C-46Com­man­do

Ca­mion vo­lant

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - ParEm­ma­nuelB­lan­chard

Ap­pa­reil mal-ai­mé des his­to­riens, le C-46 a pour­tant su ga­gner l’es­time de ses équi­pages. Sa ver­sion vir­tuelle lui ren­delle hom­mage ?

Pas fa­cile d’être le contem­po­rain de deux lé­gendes de l’avia­tion : coin­cé entre le DC-3 et le Constel­la­tion, le Cur­tiss C-46 Com­man­do est pas­sé un peu in­aper­çu au­près des his­to­riens. Pour­tant ce bi­mo­teur dis­cret pour­rait mé­ri­ter sa place dans le han­gar « vin­tage » de votre si­mu­la­teur fa­vo­ri.

L’his­toire de l’avia­tion com­porte son lot de lé­gendes, mais aus­si d’ap­pa­reils mal ai­més. Par­mi ces der­niers, cer­tains l e mé­ritent am­ple­ment : que ce soit par des dé­fauts de concep­tion, des ca­tas­trophes en sé­ries, une lai­deur re­pous­sante… On pour­rait citer dans cette fa­mille le Dou­glas DC10, le De Ha­villand Co­met, le Tu144, le F-104 « fai­seur de veuves », la liste ex­haus­tive se­rait trop longue et peut-être par­tiale ! Mais il y a aus­si les ap­pa­reils qui étaient au mau­vais en­droit et au mau­vais mo­ment, ceux qui n’ont pas eu de chance et ont été éclip­sés par le suc­cès de concur­rents plus po­pu­laires. Sans rai­son va­lable, ces avions traînent une ré­pu­ta­tion dé­plo­rable bien que non fon­dée. Et le vé­né­rable Cur­tiss C-46 fait par­tie de cette ca­té­go­rie de « pois­sards du ciel ». Pour­tant il avait bien com­men­cé, sous la forme d’un pro­jet de 1937 des­ti­né à concur­ren­cer les DC-2 plé­bis­ci­tés par les com­pa­gnies aé­riennes de l’époque. Mais le concept ini­tial fut re­vu plu­sieurs fois à la baisse, la for­mule qua­dri­mo­teur bi­dé­rive de­ve­nant un mo­deste bi­mo­teur plus clas­sique. Le fu­se­lage in­no­vait de ma­nière ré­vo­lu­tion­naire en in­té­grant la pres­su­ri­sa­tion pour ga­ran­tir le con­fort des pas­sa­gers : de ce fait, pour sup­por­ter les dif­fé­rences de pres­sion en al­ti­tude, la car­lingue adop­tait une coupe en 8, re­prise plus

