JEU D’ÉCHECS ET MATHS

LA MA­JO­RI­TÉ DES SEC­TEURS FONC­TIONNE BIEN AU CO, À COM­MEN­CER PAR LA CONQUÊTE. MAIS NI­VEAU STRA­TÉ­GIE, ÇA PÊCHE. ET ÇA PEUT COÛTER EN­CORE CHER.

Midi Olympique - - Top 14 4e journée - Par Vincent BISSONNET vincent.bissonnet@mi­di-olym­pi­qu.fr

Com­ment se porte le Castres olym­pique ? Plu­tôt bien, à vrai dure, si l’on s’en re­fère aux sta­tis­tiques du dé­but de sai­son. Après trois jour­nées, les Tar­nais af­fichent en ef­fet des ren­de­ments convain­cants dans la grande ma­jo­ri­té des sec­teurs clés. En conquête, tout d’abord, avec un 100 % en mê­lée (16/16) sur leurs in­tro­duc­tions et une de­mi­dou­zaine de pé­na­li­tés ou bal­lons ré­cu­pé­rés. Avec 88 % de réus­site (29/33) et près d’un bal­lon sur cinq sub­ti­li­sé à l’ad­ver­saire, l’ali­gne­ment four­nit une deuxième rampe de lan­ce­ment ef­fi­cace, en pro­grès par rap­port à l’an­née pas­sée. Et ailleurs ? L’in­dis­ci­pline et les pertes de balle res­tent dans des pro­por­tions tout à fait ac­cep­tables (9,6 par match, pour les deux) et, en at­taque, le col­lec­tif par­vient gé­né­ra­le­ment à se créer des oc­ca­sions comme en té­moignent les vingt-deux fran­chis­se­ments cu­mu­lés (plus de sept par ren­contre).

LA LE­ÇON DE PIE­NAAR

Alors, com­ment le CO, troi­sième dé­fense, qua­trième at­taque du cham­pion­nat, peut-il dé­jà se re­trou­ver sous une re­la­tive pres­sion après trois jour­nées ? Le manque de réa­lisme de ses ar­tilleurs ex­plique en par­tie la tour­nure des évé­ne­ments et la ré­cente dé­faite face au MHR. « Nos bu­teurs tournent à 46 % sur le dé­but de sai­son. C’est trop peu par rap­port au ta­lent de ces joueurs et aux am­bi­tions de l’équipe, ex­pli­quait Ch­ris­tophe Urios, en ce dé­but de se­maine. Ce qui est ra­geant avec Ur­da­pille­ta, c’est que je n’ar­rive pas à m’ex­pli­quer pour­quoi il est comme ça. A l’en­traî­ne­ment, il est très ef­fi­cace, au­tour de 85 %. » Face aux Hé­raul­tais, si le CO a quelque peu trem­blé au pied et a été cha­hu­té dans le jeu au sol, il a aus­si per­du la ba­taille en se four­voyant dans sa stra­té­gie avec un jeu au pied trop sys­té­ma­tique et im­pré­cis. La char­nière a per­du la par­tie d’échecs avec la prag­ma­tique et très ex­pé­ri­men­tée dou­blette spring­bok Pie­naarS­teyn dans les der­nières mi­nutes de la par­tie. « Mont­pel­lier a réa­li­sé le match par­fait à l’ex­té­rieur », consta­tait, im­puis­sant, le ma­na­ger cas­trais.

Le CO se pré­sente dé­sor­mais au Ha­meau fort de sa conquête, de son agres­si­vi­té col­lec­tive et de joueurs de rup­ture po­ten­tiel­le­ment re­dou­tables (Je­lonch, Smith, Ba­billot...). Mais s’il ne se montre pas plus propre et pré­cis dans l’oc­cu­pa­tion, la ges­tion, la stra­té­gie glo­bale en somme, tous ces atouts pour­raient une fois en­core res­ter vains.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.