An­cho­rage Pro­fes­sio­nal pour P3D v4

La porte de l’Alas­ka

Micro Simulateur - - SOMMAIRE - par Em­ma­nuel Blan­chard

À la fois des­ti­na­tion tou­ris­tique, es­pace de tran­sit, pla­te­forme lo­cale et es­cale pour long-cour­riers, l’aé­ro­port d’An­cho­rage est l’une des ins­tal­la­tions in­ter­na­tio­nales les plus au nord du globe. Mo­dé­li­sé dans P3D, il prend toute son im­por­tance avec un dé­luge de dé­tails.

L’aé­ro­port in­ter­na­tio­nal d’An­cho­rage - Ted Ste­vens PANC n’est pas le plus connu au monde ; pour­tant son im­por­tance est loin d’être né­gli­geable. Tout d’abord il est la prin­ci­pale pla­te­forme de l’État d’Alas­ka, on y tran­site presque obli­ga­toi­re­ment lors­qu’on veut re­joindre le Grand Nord. En­suite c’est le hub de l’opé­ra­teur lo­cal qui des­sert de nom­breuses pe­tites ins­tal­la­tions au­tour du cercle arc­tique. Pen­dant long­temps, PANC a aus­si été une es­cale tech­nique in­dis­pen­sable aux avions re­liant l’Amé­rique à l’Asie, quand les pro­cé­dures de tra­ver­sées océa­niques étaient en­core bal­bu­tiantes. En­fin, An­cho­rage est le qua­trième aé­ro­port au monde pour le tra­fic car­go. Le trans­por­teur FedEx y a même amé­na­gé un de ses centres de tri pour faire l’in­ter­face entre les deux conti­nents.

Cet aé­ro­port avait dé­jà fait l’ob­jet de di­verses mo­dé­li­sa­tions dans les dif­fé­rents si­mu­la­teurs dis­po­ni- bles. Cette der­nière ex­ten­sion en date, si­gnée Sim-Wings et com­mer­cia­li­sée par Ae­ro­soft, est des­ti­née à P3D v4. Elle ré­sulte d’une amé­lio­ra­tion et d’une adap­ta­tion spé­ci­fique à la der­nière ver­sion du lo­gi­ciel de Lock­heed Mar­tin de la scène na­guère pré­vue pour FS X. D’ailleurs Ae­ro­soft pro­pose un ta­rif pré­fé­ren­tiel aux pos­ses­seurs de la scène pré­cé­dente pour pas­ser à la mou­ture An­cho­rage Pro­fes­sio­nal.

Cette ex­ten­sion est ven­due 30,20 eu­ros en té­lé­char­ge­ment sur le site du dis­tri­bu­teur. En échange, du rè­gle­ment, on ob­tient un code d’ac­ti­va­tion et le lien de té­lé­char-

ge­ment vers l’ar­chive conte­nant l’ins­tal­leur et les fi­chiers. Cette ar­chive pèse tout de même 4,2 Go, at­ten­tion à la té­lé­char­ger sur le PC où vous l’ins­tal­le­rez car il n’est pas tou­jours pos­sible de trans­fé­rer sur une clef USB ou un disque ex­terne un fi­chier de plus de 4 Go (nous en avons fait l’amère ex­pé­rience !). L’ins­tal­la­tion est au­to­ma­ti­sée, tout comme la dé­cla­ra­tion de la scène. Un ma­nuel très suc­cinct en an­glais et al­le­mand ac­com­pagne le dé­cor, on n’y trouve même pas de dé­tails tech­niques ou d’his­to­rique de l’aé­ro­port. En re­vanche on pro­fite d’un set de cartes com­plet, af­fi­ché dans le lo­gi­ciel NavDa­ta Pro (li­vré en standard). Un pe­tit ou­til de confi­gu­ra­tion de la scène achève l’in­ven­taire, il gère es­sen­tiel­le­ment la ré­par­ti­tion du tra­fic IA et les éclai­rages. Il met aus­si la scène en confor­mi­té avec le dé­cor plus vaste FTX Sou­thern Alas­ka d’Orbx, si on en dis­pose.

Grandes ins­tal­la­tions

La dé­cou­verte de l’aé­ro­port com­mence à pied grâce à l’ava­tar hu­main de P3D. Le pre­mier constat est sans ap­pel : c’est grand, très grand ! Les ins­tal­la­tions sont éten­dues sur une vaste em­prise au sol, alors même que les bâ­ti­ments sont nom­breux mais plu­tôt de taille mo­deste. Le mor­ceau prin­ci­pal est l’aé­ro­gare que jouxte la tour de contrôle. Dom­mage que dans P3D par dé­faut le tra­fic aé­rien IA soit si faible, les par­kings de­vant les ter­mi­naux pas­sa­gers res­tent dé­serts, l’es­sen­tiel des avions res­tant can- ton­né au par­king est et à l’aire dé­vo­lue à l’avia­tion gé­né­rale. Mais même sans ap­pa­reils, les ins­tal­la­tions im­pres­sionnent par les dé­tails pous­sés : bâ­ti­ments évi­dem­ment, mais aus­si équi­pe­ments di­vers et va­riés, échelles et cha­riots à ba­gages, vé­hi­cules ani­més ou sta­tiques, pan­neaux, sta­tions de ra­vi­taille­ment… On iden­ti­fie la zone car­go à l’ouest de l’aé­ro­port, mais aus­si la gare ter­mi­nus, les bu­reaux de l’opé­ra­teur lo­cal Alas­ka Air­lines, les han­gars des pe­tits ex­ploi­tants pri­vés de lignes in­té­rieures… Même l’hy­dro­base du lac Hood (code PALH), qui com­plète l’aé­ro­port, est re­pro­duite avec ses em­pla­ce­ments pour ap­pa­reils am­phi­bies.

Le tra­vail gra­phique est le point fort de ce dé­cor. Les tex­tures sol sont en 15 cm/pixel, ob­te­nues à par­tir de pho­to­gra­phies aé­riennes, et va­rient se­lon les sai­sons. En hi­ver, rude sous ces la­ti­tudes, toute la zone est en­nei­gée et les arbres voient leur ra­mure chan­ger. Les ef­fets de tran­si­tion entre les tex­tures de la scène et le dé­cor par dé­faut sont par­ti­cu­liè­re­ment soi­gnés. Les éclai­rages noc­turnes donnent un peu de vie à une ins­tal­la­tion qui su­bit les longues nuits po­laires. Or dans P3D v4, cette dé­bauche gra­phique n’a pas eu d’im­pact sen­sible sur le fra­me­rate, l’af­fi­chage est de­meu­ré fluide même avec les op­tions d’éclai­rage dy­na­mique du si­mu­la­teur ac­ti­vées. Ce qui fait d’An­cho­rage une des­ti­na­tion de choix : li­ner, hy­dra­vion ou avion lé­ger, car­go ou pas­sa­ger, toutes sortes de tra­fic sont ac­cep­tées ici. Dom­mage que le ma­nuel soit si concis et que le tra­fic aé­rien de l’IA si té­nu !

L’hy­dro­base du lac Hood est aus­si amé­lio­rée.

Sous la neige en hi­ver, bien­ve­nue dans le Grand Nord !

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