tard sur les Boeing 377 ou Dou­glas DC-8. Mais le dé­but de la Se­conde Guerre mon­diale en Eu­rope, au mo­ment où me pro­to­type prit l’air en mars 1940, don­na un coup de frein au pro­jet. Ce furent les mi­li­taires qui sau­vèrent l’avion, in­té­res­sés par sa ca­pa­ci­té de trans­port de fret ; non pres­su­ri­sé, équi­pé d’un plan­cher ren­for­cé et d’une large porte d’ac­cès, le pre­mier C-46A en­tra en ser­vice dans l’USAAF dès mai 1942. Du­rant le conflit, l’ap­pa­reil fit preuve d’in­té­res­santes ca­pa­ci­tés en vi­tesse et al­ti­tude de croi­sière, bien su­pé­rieures à celles du C-47 (le DC-3 mi­li­taire). Mais il ac­quit aus­si une très mau­vaise ré­pu­ta­tion lors de deux opé­ra­tions. En pre­mier lieu, le C-46 pou­vant vo­ler haut, il fut in­ten­si­ve­ment em­ployé lors du pont aé­rien entre l’Inde et la Chine des­ti­né à ra­vi­tailler les troupes na­tio­na­listes qui com­bat­taient les Ja­po­nais. Or ces avions étaient aux mains d’équi­pages in­ex­pé­ri­men­tés, ils opé­raient dans des condi­tions mé­téo dé­plo­rables et de­puis des pistes plus que som­maires, souf­frant de sur­croît d’un en­tre­tien aléa­toire et de manque de pièces dé­ta­chées. Dans ces condi­tions, il n’est pas éton­nant que nombre d’exem­plaires connurent des pannes et des sou­cis d’ex­ploi­ta­tion… Autre théâtre, autres pro­blèmes : le C-46 fut uti­li­sé lors des pa­ra­chu­tages du fran­chis­se­ment du Rhin en mars 1945, pour épau­ler les C-47 Da­ko­ta. Et là, les Cur­tiss su­birent de nom­breuses pertes. Pour­tant l’avion était fiable, mais la dé­fense an­ti­aé­rienne put se dé­chaî­ner contre ces ap­pa­reils contraints de vo­ler len­te­ment à basse al­ti­tude et en for­ma­tion ser­rée, alors que jus­te­ment le Com­man­do avait été pré­vu pour vo­ler vite, haut et seul… Ajou­tons à ces deux mésa­ven­tures le suc­cès du concur­rent C-47/DC3, on com­prend que le pauvre C46 n’a pas eu la chance qu’il mé­ri­tait ! Après le conflit, les quelques 1 500 exem­plaires construits ser­virent pour le trans­port de fret mi­li­taire, avant d’être cé­dés à des opé­ra­teurs plus ou moins exo­tiques. Les ver­sions de trans­port de pas­sa­gers ne purent lut­ter contre la concur­rence des DC-3 (sur­plus de guerre) ou Constel­la­tion, les pauvres C-46 furent en­core re­lé­gués à la tâche in­grate de ca­mions vo­lants. Pour­tant quelques exem­plaires volent en­core à ce jour, dans des condi­tions va­riées (du cercle po­laire à l’équa­teur), preuve que fi­na­le­ment l’ap­pa­reil n’était pas si mal conçu que ça ! L’un d’entre eux est même le par­ti­ci­pant ré­gu­lier d’une émis­sion de té­lé­réa­li­té amé­ri­caine sur les pi­lotes du Grand Nord, une consé­cra­tion pour un mal ai­mé… Alors quand un édi­teur d’ex­ten­sions pro­pose de nous li­vrer toute une col­lec­tion de C-46, ce­la ne peut qu’ex­ci­ter notre cu­rio­si­té…

Han­gar rem­pli !

L’ap­pa­reil vir­tuel est dé­ve­lop­pé par l’équipe d’Ae­ro­plane Hea­ven et dis­tri­bué par Just­Flight. Il est ven­du au ta­rif de 30,95 eu­ros et est an­non­cé comme com­pa­tible avec FS X SP2 et P3D toutes ver­sions ; nous avons pro­fi­té du dos­sier du mois pré­cé­dent pour mettre à l’épreuve la v.4 du lo­gi­ciel de Lock­heed Martin en même temps que notre vé­né­rable FS X. Le choix du si­mu­la­teur de des­ti­na­tion se fait lors de l’ins­tal­la­tion ; comme l’ad­don est as­so­cié à un compte d’uti­li­sa­teur, il est pos­sible d’avoir les deux dé­cli­nai­sons FS et P3D sur la même ma­chine. Le ma­nuel PDF de 40 pages (en an­glais) re­trace ra­pi­de­ment l’his­to­rique de l’avion, pré­sente toutes les li­vrées et dé­cli­nai­sons four­nies dans l’add-on, il dé­crit les deux ver­sions du cock­pit et pré­cise les opé­ra­tions de base pour l e dé­mar­rage et le vol en condi­tions nor­males.

