World of War­ships

World of Wa­rhips Har­di, mous­saillons ! AprèsWorl­dofTank­setWorl­dofWar­planes,War­ga­ming­se­jet­teàl’eau…L’ar­ri­vée­de­na­vi­res­fran­çais dans­le­jeu­nous­don­nel’oc­ca­sion­de­fai­re­le­point­sur­ceWolr­dofWar­ships.

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - Www.worl­dof­war­ships.eu

Am­biance ma­ri­time : deux flottes en­ne­mies se font face, sur un plan d’eau de 25x25 km. Cui­ras­sés, des­troyers, croi­seurs et por­tea­vions vont se lan­cer dans la ba­taille. Et dans dix mi­nutes, un camp sor­ti­ra vain­queur, s’il ne fi­nit pas en amas d’épaves fu­mantes à la dé­rive… Le pos­tu­lat de base est simple, la prise en mains est ai­sée, l es gra­phismes soi­gnés et même si ce n’est pas de la si­mu­la­tion pure et dure, World of War­ships (WoW) fait par­tie de ces jeux qu’on ap­pré­cie pour la ra­pi­di­té des par­ties. Nous en fai­sons ré­gu­liè­re­ment men­tion dans nos pages « Con­tact ! », une ana­lyse plus ap­pro­fon­die s’im­po­sait.

War­ga­ming s’était fait connaître avec World of Tanks puis World of War­planes, les na­vires de com­bat viennent l ogi­que­ment com­plé­ter l’offre lu­dique. Les grandes lignes di­rec­trices sont les mêmes, le jeu se té­lé­charge gra­tui­te­ment sur le site of­fi­ciel (40 Go tout de même, www.worl­dof­war­ships.eu), on se crée un compte d’uti­li­sa­teur, en­suite les par­ties se jouent en ligne avec (et contre) d’autres joueurs hu­mains de ni­veau équi­valent. On pro­gresse au fur et à me­sure des suc­cès, on ac­cu­mule des points d’ex­pé­rience et de l’ar­gent vir­tuel qui per­mettent d’amé­lio­rer les vé­hi­cules, voire d’ob­te­nir des conte­nus plus va­riés. Si on peut par­fai­te­ment jouer de ma­nière to­ta­le­ment gra­tuite, il ar­rive un mo­ment où les points d’ex­pé­riences et les cré­dits vir­tuels né­ces­saires à la pro­gres­sion de­mandent beau­coup de temps : on peut alors ache­ter des conte­nus, de l’ex­pé­rience ou des cré­dits via un sys­tème in­té­gré au jeu. Cha­cun peut donc in­ves­tir se­lon ses moyens ou ses en­vies, rien n’est obli­ga­toire, mais il faut re­con­naître que dix eu­ros par-ci, cinq eu­ros par-là, ce­la per­met d’avan­cer bien plus vite, à condi­tion de sa­voir maî­tri­ser ses dé­penses.

WoW met donc en scène des na­vires de guerre, es­sen­tiel­le­ment is­sus de la pre­mière moi­tié du XXe siècle. On dé­bute avec une sé­lec­tion de pe­tits des­troyers et avi­sos, mais au fil des gains vir­tuels on dé­bloque dif­fé­rentes classes de na­vires, tou­jours plus puis­santes ou spé­cia­li­sées (on parle de Tier : 1 pour les dé­bu­tants, les pre­miers porte-avions sont ac­ces­sibles au Tier 4, et les plus gros cui­ras­sés au Tier 10 mais il fau­dra du temps pour y par­ve­nir !). Chaque ca­té­go­rie a ses forces et fai­blesses : les cui­ras­sés sont pous­sifs mais très bien pro­té­gés,

leurs tou­relles d’ar­tille­rie visent et se re­chargent len­te­ment mais leur puis­sance est dé­vas­ta­trice. À l’op­po­sé, les des­troyers sont ra­pides et agiles, équi­pés de tor­pilles mais de ca­nons de pe­tit ca­libre. Entre les deux, les croi­seurs font le com­pro­mis idéal pour les joueurs in­dé­cis. Classe par­ti­cu­lière, les porte-avions ne dis­posent que d’un ar­me­ment sym­bo­lique, mais leur avia­tion em­bar­quée peut être en­voyée en mis­sion sur la carte pour faire des ra­vages à dis­tance. Chas­seurs, bom­bar­diers en pi­qué et tor­pilleurs font ain­si en­trer la ma­rine dans l’ère de l’aé­ro­na­vale.

