Lock­heed Mar­tin Pre­par3D Pas seule­ment pros !

Fruit du ra­chat de la plate-forme de dé­ve­lop­pe­ment de Flight Si­mu­la­tor par le grand avion­neur états-unien Lock­heed Mar­tin, Pre­par3D est of­fi­ciel­le­ment un si­mu­la­teur ré­ser­vé aux pro­fes­sion­nels pour la for­ma­tion et l’en­traî­ne­ment. Mais rien ne vous em­pêche

Micro Simulateur - - DOSSIER SIMULATION - par Vé­ro­ni­queRey­nier

C’était avant que Do­ve­tail Games ne re­prenne la li­cence FS X. L’édi­teur Mi­cro­soft avait dé­jà an­non­cé aban­don­ner son si­mu­la­teur et les nom­breux ama­teurs se dé­so­laient de ne plus l e voir évo­luer, lorsque l’an­nonce fut pu­bliée : Lock­heed Mar­tin avait ra­che­té la plate-forme et em­bau­ché la plu­part des dé­ve­lop­peurs à l’ori­gine du lo­gi­ciel. Mais l’es­poir sus­ci­té avait vite été gla­cé, l’avion­neur n’ayant au­cune en­vie de s’adres­ser au grand pu­blic. Le con­trat pas­sé avec Mi­cro­soft ne le per­met­tait pas, du reste, et qui trou­ve­rait au­jourd’hui une boîte Pre­par3D dans les rayon­nages des ma­ga­sins spé­cia­li­sés, vir­tuels comme réels, au­rait af­faire à une contre­fa­çon.

Tou­te­fois, les ama­teurs at­ten­tifs ont vite re­mar­qué l’exis­tence d’une li­cence « Aca­de­mic », à 60 $, tout aus­si riche que la pro­fes­sion­nelle et des­ti­née aux ap­pren­tis pi­lotes. C’était pour Lock­heed Mar­tin un bon moyen de sa­tis­faire les sim­mers sans avoir à se pré­oc­cu­per de la lo­gis­tique du mar­ché grand pu­blic. La ver­sion 1, par­fai­te­ment iden­tique à FS X quant à ses fonc­tions et com­pa­tible avec les add-ons exis­tants, juste re­ma­niées au ni­veau in­ter­face et n’exis­tant que dans la langue de Sha­kes­peare, a at­ti­ré l’at­ten­tion des sim­mers du monde en­tier.

La ver­sion 2 a mon­tré une évo­lu­tion im­por­tante, celle de l’adop­tion d’un mo­teur de ren­du gra­phique ba­sé sur Di­rectX 11 et donc ca­pable d’ex­ploi­ter les ca­pa­ci­tés avan­cées des cartes gra­phiques ré­centes. Un tra­vail im­por­tant a été me­né sur les nuages, avec la re­pré­sen­ta­tion de leurs ombres au sol. Les cock­pits ont eux aus­si bé­né­fi­cié d’op­tions sup­plé­men­taires. Un pro­grès mar­quant, d’au­tant plus que la com­pa­ti­bi­li­té avec l’exis­tant dans FS X était main­te­nue !

On at­ten­dait donc pour la ver­sion 3 l’ar­ri­vée du 64 bits, pour avoir en­fin suf­fi­sam­ment d’adres­sage mé­moire

pour sup­por­ter un en­vi­ron­ne­ment de plus en plus riche. Mais cette ver­sion 3 n’a pas vrai­ment ap­por­té d’évo­lu­tions ma­jeures, à part le mode Ava­tar, qui per­met de cir­cu­ler « à pied » dans les dé­cors. Il s’agit plus d’une conso­li­da­tion et d’un en­ri­chis­se­ment des ca­pa­ci­tés de la ver­sion 2, avec le sup­port de Win­dows 10, tou­jours en main­te­nant la com­pa­ti­bi­li­té avec l’exis­tant.

C’est avec la ver­sion 4, dis­po­nible de­puis la fin mai der­nier, que ces at­tentes sont en­fin com­blées ou presque. Pre­par3D 4 fonc­tionne en 64 bits, ce qui l’af­fran­chit des li­mites ren­con­trées par les ver­sions pré­cé­dentes. Par ailleurs, tout ce dont le sim­mer FS a tou­jours rê­vé est in­clus dans cette mise à jour : sup­port de la réa­li­té vir­tuelle avec Ocu­lus Rift et HTC Vive, in­té­gra­tion d’un chat au­dio pour le vol en ré­seau, dé­cors et don­nées géo­gra­phiques mis à jour avec beau­coup plus de dé­tails sur des zones ou conti­nents jus­qu’ici un peu né­gli­gés comme l’Asie, éclai­rages dy­na­miques… La liste est longue ! Pre­par3D 4 est aux ver­sions pré­cé­dentes ce que FS X fut en son temps à la gamme FS.