Pas moins de 19 va­riantes viennent gar­nir le han­gar vir­tuel de FS X/P3D. Et il y en a pour tous les goûts ! D’abord les mo­dèles du C- 46 en ver­sion mi­li­taire, re­con­nais­sables à leurs hé­lices qua­dri­pales, l’as­tro­dôme au-des­sus du fu­se­lage et l’équi­page en uni­forme ; ils sont dé­co­rés cou­leurs de l’Air Force, la Na­vy, la Na­tio­nal Guard, la Chine na­tio­na­liste, la force d’au­to­dé­fense ja­po­naise. Puis viennent les ap­pa­reils adap­tés au trans­port ci­vil de pas­sa­gers : les com­pa­gnies Pan Am, Va­rig (Bré­sil), Swiss Ae­ro­pa, Ae­ro Con­dor (Co­lom­bie), Aven­sa (Ve­ne­zue­la) et Luf­than­sa. Ces mo­dèles ont des hé­lices tri­pales et un fu­se­lage bar­dé de hu­blots ; pour la pe­tite his­toire, on trouve même un mo­dèle de la flotte d’Air Ame­ri­ca, la com­pa­gnie de trans­port de la CIA qui opé­ra en Asie du Sud-Est. En­fin quelques mo­dèles car­go à la car­lingue plus lisse fi­nissent d’illus­trer la car­rière du Cur­tiss : un mo­dèle thaï­lan­dais, trois amé­ri­cains dont le « Buffalo Air » star du pe­tit écran dans une sé­rie do­cu­men­taire ca­na­dienne. Toutes les li­vrées sont celles d’avions réels, vo­lant en­core ou ayant vo­lé. On a droit à du ca­mou­flage mi­li­taire comme à des patch­works co­lo­rés, tous re­vêtent quelques marques d’usure et de sa­lis­sures com­pré­hen­sibles sur des trans­por­teurs à pis­tons. Les re­flets sont im­pec­ca­ble­ment trai­tés, à plus forte rai­son sous P3D et pour les par­ties res­tées en mé­tal na­tu­rel. Cô­té ani­ma­tion, les mou­ve­ments sont fluides, les portes et trappes s’ouvrent. Bi­zar­re­ment la large porte car­go du flanc gauche com­porte la pe­tite trappe d’ac­cès qui peut s’ou­vrir sé­pa­ré­ment… Au re­pos, une op­tion com­man­dée de­puis le cock­pit per­met d’af­fu­bler les C-46 de leur équi­pe­ment au sol,

à savoir cales de roues, flammes de pro­tec­tion et échelle d’ac­cès. Pas de groupe de dé­mar­rage ni de cha­riot à mar­chan­dise, Just­flight nous avait pour­tant ha­bi­tués à ces pe­tits élé­ments dé­co­ra­tifs sur le tar­mac.

Clas­sique ou mo­derne ?

Les va­riantes mi­li­taires, pas­sa­gers ci­vils ou car­go se dif­fé­ren­cient à l’ex­té­rieur par les pe­tites mo­di­fi­ca­tions évo­quées dans les li­vrées. Dans le cock­pit vir­tuel, deux in­té­rieurs tranchent ra­di­ca­le­ment. Les ap­pa­reils mi­li­taires ont conser­vé l’as­pect des C-46 en ser­vice du­rant la Se­conde Guerre mon­diale. La dis­tri­bu­tion des ins­tru­ments y est très par­ti­cu­lière : pour le pi­lote prin­ci­pal, al­ti­mètre, com­pas, ho­ri­zon ar­ti­fi­ciel, jauges de car­bu­rant pour les dif­fé­rents ré­ser­voirs, ré­cep­teur VOR, ADF, jauge de tem­pé­ra­ture d’huile ; pour le co­pi­lote, ba­din, ca­drans mo­teurs. Au centre, par­ta­gé par les deux membres d’équi­page, re­prise du ba­din de l’al­ti­mètre et du com­pas, plus un se­cond ho­ri­zon ar­ti­fi­ciel, un va­rio et une bille. C’est d’ailleurs sur cette par­tie cen­trale que fi­gurent les com­mandes du pi­lote au­to­ma­tique Sper­ry, équi­pe­ment ru­di­men­taire qui per­met la conser­va­tion d’al­ti­tude ou de cap à condi­tion d’avoir préa­la­ble­ment bien sta­bi­li­sé l’ap­pa­reil au trim. Lors des vols de nuit, les ca­drans sont ren­dus fluo­res­cents grâce à une lampe à ul­tra­vio­lets. La planche prin­ci­pale des mo­dèles ci­vils est ré­so­lu­ment mo­der­ni­sée. Pi­lote et co­pi­lote dis­posent cha­cun des ca­drans de base, dont un HSI, alors que le centre du pa­nel est oc­cu­pé par un en­semble ra­dio/nav nu­mé­rique in­té­grant même un mo­ni­teur GPS. Le pi­lote au­to est lui aus­si plus mo­derne, is­su du monde FS X par dé­faut. Dans les deux in­té­rieurs, les yokes et les ma­nettes bouchent la vue sur cer­tains ins­tru­ments, il est dom­mage que les dé­ve­lop­peurs n’aient pas (en­core) in­té­gré une pe­tite as­tuce pour es­ca­mo­ter

