Mi­li­taire : DCS, les armes du Vig­gen (2)

Seul ap­pa­reil d’at­taque tac­tique de la flotte DCS, le Vig­gen em­barque un ar­me­ment spé­ci­fique. La mise en oeuvre est ar­due, mais une fois bien maî­tri­sé, cet ar­se­nal est re­dou­table.

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - par Em­ma­nuel Blanc hard

L’uni­vers de DCS World nous avait ha­bi­tués à de nom­breuses si­tua­tions de com­bat : in­ter­cep­tion et af­fron­te­ments air-air, ap­pui rap­pro­ché et mis­sions an­ti­ra­dar. Or avec le Vig­gen on aborde des do­maines ré­so­lu­ment dif­fé­rents, ceux de la lutte an­ti­na­vire et du bom­bar­de­ment tac­tique. Cet ap­pa­reil ty­pi­que­ment sué­dois peut, le cas échéant, par­ti­ci­per à des mis­sions d’in­ter­cep­tion ou de close air sup­port, mais sans par­ve­nir à ri­va­li­ser avec des ap­pa­reils spé­cia­li­sés tels que le Su-27 ou le A-10C. Pour les mis­sions qui lui sont dé­vo­lues, le double del­ta construit par Saab em­barque un ar­me­ment spé­ci­fique et met en oeuvre des tac­tiques qui lui sont propres, ce qui rompt avec les ha­bi­tudes prises à bord des autres aé­ro­nefs du si­mu­la­teur. Un pas­sage en re­vue de l’ar­se­nal dis­po­nible et des par­ti­cu­la­ri­tés de son uti­li­sa­tion per­met de mieux ap­pré­hen­der le Vig­gen et, es­pé­rons-le, de convaincre les plus ré­ti­cents à don­ner une chance à cet avion aty­pique.

Le sys­tème d’armes

Lors du pré­cé­dent vo­let, nous avons évo­qué le peu de do­cu­men­ta­tion dis­po­nible à des­ti­na­tion des dé­bu­tants, aus­si bien en termes de ma­nuel que de mis­sions d’ap­pren­tis­sage. Ce qui va­lait pour l’ex­ploi­ta­tion du sys­tème de na­vi­ga­tion ou du ra­dar est aus­si vrai pour l’ar­me­ment. Dans les pages qui sui- vent, nous par­tons du prin­cipe que vous maî­tri­sez dé­jà les bases du Vig­gen. Tout d’abord en ayant cor­rec­te­ment af­fec­té ses com­mandes à votre pé­ri­phé­rique fa­vo­ri (sys­tème HOTAS lar­ge­ment re­com­man­dé !) puis en ayant sui­vi les mis­sions d’en­traî­ne­ment dé­jà dis­po­nibles. Nous ne re­vien­drons pas sur les connais­sances dé­jà ac­quises ni sur les équi­pe­ments abor­dés en dé­tail dans le si­mu­la­teur par dé­faut. Néan­mois les conte­nus des mis­sions et du ma­nuel res­tent la­cu­naires et même en pro­cé­dant ain­si, il reste de nom­breuses zones d’ombre que nous al­lons éclai­rer !

Le pro­jet d’avion d’at­taque 37 de la force aé­rienne sué­doise (d’où le code AJ-37, le S ayant été ajou­té dans les an­nées quatre-vingt-dix pour les mo­dèles mo­der­ni­sés) a été conçu dès le dé­part comme un ap­pa­reil ca­pable d’in­fli­ger à tout agres­seur potentiel du ter­ri­toire na­tio­nal des pertes lourdes. Le Vig­gen est une forme d’arme dis­sua­sive, et à ce titre il faut re­con­naître qu’il a bien rem­pli sa mis­sion du­rant ses trente ans de ser­vice. Par­mi les élé­ments fi­gu­rant au ca­hier des charges du pro­jet fi­gu­rait l’obli­ga­tion de four­nir un avion simple à en­tre­te­nir, les opé­ra­tions de main­te­nance de­vant être me­nées par des ap­pe­lés du contin­gent et non des mé­ca­ni­ciens che­vron­nés. Cette ca­rac­té­ris­tique as­so­ciée à l’époque de concep­tion du Vig­gen (la fin des an­nées soixante) ex­plique que l’avion soit rus­tique par de nom­breux as­pects, et dé­pour­vu d’équi­pe­ments nu­mé­riques mo­dernes. Mais aux mains d’un bon pi­lote, ces li­mi­ta­tions ne sont pas trop pé­na­li­santes.