Bien­ve­nue à la Royale

La prise en mains est très simple : on suit son na­vire sur les flots vir­tuels, on le di­rige au cla­vier (al­lure, di­rec­tion) et on pointe les armes à la sou­ris. La dis­tance de tir est fi­gu­rée à l’écran, mais plus la cible est loin­taine, plus le ré­sul­tat se­ra im­pré­cis. Il faut à peine dix mi­nutes pour maî­tri­ser les as­pects tech­niques du jeu, ce qui le rend ac­ces­sible à tous. Pour ce qui est de la tac­tique en re­vanche, il faut un peu plus de temps. On ne de­vient pas ami­ral en trois clics !

Di­sons-le tout net, les gra­phismes sont ma­gni­fiques, les na­vires de toutes les classes et tous les types res­semblent à des ma­quettes d’his­to­riens mé­ti­cu­leux. Et pour cause : l’équipe de War­ga­ming a consul­té les ar­chives mi­li­taires et les plans of­fi­ciels (lors­qu’ils étaient dis­po­nibles) pour mo­dé­li­ser les flottes. L’ar­ri­vée des na­vires de la Ma­rine na­tio­nale (sur­nom­mée la Royale) n’a pas échap­pé à la règle, même si cer­tains des bâ­ti­ments mo­dé­li­sés sont res­tés à l’état de plans, ar­mis­tice de 1940 oblige. Le pa­villon tri­co­lore flot­te­ra au­près d’autres na­tions : Royaume-Uni, Rus­sie puis URSS, Al­le­magne… WoW n’ayant pas pour vo­ca­tion de re­pro­duire des ba­tailles réelles, chaque camp peut ain­si pa­na­cher ses forces et mé­lan­ger les na­tio­na­li­tés. Les deux na­tions les mieux re­pré­sen­tées sont le Ja­pon (dont la ma­rine de guerre a été ima­gi­née à la fin du XIXe par un Fran­çais, Émile Ber­tin) et les États-Unis. La guerre du Pa­ci­fique est pas­sée par là ! Mais ne né­gli­gez pas pour au­tant les autres ma­rines, ne se­rait-ce que pour croi­ser des lé­gendes de l’his­toire : le Kon­go ou le Ya­ma­to pour le Ja­pon, le Bis­marck de la Krieg­sma­rine, le Hood de l a Royal Na­vy, l e Dun­kerque tri­co­lore… Mal­heu­reu­se­ment, à trop se dis­per­ser dans ses uni­tés, on aug­mente le temps de pro­gres­sion.

Les par­ties sont ra­pides mais ra­re­ment ré­pé­ti­tives. L’ac­cent est mis sur la co­opé­ra­tion entre joueurs puisque toutes les classes de na­vires se cô­toient : cui­ras­sés en ap­pui-feu à dis­tance, des­troyers en re­con­nais­sance et en har­cè­le­ment de l’en­ne­mie, porte-avions en sup­port à l’ar­rière… Même si on est plus proche de l’ar­cade que des si­mu­la­tions na­vales pures et dures, le plai­sir du jeu est bien là. De mul­tiples pe­tits mo­dules in­té­grés au jeu per­mettent de per­son­na­li­ser les na­vires, non seu­le­ment vi­suel­le­ment mais aus­si pour les ca­pa­ci­tés, de telle sorte que chaque joueur se com­pose un ar­se­nal à ses goûts. N’hé­si­tez donc pas à je­ter un oeil à WoW, quitte à cra­quer pour un na­vire payant ou pour quelques eu­ros in­ves­tis afin de pro­gres­ser plus vite.

Le Charles Mar­tel, re­pré­sen­ta­tif des fu­turs croi­seurs fran­çais, em­barque deux hy­dra­vions.

Un cui­ras­sé dans le vi­seur : icône verte, c’est un al­lié.

Le pe­tit por­tea­vions d’es­corte Bogue, ac­ces­sible au Tier 5.

On peut choi­sir un ca­mou­flage pour chaque na­vire. Après, les goûts et les cou­leurs…

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