vi­suel­le­ment les vo­lants.

Ci­vils ou mi­li­taires, les C-46 par­tagent le même ove­rhead (com­mandes ra­dio/nav, sys­tèmes, cir­cuit de dé­mar­rage) et le même pe­des­tal im­po­sant. Tout y est dou­blé : gaz, ré­gime, mé­lange, sur­com­pres­seurs (dont l’uti­li­té ici reste à prou­ver, leur mise en route ne fait que dé­clen­cher l’af­fi­chage d’un mes­sage sur l’activation de la puis­sance d’ur­gence, sans ef­fet no­table sur le com­por­te­ment des mo­teurs), vo­lets de ca­pot. On y a aus­si dis­po­sé les ré­glages de trim en la­cet et rou­lis, les com­mandes de train et vo­lets, l’as­ser­vis­se­ment ou non de la rou­lette de queue au gou­ver­nail. L’en­semble est fi­na­le­ment clas­sique et sans grande sur­prise. On au­rait ac­ces­soi­re­ment ai­mé avoir une pe­tite vue de la ca­bine pas­sa­gers ou fret, on peut seule­ment la de­vi­ner lorsque les portes sont ou­vertes.

Si le C-46 est char­gé « prêt à l’em­ploi », un com­mu­ta­teur de l’ove­rhead per­met (en par­tie) de se re­trou­ver en si­tua­tion cold and dark d’un seul clic. La check-list fi­gure dans le ma­nuel PDF, mal­heu­reu­se­ment pas dans la ta­blette FS. Le dé­mar­rage des mo­teurs se fait en deux temps, les pro­pul­seurs du Com­man­do étaient do­tés de dé­mar­reurs par­ti­cu­liers qu’il fal­lait faire « pa­ti­ner » comme un em­brayage avant d’en­clen­cher les hé­lices. La procédure est bien re­pro­duite, et les deux na­celles crachent une lourde fu­mée au dé­part des pis­tons. La do­cu­men­ta­tion ne fait pas état de ré­glages pré­co­ni­sés pour l’ad­mis­sion/le ré­gime/le mé­lange (ce der­nier dis­po­sant de re­pères pré­ré­glés), on ma­ni­pule les ma­nettes à l’es­time et à l’ex­pé­rience. Un cran de vo­lets sor­tis, on roule jus­qu’à la piste, et on dé­couvre la dif­fi­cul­té à ma­nier un train clas­sique de cette taille. On com­prend alors l’in­té­rêt des pe­tites fe­nêtres la­té­rales in­fé­rieures, ca­rac­té­ris­tiques du C-46, qui per­mettent de mieux jau­ger la po­si­tion de l’ap­pa­reil sur les taxi­ways ou la piste.

Mé­lange sur riche, ré­gime maxi­mum aux hé­lices, on monte les gaz et l’avion s’ébroue. Il tire à gauche, on es­saye de com­pen­ser au pa­lon­nier et rien n’y fait : bon sang, on a ou­blié d’as­ser­vir la rou­lette de queue au gou­ver­nail ! À l’es­sai sui­vant, la cor­rec­tion est plus simple et le C-46 fi­nit par dé­col­ler à plat après quelques cen­taines de mètres de course – c’est tou­jours éton­nant quand on est ha­bi­tué aux li­ners à ré­ac­tion gour­mands en lon­gueur de piste ! Aus­si­tôt après avoir quit­té le sol, le Com­man­do cherche à grim­per, on le contre au manche puis au trim, et on constate sa lour­deur aux com­mandes. C’est d’au- tant plus vrai que c’est un trans­por­teur, donc pas le type d’ap­pa­reil à pi­lo­ter vide mais en jouant sur la charge em­bar­quée. L’iner­tie est im­por­tante et c’est un pi­lo­tage vi­ril qui est re­com­man­dé ici.