La pièce prin­ci­pale du sys­tème d’armes est le sé­lec­teur ro­ta­tif ( fig. 1). Mé­mo­ri­sez ses lé­gendes, car il n’est pas tou­jours très li­sible de­puis le siège du pi­lote. Le mode ac­tif est ce­lui en face du re­père blanc (dans notre exemple, Sjo/Plan).

Le sé­lec­teur ro­ta­tif com­porte six crans, lé­gen­dés en sec­teurs. Sur les trois premiers crans, la par­tie in­té­rieure cor­res­pond aux bombes, la par­tie ex­té­rieure aux mis­siles RB05 (et au som­met du troi­sième cran, les mis­siles RB75). Par exemple, si vous sou­hai­tez em­ployer des bombes en pi­qué, le vo­lant se­ra pla­cé en po­si­tion Bomb/DYK soit le deuxième cran (qui cor­res­pond aus­si à l’em­ploi des RB05 contre des cibles au sol/MARK ou à l’uti­li­sa­tion des mis­siles RB75). On touche ici à une par­ti­cu­la­ri­té du Vig­gen : il n’ac­cepte pas de pa­na­cher tout et n’im­porte quoi. Pour sim­pli­fier la main­te­nance et le ré­ar­me­ment au sol sur des bases som­mai­re­ment amé­na­gées. Les équipes au sol ins­tallent les mu­ni­tions sé­lec­tion­nées, et par une trappe du fu­se­lage, in­diquent par un cur­seur le type d’ar­me­ment em­por­té. De ce fait, les com­bi­nai­sons d’ar­me­ment du Vig­gen ne sont que celles pro­po­sées par le ges­tion­naire d’em­port stan­dard ( fig. 2) ; s’il reste pos­sible de mul­ti­plier les com­bi­nai­sons, l’avions sué­dois ne pour­ra em­por­ter d’autres charges of­fen­sives que celles pré­vues par dé­faut par ses concep­teurs.

Le cran AKAN cor­res­pond à l’em­ploi des ca­nons en na­celles ; le cran ATTACK à l’uti­li­sa­tion des autres armes air-sol (ro­quettes, RB04, RB15) ; en­fin le cran IR ne sert que pour sé­lec­tion­ner les mis­siles air-air à gui­dage in­fra­rouge RB24/74. À droite du sé­lec­teur se trouve la roue de sé­lec­tion de vi­sée, on n’y touche pas pour le mo­ment. Et à l’ex­trême droite du pan­neau d’ar­me­ment est lo­ca­li­sé le double pan­neau de sé­lec­tion de lar­gage/ci­blage ( fig. 3). Cha­cun des deux com­mu­ta­teurs a une fonc­tion va­riable se­lon les ar­me­ments em­ployés. On se sou­vien­dra es­sen­tiel­le­ment que le com­mu­ta­teur Se­rie/Im­pulse per­met de choi­sir le tir d’une ( Imp) ou deux ( Se­rie) armes si­mul­ta­né­ment. At­ten­tion si vous n’avez pas pro­cé­dé à une mise à jour ré­cente de DCS World, les pre­mières ver­sions du Vig­gen souf­fraient d’une in­ver­sion de cette fonc­tion !

Der­nier dé­tail : le sys­tème d’armes a be­soin de connaître l’al­ti­tude ba­ro­mé­trique exacte de l’ap­pa­reil. Elle se règle sous le ca­dran de l’al­ti­mètre ( fig. 4). Mais comment la connaître pour le point de na­vi­ga­tion ? C’est simple, elle est nor­ma­le­ment in­di­quée dans la plan­chette de vol (par dé­faut, Maj + K et les touches ^ ou $ pour faire dé­fi­ler les pages).

