Trucs et as­tuces

X-Plane prend de plus en plus de place dans le coeur des pas­sion­nés de si­mu­la­tion de vol. De nou­veaux adeptes ap­pa­raissent ré­gu­liè­re­ment dans les fo­rums, à la re­cherche de con­seils avi­sés pour l’ex­ploi­ter au mieux. Alors voi­ci quelques bonnes idées qui am

Micro Simulateur - - PRATIQUE -

De nom­breuses rai­sons peuvent pous­ser un sim­mer à choi­sir X-Plane, comme le fait qu’il soit mul­ti­pla­te­forme, mis à jour ré­gu­liè­re­ment ou sim­ple­ment par cu­rio­si­té (voir notre pré­sen­ta­tion p. 30). Tou­jours est-il que sa dé­cou­verte est sou­vent se­mée d’em­bûches, voire de dé­cou­ra­ge­ments, sur­tout au dé­but. Cer­tains se plaignent même de pas­ser plus de temps à bri­co­ler dans le pro­gramme qu’à vo­ler, ce qui est dom­mage ! Nous al­lons donc dres­ser un in­ven­taire des opé­ra­tions utiles pour rac­cour­cir au maxi­mum les phases de ré­glages et prendre les com­mandes de son avion vir­tuel aus­si vite que pos­sible.

Mon or­di­na­teur est-il as­sez puis­sant ?

X-Plane 11 est ré­pu­té pour né­ces­si­ter plus de res­sources in­for­ma­tiques que la ver­sion 10. Mais comment avoir une idée plus pré­cise de son com­por­te­ment sur l’or­di­na­teur qui lui est dé­dié ? La confi­gu­ra­tion mi­ni­mum men­tion­née sur le site de La­mi­nar Re­search donne une pre­mière piste, mais es­sayer la ver­sion « dé­mo » est en­core la meilleure so­lu­tion. Elle est té­lé­char­geable sur la page « Try it » du site des au­teurs. Cette ver­sion d’es­sai est uti­li­sable uni­que­ment sur l’aé­ro­port de Seat­tleTa­co­ma pour une du­rée de vol li­mi­tée, mais ce­la per­met de vé­ri­fier si la flui­di­té est au ren­dez-vous.

Si tel est le cas, vous pou­vez ache­ter la ver­sion com­plète soit en té­lé­char­ge­ment, soit par DVD si votre bande pas­sante est li­mi­tée. Rien ne vous oblige à ins­tal­ler le monde en­tier en une seule fois ! Pour ce faire, co­chez d’abord lors de l’ins­tal­la­tion les ré­gions qui vous in­té­ressent le plus pour ob­te­nir le dé­cor mon­dial en plu­sieurs étapes si vous n’avez pas beau­coup de temps de­vant vous. Il faut aus­si sa­voir que votre nu­mé­ro de sé­rie n’est pas seule­ment de­man­dé à la pre­mière uti­li­sa­tion, mais aus­si très ré­gu­liè­re­ment au dé­mar­rage.

La­mi­nar pro­pose très ré­gu­liè­re­ment des mises à jour. Il est re­com­man­dé de ne pas les ef­fec­tuer pour les ver­sions bê­ta ré­ser­vées aux tes­teurs ex­pé­ri­men­tés. Pour les ver­sions stables, il est im­por­tant de gar­der ailleurs la ver­sion pré­cé­dente, au moins le temps de vé­ri­fier que la der­nière vous convient.

En cas de pro­blème ou de crash, il est gé­né­ra­le­ment inu­tile de tout ré­ins­tal­ler. Il suf­fit de sup­pri­mer les fi­chiers conte­nus dans le dossier \\Out­put\pre­fe­rences pour ré­ta­blir les pa­ra­mètres par dé­faut. C’est en­suite un peu fas­ti­dieux de re­faire tous ses ré­glages, mais cette re­mise à zé­ro est sou­vent bé­né­fique ! De même, un simple cou­per-col­ler de tout le conte­nu de X-Plane d’un en­droit (disque, clé…) à un autre suf­fit pour le dé­pla­cer. Ce pro­gramme né­ces­site de sau­ve­gar­der uni­que­ment les don­nées per­son­nelles en cas de crash com­plet du disque.

Il est in­té­res­sant de sa­voir ana­ly­ser le fi­chier log.txt pré­sent dans la ra­cine, en par­ti­cu­lier pour iden­ti­fier un crash ou un pro­blème d’af­fi­chage (voir en­ca­dré).

Quelques ré­glages

La langue de Sha­kes­peare vous re­bute ? Vous avez de la chance, un Fran­çais a très conscien­cieu­se­ment tra­duit dans celle de Vol­taire toutes les in­for­ma­tions pré­sentes dans X-Plane. Cette ver­sion est ré­cu­pé­rable sur le fo­rum de www.x-plane.fr. Pe­tit à pe­tit, les tu­to­riaux et ma­nuels fran­çais sont aus­si dif­fu­sés sur le Web !