En mis­sion vir­tuelle, nous avons réus­si à l’em­me­ner à 23 000 ft, per­for­mance no­table pour un ap­pa­reil à pis­tons, pour croi­ser à 100 kts ; dans la réa­li­té, les sur­com­pres­seurs au­raient été né­ces­saires, mais dans le cas du C-46 si­mu­lé, le simple fait d’ap­pau­vrir le mé­lange suf­fit à conser­ver les mo­teurs en fonc­tion à haute al­ti­tude. Reste qu’on n’at­teint ce ni­veau de vol qu’à faible charge, mieux vaut res­ter dans le do­maine com­pris entre 15 000 et 20 000 ft, d’au­tant que l’ap­pa­reil n’est pas pres­su­ri­sé et que seul l’équi­page en cock­pit dis­pose de masques à oxy­gène.

La na­vi­ga­tion à bord des mo­dèles mi­li­taires est un peu spar­tiate et s’ef­fec­tue à l’an­cienne à

par­tir d’un ré­cep­teur ADF ; le fait que toutes les com­mandes soient pla­cées sur l’ove­rhead ne fa­ci­lite pas les ma­ni­pu­la­tions, une planche 2D dé­diée au­rait été ap­pré­ciée. Sur­tout que cette pre­mière li­vrai­son du C-46 pré­sente un bug sur les ver­sions mi­li­taires pour les­quelles les fré­quences NAV et COM ne sont pas fonc­tion­nelles… Un Ser­vice Pack est en pré­pa­ra­tion, mais un test plus pous­sé des équipes d’Ae­ro­plane Hea­ven au­rait dû mettre en évi­dence ce pro­blème. Pour les mo­dèles ci­vils mo­dernes, la planche nu­mé­rique et le GPS de­vraient fa­ci­li­ter tous les tra­jets dans de bonnes condi­tions de sé­cu­ri­té, et cette fois les équi­pe­ments sont opé­ra­tion­nels.

Le re­tour au sol est lui aus­si d’époque : il faut an­ti­ci­per la des­cente pour bien ra­len­tir et se battre avec le manche pour res­ter dans l’axe. Ne frei­nez pas trop fort au tou­cher des roues, si l’ap­pa­reil est trop lé­ger vous ris­quez de bas­cu­ler en avant. Mais en sor­tant du cock­pit après un long tra­jet, on res­sent le plai­sir d’avoir maî­tri­sé un ap­pa­reil d’un autre âge, qui de­mande au­tant le « sens de l’air » que la force dans les bras. De ce cô­té, le pa­ri de re­créer un mo­dèle his­to­rique est te­nu.

