Air­lines Ma­na­ger Ty­coon ..........................................p.

Pi­lo­ter des avions, c’ est une chose. Mais bien ins­tal­lé dans son cock­pit vir­tuel, le sim mer en vient à ou­blier les pro­blèmes ren­con­trés parles pa­trons des a com­pa­gnie. Voi­là de quoi re­mettre les pen­dule sàl’ heure! par Em­ma­nuel Blanc hard

Micro Simulateur - - SOMMAIRE -

Par­mi nos lec­teurs, nom­breux sont ceux qui pri­vi­lé­gient les vols en ap­pa­reils com­mer­ciaux et à pro­fi­ter de nos des­crip­tions de plans de vol. Or, le trans­port aé­rien ne se ré­sume pas qu’à pro­gram­mer un CDU et éta­blir une feuille de route. Dans l es tours des grandes mé­tro­poles, l es di­ri­geants des grandes com­pa­gnies cherchent à aug­men­ter les re­ve­nus par pas­sa­gers, di­mi­nuer les coûts au ki­lo­mètre, op­ti­mi­ser les flottes d’ap­pa­reils à en­tre­te­nir… Si les risques sont moindres que dans un poste de pi­lo­tage, les dé­fis à re­le­ver n’en sont pas moins dan­tesques et se frot­ter à la vie d’un di­rec­teur d’en­tre­prise de trans­port aé­rien per­met d’en­vi­sa­ger un plan de vol sous un autre angle. C’est jus­te­ment ce que vous pro­pose ce jeu : Air­lines Ma­na­ger Ty­coon (lan­cé au mo­ment du Sa­lon du Bour­get 2017) vous laisse toute la­ti­tude pour fon­der une com­pa­gnie, dé­fi­nir les routes à suivre, les ho­raires des vols, les flottes d’ap­pa­reils, les po­li­tiques d’en­tre­tien, les axes de re­cherche. Au bout de l’aven­ture, ce se­ra le suc­cès com­mer­cial ou la faillite ca­la­mi­teuse. Sau­rez-vous prendre les bonnes dé­ci­sions ?

En ligne et gra­tuit

Air­lines Ma­na­ger est en fait un en­semble de jeux à choi­sir se­lon ses pré­fé­rences et son équi­pe­ment. Le jeu de base (Air­lines Ma­na­ger Pro, ex-Air­lines Ma­na­ger 2) se pra­tique es­sen­tiel­le­ment par le biais d’un na­vi­ga­teur Web, et le dé­ve­lop­pe­ment d’une com­pa­gnie s’y effectue en temps réel. Mais face au dé­fer­le­ment des ap­pli­ca­tions pour sup­ports mo­biles (ta­blettes, smart­phones…) les dé­ve­lop­peurs de la so­cié­té Play­rion ont ima­gi­né une dé­cli­nai­son mieux adap­tée aux nou­veaux usages. Avec Air­lines Ma­na­ger Ty­coon, le temps passe sept fois plus vite - soit une se­maine de temps réel par tranche de 24 heures. No­tez que si vous n’avez pas de ta­blette MacOS ou An­droid, AM Ty­coon est aus­si ac­ces­sible par l’in­ter­mé­diaire d’un na­vi­ga­teur, mais en ver­sion bê­ta jus­qu’à la fin de l’été 2017. L’in­ter­face de la ver­sion Web est iden­tique à celle d’Air­lines Ma­na­ger Pro ; pour l es sup­ports mo­biles elle a été mo­di­fiée pour être plus convi­viale et plus adap­tée aux for­mats d’af­fi­chage li­mi­tés. No­tez que l es cap­tures d’écran des ver­sions mo­biles pré­sen­tées dans ces pages pro­viennent de l’édi­teur Play­rion, notre ré­dac­tion n’étant pas (en­core) équi­pée de ces sup­ports.

