de droite pré­sente les ou­tils de ra­dio, na­vi­ga­tion, feux. Deux grands pan­neaux dé­diés aux ar­me­ments com­plètent l’en­semble : à gauche de la planche prin­ci­pale pour les mis­siles air-air, et der­rière le manche pour les fonc­tions air-sol. Sur­prise, le poste de l’of­fi­cier ra­dar (RIO, der­rière le pi­lote) est aus­si re­pro­duit et fonc­tion­nel. S’il ne dis­pose d’au­cune fonc­tion de pi­lo­tage mal­gré la re­prise des ins­tru­ments prin­ci­paux, on en au­ra pour­tant be­soin. Car c’est d’ici qu’on ma­ni­pule le ra­dar et qu’on dé­signe les cibles. Le sys­tème AN-APQ-72 est fonc­tion­nel et peut être uti­li­sé pour le com­bat air-air aus­si bien en re­cherche qu’en dé­si­gna­tion et sui­vi de cible. L’an­tenne est mo­bile en site et azi­mut, la por­tée at­teint 200 nau­tiques (mais li­mi­tée à 50 pour la dé­si­gna­tion de cibles). Un cur­seur mo­bile pour en­ca­drer les ob­jec­tifs est ani­mé par un pe­tit joys­tick à droite de l’écran prin­ci­pal. Li­sez bien le ma­nuel tac­tique four­ni avec l’ap­pa­reil, il pré­cise les ma­ni­pu­la­tions à suivre ain­si que les rac­cour­cis cla­vier né­ces­saire à l’ex­ploi­ta­tion opé­ra­tion­nelle du ra­dar.

En mis­sion

Si bien réa­li­sé soit-il, un ap­pa­reil pour FS X ne se dé­voile réel­le­ment que lors­qu’il est em­ployé dans son cadre spé­ci­fique, et que tous ses sys­tèmes sont mis à l’épreuve. Nous avons donc pré­fé­ré dé­crire une mis­sion ty­pique en F-4B Phan­tom plu­tôt que de dres­ser la liste de ses ca­pa­ci­tés…

Après sé­lec­tion de l’ap­pa­reil et lan­ce­ment d’un vol, l’avion par dé­faut est prêt à dé­col­ler. Tou­te­fois le pop-up de pré­pa­ra­tion de mis­sions per­met de sé­lec­tion­ner un état : cold and dark, prêt à dé­mar­rer ou prêt à vo­ler. Ce pop-up sert éga­le­ment à pré­ré­gler les fré­quences ra­dio (de 1 à 9) et à pro­gram­mer la cen­trale iner­tielle ru­di­men­taire du Phan­tom. On y in­dique la po­si­tion ac­tuelle, celle de la base (ou du porte-avions) et celle de la cible pré­vue. Rien n’oblige ce­pen­dant à pas­ser par cette étape, c’est es­sen­tiel­le­ment pré­vu pour re­pro­duire des si­tua­tions de com­bat. Tou­jours un sol, un autre pop-up per­met de sé­lec­tion­ner l’em­port, uni­que­ment si TacPack est ins­tal­lé : car­bu­rant in­terne, pi­lote, mais aus­si charge of­fen­sive. Elle com­porte des mis­siles air-air moyenne por­tée à gui­dage ra­dar (AIM-7 Spar­row), courte por­tée à gui­dage in­fra­rouge (AIM-9 Si­de­win­der), des bombes clas­siques, des pa­niers à ro­quettes ou des fu­sées de mar­quage, des bi­dons sup­plé­men­taires et même un ca­non en na­celle en po­si­tion ven­trale. Le même pop-up lance l’af­fi­chage du groupe auxi­liaire de dé­mar­rage, avec son per­son­nel de piste.