Ma­ve­rick sué­dois

Ils sont dé­nom­més RB75, mais qu’on ne s’y trompe pas, ce sont des AGM65 Ma­ve­rick construits sous li­cence en Suède pour les be­soins lo­caux. Les pi­lotes des A-10 de DCS World connaissent dé­jà bien ces mis­siles à gui­dage té­lé­vi­sé : on ac­tive le mis­sile, on re­père la cible sur un écran, on ver­rouille, on tire et on dé­croche en lais­sant le mis­sile fon­cer vers son ob­jec­tif. Les grands prin­cipes res­tent les mêmes pour les RB75, sauf que le Vig­gen n’a pas été conçu au dé­part pour les em­ployer, et n’a donc pas re­çu d’écran TV pour l’ac­qui­si­tion. Mais le pro­gramme de mo­der­ni­sa­tion des an­nées quatre-vingt-dix ayant don­né nais­sance à la va­riante AJS-37 pal­lie cette la­cune. Le cock­pit est dé­sor­mais équi­pé d’un oeille­ton vi­déo pour vi­ser avec les RB75 ( fig. 5). Sauf qu’il faut ef­fec-

tuer quelques contor­sions pour col­ler sa ré­tine au vi­seur, pas tou­jours simple en contexte d’at­taque ! Pe­tit con­seil, pla­cez­vous en pi­lote au­to pour le main­tien d’al­ti­tude, c’est tou­jours ça en moins à gé­rer.

En pré­pa­ra­tion de l’ar­ri­vée sur cible, le sé­lec­teur est po­si­tion­né sur le cran RB75 ; en route vers le point d’at­taque (identifié comme Mx sur le voyant de nav, où x est le nu­mé­ro du point tour­nant), pla­cez le sé­lec­teur de mode sur ANF. Le HUD af­fiche alors un ré­ti­cule qui cor­res­pond à la zone de re­cherche - at­ten­tion ce n’est pas un ré­ti­cule de vi­sée, juste un in­di­ca­teur ( fig. 6) - alors même que le pe­tit écran de re­cherche s’al­lume. La main gauche quitte la ma­nette des gaz pour se po­si­tion­ner sur le joys­tick de contrôle ra­dar. Pas­sez la dé­tente en po­si­tion T1 pour ac­ti­ver la re­cherche de cible. OEil col­lé au col­li­ma­teur, ali­gnez la cible vou­lue avec la croix de vi­sée et ver­rouillez en pres­sant la dé­tente en T2/TV ( fig. 7). Le­vez la sé­cu­ri­té de tir et pres­sez le bou­ton de lancement, le RB75 va fon­cer seul vers son ob­jec­tif pen­dant que le Vig­gen plonge au sol pour se mettre à l’abri. La por­tée maxi­male est de 22 km et il n’y a pas d’in­di­ca­tion de dis­tance, mais ras­su­rez-vous, il est de toute fa­çon très dif­fi­cile d’iden­ti­fier une cible à plus de 20 km. Si vous la voyez, c’est que vous pou­vez l’at­teindre ! En re­vanche, l’angle d’ou­ver­ture de la ca­mé­ra est très ré­duit et le re­pé­rage des cibles n’est pas ai­sé. Ex­ploi­ter les RB75 exige de la concen­tra­tion et de la per­sé­vé­rance.

Bombes libres

Une des mis­sions d’en­traî­ne­ment four­nies avec le Vig­gen pro­pose de s’ini­tier au lar­gage de bombes en mode CCIP, où un ré­ti­cule sur le HUD in­dique le point d’im­pact pré­vu en temps réel. Si ce mode pré­sente l’avan­tage d’une as­sez bonne pré­ci­sion, il pré­sente deux in­con­vé­nients. Tout d’abord il ne fonc­tionne qu’avec les bombes frei­nées ( high drag), pas avec les mu­ni­tions clas­siques ( low drag). il im­pose de sur­vo­ler di­rec­te­ment la cible et de s’ex­po­ser aux dé­fenses (sur­tout l’ar­tille­rie AA, à ce stade les SAM de­vraient dé­jà vous avoir abat­tu !). Ce deuxième in­con­vé­nient se re­trouve lors­qu’on ef­fec­tue une at­taque en pi­qué sur la cible (sé­lec­teur d’ar­me­ment sur Bomb/DYK). Mais les in­gé­nieurs sué­dois ont pré­vu deux autres modes de lar­gage de bombes. Ils sont moins pré­cis mais per­mettent de res­ter à une (pe­tite) dis­tance de sé­cu­ri­té.