De­mi-teinte

Mal­heu­reu­se­ment l’add-on, que nous avons ache­té en ver­sion 1.01, com­por­tait en­core de nom­breux bugs et la­cunes. Sans être rédhi­bi­toire (et en es­pé­rant la pu­bli­ca­tion pro­chaine d’un cor­rec­tif), ce­la sent la pu­bli­ca­tion pré­ci­pi­tée et pas as­sez tes­tée. Ain­si, avec les cir­cuits élec­triques cou­pés, les feux ex­té­rieurs res­tent al­lu­més ; pa­ra­doxa­le­ment, l’éclai­rage en cock­pit n’est pas fonc­tion­nel (hor­mis les ca­drans UV). Pla­cer l’avion en cold and dark ne re­bas­cule pas les ma­gné­tos en po­si­tion désac­ti­vée ni les sé­lec­teurs de ré­ser­voirs en off ; les com­mandes de ré­glage des vo­lets de ca­pot mo­teurs n’ont au­cun ef­fet vi­suel sur les na­celles. Ne par­lons pas de la na­vi­ga­tion sur les ap­pa­reils mi­li­taires… Or quand on voit ce que cer­tains ar­rivent à faire pour des ex­ten­sions d’ap­pa­reils clas­siques (voir le Constel­la­tion A2A dans notre plan de vol du mois), on est un peu dé­çu que ce C-46 soit si ru­di­men­taire, quand bien même son ta­rif le rend plus ac­ces­sible. Sans exi­ger de la com­plexi­té pous­sée à l’ex­trême, les ap­pa­reils à pis­tons mé­ritent ces pe­tits dé­tails qui « font vrai ». Les ap­proxi­ma­tions n’étaient pas gê­nantes dans FS X à la sor­tie du lo­gi­ciel il y a dix ans, mais en 2017 on peut at­tendre plus de réa­lisme et de fonc­tions. Ces re­proches n’em­pêchent nul­le­ment de pro­fi­ter du Com­man­do pour des tra­jets his­to­riques, pour ad­mi­rer sa réa­li­sa­tion gra­phique ou pour mettre à l’épreuve ses ca­pa­ci­tés de trans­port en al­ti­tude. Mais les la­cunes consta­tées gâchent un peu le plai­sir du sim­mer ha­bi­tué à plus de dé­tails dans les sys­tèmes em­bar­qués et dans les pro­cé­dures. Vous êtes pré­ve­nus, dans l’état au mo­ment de la ré­dac­tion de cet ar­ticle, le C-46 est plus apte à jouer les mu­sées vo­lant qu’à faire vivre de fa­çon réa­liste les grandes pages de l’his­toire aé­rienne. L’am­biance à bord est nim­bée de nos­tal­gie, et le com­por­te­ment en vol reste convain­cant pour les pas­sion­nés de ma­chines clas­siques. Le duo consti­tué parJustF­light (dis­tri­bu­teur) et Ae­ro­plane Hea­ven (dé­ve­lop­peur) an­nonce tra­vailler sur un Ser­vice Pack alors que nous met­tons sous presse. Es­pé­rons qu’il se­ra dis­po­nible (ou im­plé­men­té) au mo­ment où vous li­rez ces lignes. Alors vite, Mes­sieurs les dé­ve­lop­peurs, un cor­rec­tif pour amé­lio­rer un peu tout ça et re­don­ner au C-46 ses lettres de no­blesse. Ce ma­lai­mé mé­rite une chance !

Au dé­mar­rage, gros pa­naches de fu­mée.

Le « Buffalo Air­ways » sur sa base à Yel­lowk­nife CYZF.

Sous cet angle, on voit bien la forme du fu­se­lage ty­pique en 8 comme sur le Boeing Stra­to­crui­ser. De haut en bas : • Les vitres la­té­rales per­mettent de vi­sua­li­ser les

li­mites des pistes lors du rou­lage (P3D). • L’ove­rhead, mal­heu­reu­se­ment peu de com­mandes

y sont fonc­tion­nelles (P3D). • Gros plan sur l’équi­page ci­vil.

Air Ame­ri­ca, la com­pa­gnie de la CIA, au-des­sus du Viet­nam.

Il fut un temps où on se lâ­chait un peu sur les « nose-arts ».

Le cock­pit vir­tuel des ver­sions ci­viles, clair et mo­der­ni­sé (P3D).

Le mo­dèle de l’U.S. Na­vy s’en­fonce dans la tem­pête.

« The Hump » : trans­port de ra­vi­taille­ment par-des­sus les contre­forts de l’Hi­ma­laya.

Le cock­pit des ver­sions mi­li­taires, plus rus­tique et sur­tout plus sombre.

Les tex­tures et vo­lumes 3D sont très bien trai­tés (P3D).

C-46 en Suisse, fin de car­rière très pa­ci­fique (P3D) !

De nuit avec l’éclai­rage ul­tra­vio­let qui rend les ins­tru­ments phos­pho­res­cents.

Li­vrée co­lo­rée pour l’ap­pa­reil ja­po­nais.

En fi­nale, vo­lets plein sor­tis (P3D).

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