Une fois la charge pré­vue at­ta­chée sous l’ap­pa­reil, on lance la sé­quence de dé­part. Elle est as­sez sim­pli­fiée ici, elle passe es­sen­tiel­le­ment par le lan­ce­ment des mo­teurs. On sort un cran de vo­lets, on s’aligne. Gaz à fonds, de longues flammes sur­gissent des tuyères, le Phan­tom ac­cé­lère mol­le­ment et la ro­ta­tion in­ter­vient entre 130 kt (à vide) et 200 kt (pleine charge). Les pre­miers mètres ga­gnés en al­ti­tude sont la­bo­rieux, mais avec la vi­tesse ac­quise le Phan­tom se ré­vèle ra­pi­de­ment un ap­pa­reil très ma­niable. Sur­tout à faible charge ! Il peut même être pié­geur, car il ac­cepte de s’em­bar-

quer dans des fi­gures qu’il n’est pas tou­jours ca­pable de sup­por­ter. La vrille est un pas­sage presque obli­gé pour les pi­lotes : dans ce cas de fi­gure, on ba­lance toutes les charges ex­té­rieures, on pousse le manche en avant et dans le sens de ro­ta­tion de la vrille et on monte les gaz. Dès que le pi­lote re­prend le con­trôle, il re­met l’avion en pa­lier. On au­ra tout de même per­du beau­coup d’al­ti­tude, et le ma­nuel pré­cise qu’en des­sous de 10 000 ft, mieux vaut s’éjec­ter. Voi­là qui met en confiance !

Pour le vol en croi­sière, le F-4 dis­pose d’un ru­di­ment de pi­lote au­to­ma­tique pour la conser­va­tion d’al­ti­tude. La na­vi­ga­tion se fait au TACAN (ver­sion mi­li­taire du VOR, mal­heu­reu­se­ment au­cune table de conver­sion de fré­quence n’est four­nie), à l’ADF ou via la cen­trale iner­tielle. On pro­fite du ré­pit de croi­sière pour bas­cu­ler sur le siège du RIO et confi­gu­rer le ra­dar : dis­tance d’af­fi­chage, mode de ba­layage… Le car­bu­rant est vé­ri­fié et, si be­soin est, une pe­tite séance de ra­vi­taille­ment en vol est en­vi­sa­geable grâce à la perche es­ca­mo­table et la fonc­tion idoine de TacPack. Les ar­me­ments sont pré­ré­glés, voire pré­chauf­fés. Pour le meilleur pro­fil de vol, la do­cu­men­ta­tion livre plu­sieurs tables et abaques afin de dé­fi­nir l’al­ti­tude et la vi­tesse op­ti­males.

Ar­ri­vé en zone de com­bat, le RWR aver­tit de la pré­sence de dé­fenses aé­riennes (avec TacPack). Pour une passe d’at­taque au sol, il ne faut pas comp­ter sur le col­li­ma­teur, il est loin des HUD mo­dernes et ne com­porte qu’un ré­ti­cule de vi­sée fixe. Là en­core la do­cu­men­ta­tion four­nit plu­sieurs ta­bleaux de cor­res­pon­dance vi­tesse/angle de des­cente pour ob­te­nir les meilleures chances de coup au but se­lon les mu­ni­tions em­ployées. En mode air-air, le ra­dar per­met de dé­si­gner et ver­rouiller une cible pour les Spar­row ; avec les Si­de­win­der, on se fie au si­gnal au­dio des mis­siles qui de­vient plus ai­gu lorsque la tête cher­cheuse a ac­cro­ché une cible.

Le re­tour à la base est plus in­té­res­sant si on ex­ploite un por­tea­vions. Le Phan­tom à vide pèse dé­jà 28 000 livres, sa masse maxi­male à l’ap­pon­tage est de 34 000 livres (38 000 pour une piste à terre). Il est presque in­dis­pen­sable dans ces condi­tions de re­cou­rir au sys­tème de vi­dange de car­bu­rant pour être en confor­mi­té avec le na­vire d’ac­cueil. La vi­tesse en fi­nale est très proche de la li­mite de dé­cro­chage du Phan­tom, 140 kt. La po­si­tion stan­dard de vi­sion dans le cock­pit est lé­gè­re­ment sur­éle­vée, mais les mon­tants de la ver­rière bouchent la vue. En­fin on ap­ponte, et on se fé­li­cite d’avoir sui­vi les nom­breuses for­ma­tions dis­pen­sées à cet ef­fet par Mi­cro Si­mu­la­teur ! Ac­ces­soi­re­ment, le Co­ral Sea four­ni avec le F-4 pos­sède plu­sieurs confi­gu­ra­tions d’en­com­bre­ment du pont, afin d’ajou­ter au réa­lisme des si­tua­tions.