Le pre­mier de ces modes est le lar­gage ra­dar. On part du prin­cipe que le point d’at­taque (Mx) est dé­jà pré­vu, voire mo­di­fié à l’aide du ra­dar en mode de dé­si­gna­tion air-sol (évo­qué le mois pré­cé­dent). En pré­pa­ra­tion d’at­taque, le sé­lec­teur d’ar­me­ment est pla­cé sur Bomb/RR et l’in­di­ca­teur d’es­pa­ce­ment sur 15 mètres ( fig. 8). C’est une va­leur em­pi­rique, plus et les bombes se­ront trop dis­per­sées et risquent d’épar­gner l’ob­jec­tif, moins et elles se­ront trop concen­trées pour le même ré­sul­tat. Le sé­lec­teur de mode est pla­cé sur ANF, le Vig­gen file vers sa cible. Sur l’écran ra­dar, une croix s’af­fiche, qui in­dique le point d’im­pact cal­cu­lé en temps réel ( fig. 9). Ôtez la sé­cu­ri­té de tir, pres­sez la dé­tente jus­qu’à ce que toutes les bombes soient lar­guées (si­gna­lé par le voyant rouge cli­gno­tant, fig. 10) et ef­fec­tuez une res­source d’es­quive. La pré­ci­sion n’est pas celle d’une bombe à gui­dage la­ser ( fig. 11), mais les dé­gâts sont im­por­tants si la tech­nique est bien maî­tri­sée.

L’autre mé­thode est celle du point de na­vi­ga­tion. Elle re­quiert

qua­si­ment les mêmes ma­ni­pu­la­tions, sauf pour ce qui concerne l’uti­li­sa­tion du ra­dar. Là en­core, vous au­rez préa­la­ble­ment dé­fi­ni un point Mx pour l’at­taque. En ap­proche, sé­lec­teur sur Bomb/RR et es­pa­ce­ment de 10, 15 ou 20 mètres. Le ra­dar est éteint, ce qui peut évi­ter une dé­tec­tion par l’en­ne­mi (en­core que dans DCS World, la guerre élec­tro­nique n’est pas très bien trai­tée). Lais­sez le HUD vous me­ner vers le point Mx, une pe­tite barre ho­ri­zon­tale s’af­fiche avec trois branches ver­ti­cales ( fig. 12). Sou­le­vez la sé­cu­ri­té, main­te­nez vi­tesse et al­ti­tude, lorsque la barre ho­ri­zon­tale cli­gnote, vous êtes à por­tée : pres­sez la dé­tente jus­qu’à l’éjec­tion de toutes les bombes et vi­rez pour vous mettre à l’abri. No­tez bien qu’ici la pré­ci­sion est plu­tôt aléa­toire, le lar­gage via na­vi­ga­tion est cor­rect pour sa­tu­rer une zone (un aé­ro­port, une concen­tra­tion de forces au sol) mais pas pour dé­truire un ob­jec­tif pré­cis. Néan­moins, avec un peu de pra­tique, vous pour­rez uti­li­ser cette mé­thode pour ef­fec­tuer du « toss­bom­bing » : ap­proche à grande vi­tesse et très faible al­ti­tude, res­source, lar­gage en mon­tée et es­quive. Les pro­jec­tiles vont alors suivre une tra­jec­toire ba­lis­tique pour tom­ber en pluie sur la zone d’ob­jec­tif.

Le mar­teau de Thor

Par­mi les ar­me­ments nou­veaux in­tro­duits par le Vig­gen dans DCS, le BK-90 Mjöl­nir est le plus im­pres­sion­nant. BK pour Bomb­kap­sel (lit­té­ra­le­ment « bombe conte­neur ») et Mjöl­nir pour re­prendre le nom du mar­teau de guerre du dieu Thor dans la my­tho­lo­gie nor­dique, tout un pro­gramme ! Cette arme a équi­pé la force aé­rienne sué­doise jus­qu’en 2012, date à la­quelle un ac­cord in­ter­na­tio­nal sur les clus­ter bombs ou dis­pen­seurs de sous-mu­ni­tions mit fin à l’uti­li­sa­tion de ces en­gins : toutes les charges éjec­tées n’ex­plo­saient pas for­cé­ment et consti­tuaient une me­nace ca­chée pour les po­pu­la­tions ci­viles, du­rant plu­sieurs an­nées.