Évi­dem­ment, tout ce­la se paie, non pas en termes d’achat du lo­gi­ciel, tou­jours à 60 dol­lars en ver­sion Aca­de­mic, mais en termes de ma­té­riel né­ces­saire. Un Quad Core 3,5 GHz sous Win­dows 10, avec 16 Go de mé­moire vive en DDR3, 40 Go d’es­pace libre sur un disque SSD et 8 Go de mé­moire vive sur la carte gra­phique, ce n’est plus la confi­gu­ra­tion de mon­sieur tout-lemonde ca­pable néan­moins de faire tour­ner FS X.

Une ver­sion pour cha­cun

Pour ceux qui ne dis­posent pas d’un tel équi­pe­ment, ou qui ont in­ves­ti dans un cock­pit ou d’autres élé­ments ma­té­riels comme lo­gi­ciels, il est tou­jours pos­sible d’op­ter pour une ver­sion 2 ou 3. À la dif­fé­rence des autres ac­teurs du mar­ché, en ef­fet, Lock­heed Mar­tin conti­nue à pro­po­ser chaque ver­sion de son si­mu­la­teur à la vente – sauf la ver­sion 1, mais la 2 est com­pa­tible. Cette der­nière sup­porte la qua­si-to­ta­li­té des add-ons FS X, un atout ma­jeur pour qui veut res­ter dans cet en­vi­ron­ne­ment sans pas­ser par la plate-forme Steam, et offre dé­jà une amé­lio­ra­tion gra­phique par rap­port à FS X.

On fe­ra ai­sé­ment l’im­passe sur la ver­sion 3, en re­vanche, car au­tant pas­ser di­rec­te­ment à la 4 qui pro­pose la même évo­lu­tion sur le plan de l’image, mais en 64 bits, donc avec suf­fi­sam­ment de mé­moire pour en pro­fi­ter. Un han­gar par dé­faut très riche, beau­coup d’add-ons com­pa­tibles se­lon Lock­heed Mar­tin, des dé­cors ma­gni­fiques dans le monde en­tier, un édi­teur de mis­sions bien su­pé­rieur à ce­lui de FS, puisque conçu pour faire de la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, l’ar­ri­vée de la réa­li­té vir­tuelle, P3D4 pour­rait être le si­mu­la­teur qu’at­ten­daient tous les fi­dèles du monde Flight Si­mu­la­tor.

Il reste à voir si les dé­ve­lop­peurs d’ap­pa­reils, de dé­cors et autres lo­gi­ciels tiers sui­vront, car le mar­ché se ré­tré­cit avec cette ver­sion 4 au seul Pre­par3D, qui n’a pas l’au­dience de FS. Qui dit ri­chesse fonc­tion­nelle dit com­plexi­té, il ne faut pas s’at­tendre à trou­ver beau­coup de free­wares dans cet en­vi­ron­ne­ment, même si le SDK est très com­plet et l’abon­ne­ment des­ti­né aux dé­ve­lop­peurs pas trop oné­reux – il en faut un par ver­sion du si­mu­la­teur, néan­moins. Mais les prin­ci­paux édi­teurs de pay­wares ont dé­jà an­non­cé leur ral­lie­ment.

Les dé­cors FTX Glo­bal et conti­nen­taux d’Orbx mettent en va­leur les pos­si­bi­li­tés gra­phiques de P3D dans toutes ses ver­sions.

L’adop­tion de Di­rectX 11 de­puis la ver­sion 2 ouvre des pos­si­bi­li­tés gra­phiques in­té­res­santes.

Le F-35A de Di­no Cat­ta­neo fit son en­trée dans le han­gar des avions par dé­faut dans la ver­sion 3.

Le cock­pit du Black Hawk de Vir­ta­via, in­clus dans le han­gar par dé­faut de la ver­sion 3 de P3D.

Dès la ver­sion 2, les pos­si­bi­li­tés de pa­ra­mé­trage de l’image (ici les éclai­rages) sont bien plus im­por­tantes que dans FS X.

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