Pu­blic aver­ti !

Le F-4B/N de SimWorks Stu­dios/Just­flight est un très bon cru ; même si pour en pro­fi­ter plei­ne­ment le re­cours à TacPack est for­te­ment re­com­man­dé. Car ne l’ex­ploi­ter qu’en confi­gu­ra­tion lisse pour des vols de dé­mons­tra­tion est quelque peu dom­mage – au­tant pro­fi­ter dans ce cas du Phan­tom de MilViz. Pour les pi­lotes for­ce­nés, en re­vanche, il re­pré­sente un dé­fi à maî­tri­ser, tel que les pi­lotes du F4 réel semblent évo­quer. Lourd mais ra­pide, po­ly­va­lent mais com­plexe, il té­moigne de ce qu’était l’avia­tion mi­li­taire des an­nées soixante (il rap­pelle en ce­la le MiG21 pour DCS, aus­si po­ly­va­lent et ru­di­men­taire !). Reste que quelques la­cunes viennent ter­nir le ta­bleau : une do­cu­men­ta­tion i ncom­plète, une lour­deur en res­sources (nous avons su­bi plu­sieurs crashs de FS X lors de mis­sions à son bord, alors que les autres appareils de notre han­gar étaient très stables). Il n’au­ra pas échap­pé à nos plus fi­dèles l ec­teurs que l ’équipe de Mi­cro Sim est par­ti­cu­liè­re­ment friande d’aé­ro­na­vale, et for­cé­ment ce F-4 nos­tal­gique mé­ri­tait am­ple­ment de fi­gu­rer dans nos pages. C’est une très in­té­res­sante extension haut de gamme pour FS X (ou P3D), à condi­tion d’être dé­jà fa­mi­lia­ri­sé avec l’avia­tion mi­li­taire, TacPack et les ap­pon­tages. Ou, à dé­faut, de s’en­traî­ner à ces opé­ra­tions sans prendre de risques !

Au sol, avec le per­son­nel de piste, on ap­pré­hende mieux la taille du Phan­tom.

Dé­col­lage en alerte, confi­gu­ra­tion air-air ty­pique.

En haut : La place avant, ins­tru­men­ta­tion ana­lo­gique et ra­dar fonc­tion­nel. En bas : Le poste du RIO qui ne dis­pose d’au­cune com­mande de pi­lo­tage.

Ci-des­sus : Le pop-up de ré­glage de na­vi­ga­tion/état de dé­part. Ci-contre : Le pop-up de confi­gu­ra­tion du CV-43 Co­ral Sea. En confi­gu­ra­tion d’at­ter­ris­sage ; le train semble très fin pour un tel ap­pa­reil. Le pop-up de confi­gu­ra­tion d’em­port (uni­que­ment si TacPack est ins­tal­lé).

Les li­vrées sont va­riées, co­lo­rées, et il ne manque au­cun sten­cil. Cible ver­rouillée sur le poste du RIO – no­tez le manche de con­trôle du ra­dar à droite.

Une des li­vrées com­mé­mo­ra­tive de la ré­vo­lu­tion amé­ri­caine.

… et res­source après im­pact.

Passe de bom­bar­de­ment en pi­qué…

Spar­row ti­ré – « Fox One ».

Deuxième es­sai, on a ac­cro­ché le troi­sième brin, comme dans les livres !

Re­tour de mis­sion, le pa­ra­chute n’est pas de trop pour ra­len­tir la bête !

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