La nou­velle in­ter­face, plus er­go­no­mique, a pour­tant l’in­con­vé­nient de mul­ti­plier les clics de sou­ris ( par rap­port à X-Plane 10, mais pas plus que dans FS X, N.D.L.R.). Une fois que vous au­rez re­pé­ré quelles fonc­tions vous sont les plus utiles, n’hé­si­tez pas à y ac­cé­der par de mul­tiples rac­cour­cis ! Par exemple, M (comme Map ou Carte en an­glais) af­fiche la carte ins­tan­ta­né­ment et suit votre vol en temps réel, et P marque une pause.

Pour­quoi les fps sont-ils si bas ?

Nous avons vé­ri­fié que les vols de la ver­sion de dé­mons­tra­tion étaient fluides et la com­plète a été ins­tal­lée. Mais en char­geant un avion de ligne dont le ta­bleau de bord est com­plexe dans un en­vi­ron­ne­ment comme un aé­ro­port de grand tra­fic, il est pos­sible que le fra­me­rate frôle les 19 images/se­conde, voire moins. Pour af­fi­cher le chiffre exact, il suf­fit d’ac­cé­der à la fonc­tion Pa­ra­mètres/Don­nées de sor­tie/Fra­me­rate et de co­cher la case « Af­fi­cher dans le cock­pit ». À moins de 19 fps, il est à peine pos­sible de faire une jo­lie image, mais cer­tai­ne­ment pas d’ef­fec­tuer un at­ter­ris­sage dans les règles de l’art ! La pre­mière règle toute simple consiste… à ar­rê­ter l’or­di­na­teur et le re­dé­mar­rer pour li­bé­rer de la mé­moire. Si ce­la ne suf­fit pas, il faut al­lé­ger cer­tains ré­glages dans les op­tions de ren­du de X-Plane. Par exemple, di­mi­nuer le nombre de nuages, la vi­si­bi­li­té, le nombre d’ob­jets et le nombre d’avions du tra­fic IA se­ra très ef­fi­cace pour ga­gner en flui­di­té ! Si vous pos­sé­dez une carte gra­phique Nvi­dia, pen­sez aus­si à désac­ti­ver dans son ges­tion­naire propre le mo­dule de par­tage et de cap­ture vi­déo.

Un avion per­for­mant

La nou­velle in­ter­face concerne aus­si les ran­ge­ments d’avions. Les dif­fé­rentes ca­té­go­ries pré­sen­tées ne sont plus le re­flet strict du ré­per­toire \\X-Plane 11\Air­craft, mais ce­lui de ren­sei­gne­ments que les dé­ve­lop­peurs men­tionnent di­rec­te­ment dans le pro­gramme Plane-Ma­ker qui leur per­met d’adap­ter leur aé­ro­nef au si­mu­la­teur. Les cases à rem­plir, si­tuées dans sa page Stan­dard\Au­thor concernent l’au­teur, la ca­té­go­rie et le fa­bri­cant. À dé­faut, l’uti­li­sa­teur peut le faire lui-même puisque ce pro­gramme est li­vré avec X-Plane. L’in­for­ma­tion se­ra alors in­té­grée dans le fi­chier acf pour chaque avion. Bien en­ten­du, il est re­com­man­dé, en cas de re­gret, de faire une sau­ve­garde de ce fi­chier avant toute modification.

L’ajout d’une pe­tite icône per­met d’avoir une vue de l’avion dans la liste de choix. Si elle est ab­sente, elle se­ra rem­pla­cée par un gros point d’in­ter­ro­ga­tion, ce qui n’est ni es­thé­tique, ni pra­tique pour le re­con­naître. Pour en gé­né­rer une, il faut char-

ger l’avion en mode « Cold and Dark » (l’image d’une hé­lice à l’ar­rêt étant plus jo­lie), puis ac­cé­der au me­nu De­ve­lo­per /Re­ge­ne­rate icons for cur­rent air­craft (dé­ve­lop­peur/Ré­gé­né­rer les icônes de l’avion char­gé). Plu­sieurs images ap­pa­raî­tront après quelques se­condes, adap­tées à chaque li­vrée.

Il faut no­ter que l’em­pla­ce­ment de dé­part choi­si est en­re­gis­tré avant la fer­me­ture du si­mu­la­teur et c’est ce­lui que vous re­trou­ve­rez au pro­chain dé­mar­rage sans avoir à le re­cher­cher.

Les fe­nêtres pop-up, voire dé­ta­chables pour être af­fi­chées sur un autre écran, de­viennent de plus en plus nom­breuses, en par­ti­cu­lier pour le Gar­min, alors n’hé­si­tez pas à les uti­li­ser !