Reste que dans le contexte de DCS, les Mjöl­nir sont tou­jours en ac­ti­vi­té et lors­qu’ils sont bien maî­tri­sés ils peuvent faire des ra­vages. Dans le prin­cipe, ce sont des conte­neurs do­tés d’ai­lettes qui sont lar­gués à dis­tance de sé­cu­ri­té d’une cible ; ils planent jus­qu’à at­teindre l’ob­jec­tif qui leur a été as­si­gné, et éjectent alors plu­sieurs di­zaines de pe­tites charges ex­plo­sives (gé­né­ra­le­ment de la taille d’une balle de ten­nis). Ces mu­ni-

tions vont se ré­pandre sur une sur­face plus ou moins vaste (se­lon les ré­gales de l’arme avant le tir) et ex­plo­ser au sol. Chaque charge prise sé­pa­ré­ment n’est pas très puis­sante, elles n’oc­ca­sionnent qua­si­ment pas de dom­mage contre des vé­hi­cules blin­dés ou des construc­tions ren­for­cées. En re­vanche, contre des ras­sem­ble­ments de troupes, des tentes, des vé­hi­cules de trans­port, les ef­fets sont dé­vas­ta­teurs.

Le Vig­gen peut em­bar­quer deux de ces conte­neurs sous ses ailes ( fig. 13), la masse de chaque éjec­teur ap­pro­chant les 700 kg. En mis­sion, les BK-90 ne peuvent être lan­cés que si un point d’at­taque a été cor­rec­te­ment dé­fi­ni (voir le vo­let pré­cé­dent). La pré­pa­ra­tion de l’at­taque s’ef­fec­tue en po­si­tion­nant le sé­lec­teur d’armes sur ATTACK, le bou­ton de lar­gage sur IMP pour ne ti­rer qu’un conte­neur à la fois. Nous avons eu quelques mau­vaises sur­prises en lar­guant les deux Mjöl­nir si­mul­ta­né­ment et en les voyant en­trer en col­li­sion avant la cible…

On passe en­suite à l’or­di­na­teur de bord : po­si­tion TAKT, com­mu­ta­teur sur IN pour en­trer les don­nées, et le code cor­res­pon­dant au type d’at­taque ( fig. 14) :

921000 pour une at­taque « longue », le ● Mjöl­nir va sa­tu­rer de charge une zone plus longue que large ;

922000 pour une at­taque « éten­due », les ● charges se­ront ex­pul­sées au­tour du point cible sur un large dia­mètre ;

923000 pour dis­pen­ser les bombes sur ● une zone res­treinte.

Après avoir ta­pé le code, pres­sez la touche LS/SKU du cla­vier du CK37 pour va­li­der, et re­bas­cu­lez en mode UT. Pour­sui­vez votre na­vi­ga­tion jus­qu’au point d’at­taque (Mx en­core).

L’at­taque s’ef­fec­tue en plon­geant à une al­ti­tude entre 100 et 500 mètres/sol et à une vi­tesse com­prise entre Mach .7 et .9 : les Mjöl­nir sont des armes pla­nantes, elles ont be­soin d’iner­tie ! Le sé­lec­teur de mode est pla­cé en po­si­tion ANF, le cran de sû­re­té de tir est re­le­vé. Sur le HUD, un in­di­ca­teur cli­gnote sous la forme de trois pe­tites barres sur une ligne d’ho­ri­zon ( fig. 15) ; lors­qu’on est à por­tée, au­tour de 6 ki­lo­mètres du point d’at­taque (on peut aus­si se ba­ser sur l’in­di­ca­teur de dis­tance en cock­pit) les barres cessent de cli­gno­ter, on peut lar­guer un conte­neur et ef­fec­tuer une res­source pour se mettre à l’abri. Le Mjöl­nir va glis­ser jus­qu’à la cible ( fig. 16), lar­guer ses charges et pour­suivre sa route jus­qu’à s’écra­ser. Les ef­fets sont im­pre­sion­nants sur des cibles peu pro­té­gées ( fig. 17).

En­traî­nez-vous !

Ap­pri­voi­ser le Vig­gen de­mande de nom­breuses heures de pra­tique jus­qu’à ce que les opé­ra­tions de base de­viennent des au­to­ma­tismes. On n’in­sis­te­ra pas as­sez sur la né­ces­si­té de bien confi­gu­rer ses pé­ri­phé­riques de com­mandes et de mé­mo­ri­ser toutes les fonc­tions, car à l’usage, c’est plus ef­fi­cace que de na­vi­guer au cur­seur de sou­ris dans le cock­pit vir­tuel. Une aide non né­gli­geable est la feuille de ré­su­mé de l’em­ploi des armes dont nous avons par­lé lors du pré­cé­dent vo­let, à ré­cu­pé­rer au for­mat PDF dans le fo­rum du site of­fi­ciel de DCS World. Con­coc­tez-vous quelques mis­sions ty­piques à l’aide de l’édi­teur de mis­sions, comme nous avons fait pour cet ar­ticle. Le plus simple est de pla­cer des cibles au­tour d’un aé­ro­port (ain­si fa­ci­le­ment re­pé­rable aus­si bien vi­suel­le­ment qu’à l’aide du ra­dar), com­men­cez en vol avec deux points de na­vi­ga­tion jus­qu’à l’ob­jec­tif qui se­ra le point 3 ; ce­la laisse as­sez de temps pour confi­gu­rer le point d’at­taque et ré­gler ses ar­me­ments. En­suite es­sayez dif­fé­rentes confi­gu­ra­tions d’em­port, faites et re­faites les exer­cices jus­qu’à « sen­tir » l’ap­pa­reil. Il n’y a rien de rédhi­bi­toire dans ces pra­tiques !