But du jeu : rien de moins que créer sa com­pa­gnie. On com­mence lo­gi­que­ment par dé­fi­nir le nom de l’opé­ra­teur, choi­sir l’ap­pa­rence du di­rec­teur (et de sa se­cré­taire). Un di­dac­ti­ciel per-

met de faire ses pre­miers pas sans ra­ter une phase im­por­tante de ce lancement. On dis­pose d’un ca­pi­tal ini­tial pour dé­bu­ter, 300 mil­lions de dol­lars (vir­tuels), ce­la peut sem­bler beau­coup mais dans le sec­teur du trans­port aé­rien l’ar­gent file vite, très vite ! Puis on choi­sit un hub, la base prin­ci­pale de notre fu­ture com­pa­gnie. Ici le jeu re­cense des mil­liers d’aé­ro­ports réels dans le monde en­tier, on fait dé­fi­ler les choix à par­tir du conti­nent puis du pays vou­lu. Toutes les fan­tai­sies sont en­vi­sa­geables, mais avec des prin­cipes de base à res­pec­ter : les plus grosses pla- te­formes in­ter­na­tio­nales coûtent cher mais dis­posent de pistes longues et pro­mettent un tra­fic de pas­sa­gers im­por­tant ; les pe­tites ins­tal­la­tions ne peuvent ac­cueillir tous les types d’ap­pa­reils et ne se­ront pas for­cé­ment des des­ti­na­tions ren­tables.

On passe en­suite à l’ou­ver­ture de ligne : on ac­quiert les droits d’ex­ploi­ta­tion sur un autre aé­ro­port (avec les mêmes prin­cipes que pour le hub), en­fin on passe à la bou­tique d’avions. Les mo­dèles dis­po­nibles sont des ap­pa­reils com­mer­ciaux réels avec leurs ca­pa­ci­tés d’ac­cueil, leurs points forts et faibles (vi­tesse, taux d’usure, coût d’en­tre­tien, lon­gueur de piste né­ces­saire), clas­sés se­lon leurs ca­té­go­ries (long, moyen ou court cour­rier, voire fret). On af­fecte l’avion à la ligne ou­verte pré­cé­dem­ment. Il faut dé­fi­nir pour chaque ap­pa­reil une grille ho­raire d’ex­ploi­ta­tion (les ap­pa­reils font des al­lers-re­tours, pas de vol avec es­cale) et éven­tuel­le­ment ré­par­tir les sièges se­lon les classes éco, bu­si­ness et pre­mière. Cer­taines des­ti­na­tions ont des voya­geurs plus riches !

Pro­gres­sion

Au fil du temps, on ouvre d’autres lignes avec d’autres ap­pa­reils, ceux­ci s’usent et né­ces­sitent des pé­riodes d’en­tre­tien (voire de ré­pa­ra­tion lourde). On ap­prend vite qu’un avion qui ne vole pas est un far­deau fi­nan­cier, et il faut par­ve­nir à op­ti­mi­ser les ho­raires de chaque ligne et chaque ap­pa­reil. Le joueur peut amé­lio­rer l’ef­fi­ca­ci­té de sa flotte en in­ves­tis­sant dans la re­cherche, que ce soit pour l’ac­cueil et le confort des pas­sa­gers (ils paie­ront plus !), la main­te­nance des avions (ils s’use­ront moins vite et se­ront plus éco­nomes en car­bu­rant…). Bien évi­dem­ment l’as­pect gra­tuit de l’ap­pli­ca­tion est contre­ba­lan­cé par des op­tions payantes qui permettent de dé­blo­quer des conte­nus ou pro­gres­ser plus ra­pi­de­ment. Mais Air­lines Ma­na­ger Ty­coon fait par­tie de ces jeux ad­dic­tifs qui font qu’à tout ins­tant on a en­vie de consul­ter son écran pour sa­voir où en sont les vols, la flotte ou les re­cherches… Très simple à prendre en mains mais rem­pli d’op­tions et de pos­si­bi­li­tés, c’est un jeu riche et com­plet ; de sur­croît, il flatte l’ego du joueur, c’est tout de même gra­ti­fiant de se voir à la tête d’une com­pa­gnie in­ter­na­tio­nale de trans­port aé­rien et de jon­gler avec des mil­lions de dol­lars – fussent-ils vir­tuels ! De sur­croît on peut com­pa­rer ses ré­sul­tats avec les autres joueurs, voire for­mer des al­liances entre opé­ra­teurs (SkyTeam, Star Al­liance, ça vous dit quelque chose ?). Alors sur PC via le na­vi­ga­teur Web ou sur ta­blette/smart­phone (dis­po­nible sur Goo­gleP­lay ou AppS­tore), Air­lines Ma­na­ger Ty­coon n’at­tend plus que vous pour re­le­ver les dé­fis du trans­port au XXIe siècle.

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