De jo­lis dé­cors

Le monde de X-Plane est pré­sen­té en deux dos­siers, Glo­bal Sce­ne­ry qu’il n’est pas re­com­man­dé de mo­di­fier, et Cus­tom Sce­ne­ry où l’uti­li­sa­teur ajoute les dif­fé­rentes scènes ad­di­tion­nelle. Ces der­nières s’em­pilent de bas en haut comme dans la réa­li­té. Le ter­rain de base in­tègre un maillage de re­lief ( mesh) plus ou moins dé­taillé, sur le­quel se su­per­posent les tex­tures pho­tos, puis les routes, rivières et bâ­ti­ments des villes et des aé­ro­ports. La plu­part du temps, l’ordre al­pha­bé­tique res­pecte ce­lui des dif­fé­rentes couches. Dans le cas contraire, il faut faire « des­cendre » ar­ti­fi­ciel­le­ment les bases en fai­sant pré­cé­der leur nom d’un Z ou « re­mon­ter » les aé­ro­ports ou les villes en ajou­tant un A sur le même prin­cipe. Le fait d’ajou­ter des ob­jets, ceux ba­sés sur les don­nées OSM comme ceux des aé­ro­ports masque au­to­ma­tique-

ment l’af­fi­chage des bâ­ti­ments is­sus de l’au­to­gen.

Cet ordre est re­pré­sen­té dans le fi­chier sce­ne­ry_­packs.ini. Il se trouve lui aus­si dans le dossier Cus­tom Sce­ne­ry et l’ordre de ses dif­fé­rentes lignes peut être mo­di­fié à la main puis­qu’il s’agit d’un fi­chier texte.

Le dossier Cus­tom Sce­ne­ry/Glo­bal Air­ports est quant à lui un peu par­ti­cu­lier. Il réunit un nombre crois­sant d’aé­ro­ports mo­dé­li­sés avec des ob­jets stan­dards is­sus de la bi­blio­thèque de La­mi­nar Re­search. Ils sont des­ti­nés à meu­bler les aé­ro­ports qui étaient tous vides au­pa­ra­vant, mais il a quel­que­fois l’in­con­vé­nient de ren­trer en conflit avec l es scènes de créa­teurs. Pour y re­mé­dier, il est pos­sible de le dé­pla­cer ailleurs. Il n’est pas in­dis­pen­sable, les pistes et aides à la na­vi­ga­tion se­ront tou­jours pré­sentes. Une autre so­lu­tion consiste à le re­nom­mer en XG­lo­bal Air­ports pour qu’il soit en fin de liste, mais au-des­sus du ter­rain de base. N’ou­bliez pas de lui re­don­ner son nom ini­tial ou le re­mettre à son em­pla­ce­ment d’ori­gine avant chaque mise à jour !

Pour ne pas sur­char­ger l e dossier Cus­tom Sce­ne­ry, il est conseillé d’y pla­cer uni­que­ment les scènes du vol que l’on veut ef­fec­tuer. Il existe pour ce­la plu­sieurs pe­tits pro­grammes qui ac­tivent des rac­cour­cis vers un dossier où cha­cun range ses nom­breuses scènes pré­fé­rées. Nous pou­vons ci­ter entre autres Sce­neMa­na­ger, mais qui fonc­tionne uni­que­ment sous Win­dows.

Cer­taines scènes font ap­pel à des bi­blio­thèques d’ob­jets dont la liste est men­tion­née dans le mode d’em­ploi de cha­cune. Elles réunissent une très grande quan­ti­té d’ob­jets 3D mis à la dis­po­si­tion des créa­teurs pour leur sim­pli­fier la tâche (voir en­ca­dré). Il est in­dis­pen­sable de les ins­tal­ler en même temps que la scène sou­hai­tée pour voir ap­pa­raître les ob­jets en ques­tion, faute de quoi un mes­sage d’er­reur s’ins­cri­ra à la place de la scène de­man­dée.

X-Plane 11 est en constante évo­lu­tion (la ver­sion en boî­tier DVD n’em­pêche pas les mises à jour via In­ter­net), mais les prin­cipes de base res­tent les mêmes et une fois qu’ils ont été com­pris, quel plai­sir de vo­ler !

Un vol conti­nen­tal en B737.

La page Au­thor à rem­plir dans Plane-Ma­ker.

Le C172 au-des­sus des plages d’Oa­hu.

Les fe­nêtres pop-up sont plus li­sibles.

Af­fi­chage du taux de ra­fraî­chis­se­ment (fra­me­rate).

La ver­sion dé­mo sur le site de La­mi­nar Re­search.

Le centre-ville et les gratte-ciel de Ho­no­lu­lu, po­sés par-des­sus des pho­tos aé­riennes d’Oa­hu (RealS­ce­ne­ry).

Et après modification, il en a ré­cu­pé­ré une pour chaque li­vrée.

Le DR-400 n’a qu’un point d’in­ter­ro­ga­tion à la place de son icône.

La touche M per­met d’af­fi­cher la carte, voire même en mode dé­ta­ché sur un autre écran.

At­ter­ris­sage sur une scène per­son­na­li­sée.

Une des plus belles scènes ré­centes, la ville de New York de Dr­ze­wie­cki Design.

La page d’ac­cueil du wi­ki fran­co­phone de X-Plane.

Les ré­glages mé­téo peuvent être très poin­tus.

Dé­part au pe­tit ma­tin sur une place de par­king de l’avia­tion gé­né­rale.

Une si­gna­li­sa­tion au sol, des bâ­ti­ments 3 et un tra­vail de four­mi trans­forment les places vides en aé­ro­ports.

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