Grâce à nos deux premiers vo­lets sur le Vig­gen et aux mis­sions d’en­traî­ne­ment four­nies avec l’ex­ten­sion, vous de­vriez dé­jà en savoir as­sez pour ex­ploi­ter les fonc­tions de na­vi­ga­tion, ma­ni­pu­ler le ra­dar air-sol et ex­ploi­ter les ar­me­ments spé­ci­fiques du bom­bar­dier sué­dois. La sa­ga se ter­mi­ne­ra le mois pro­chain par une mis­sion an­ti­na­vire ex­pli­quée pas à pas, de­puis le dé­mar­rage en cold and dark jus­qu’au re­tour à la base, que l’on es­père triom­phal ! D’ici là, en­traî­nez-vous en­core et en­core…

Fig. 1 : La mo­lette du sé­lec­teur d’armes du Vig­gen : il faut bou­ger le point de vue pour cor­rec­te­ment lire les lé­gendes.

Fig. 2 : Le Vig­gen a été conçu dès le dé­part pour em­por­ter cer­taines com­bi­nai­sons d’ar­me­ments, les pa­na­chages ne sont pas tou­jours au­to­ri­sés.

Fig. 4 : On règle l’al­ti­tude ba­ro­mé­trique à par­tir des don­nées de la plan­chette en vol.

Fig. 3 : Les com­mu­ta­teurs de lancement et de ci­blage, sur la planche la­té­rale droite.

Fig. 5 : Le vi­seur vi­déo a été ajou­té aux ver­sions mo­der­ni­sées du Vig­gen. Mais la taille et l’em­pla­ce­ment ne valent pas un mo­ni­teur dé­dié comme sur le A-10 !

Fig. 6 : En passe d’at­taque avec les RB75, le HUD af­fiche un ré­ti­cule qui sym­bo­lise le point tour­nant.

Fig. 7 : Pas fa­cile de vi­ser dans cet oeille­ton ! Une co­lonne blin­dée a néan­moins été re­pé­rée.

Jus­qu’à 16 bombes lar­guées, im­pres­sion­nant !

Fig. 9 : Sur le ra­dar, la croix in­dique le point de chute théo­rique des bombes, il faut vi­rer pour la pla­cer sur l’ob­jec­tif.

Fig. 10 : Ce voyant rouge in­dique que toutes les armes ont été lar­guées.

Fig. 8 : Le pan­neau d’ar­me­ment prêt pour un lar­gage en mode ra­dar.

Fig. 12 : Passe d’at­taque en mode NAV : ra­dar éteint, on se base sur la ligne af­fi­chée par le HUD. Lors­qu’elle cli­gnote, on est à por­tée.

Fig. 11 : Notre ob­jec­tif : un aé­ro­port en­ne­mi… Mais les bombes sont tom­bées trop à l’écart (en haut de l’image). En­core un peu d’en­traî­ne­ment re­quis.

Fig. 13 : Deux BK-90 sous les ailes, une confi­gu­ra­tion lourde.

Un Ma­ve­rick – par­don, un RB75 – file vers sa cible.

Fig. 14 : En­trez le code propre à chaque dis­per­sion – ici 922000 – et n’ou­bliez pas de va­li­der avec la touche LS/SKU.

Fig. 16 : Ai­dé par son gui­dage iner­tiel, le conte­neur plane jus­qu’à son ob­jec­tif.

Fig. 17 : Les ef­fets des sous-mu­ni­tions : re­dou­table pour des ob­jec­tifs peu pro­té­gés !

Fig. 15 : En ap­proche de notre cible, à 12 km, en­core trop loin pour lan­cer les BK-90.

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