L’HOM­MAGE

LES ALL BLACKS ET LES SPRING­BOKS IN­VAIN­CUS EN 2017, SE RE­TROUVENT À ALBANY POUR UNE NOU­VELLE VER­SION DU GRAND CLAS­SIQUE SUDISTE, AVEC AA­RON SMITH COMME ATOUT MA­JEUR. DE HANSEN À SMITH

Midi Olympique - - International Four-Nations - Par Jé­rôme PRÉVÔT jerome.pre­vot@mi­di-olym­pique.fr

Steve Hansen ne se com­plaît pas tou­jours dans la langue de bois. Re­mer­cions-le. Ce n’est pas si sou­vent qu’un sé­lec­tion­neur des All Blacks ex­plique à quel point un joueur est in­dis­pen­sable à son équipe, son ré­ser­voir est tel­le­ment pro­fond… Hansen l’a fait à pro­pos de son de­mi de mê­lée Aa­ron Smith :

« Il y a une grosse dif­fé­rence de vi­tesse quand il joue avec nous alors oui, il va re­ve­nir.Voi­là, je vous l’offre »,

a-t-il ex­pli­qué aux jour­na­listes qui le pres­saient de ques­tions. Le nu­mé­ro 9 des High­lan­ders avait été lais­sé au re­pos contre l’Ar­gen­tine, mais pour af­fron­ter des Spring­boks vrai­ment dan­ge­reux, Hansen n’avait plus en­vie de prendre de risques ou de faire des es­sais. Aa­ron Smith au­ra pour mis­sion d’ac­cé­lé­rer en­core et tou­jours les sor­ties de balles pour em­pê­cher la dé­fense ad­verse de se mettre en place.

De­puis ses dé­buts en 2012, Aa­ron Smith fait par­tie des vrais pou­lains de Hansen, ceux qu’il a fait dé­bu­ter et qu’il a main­te­nus sans sour­ciller comme les Whi­te­lock ou les Re­tal­lick. Les Pe­re­na­ra et les Kerr-Bar­low (fu­tur ro­che­lais) ne l’ont ja­mais vrai­ment me­na­cé, même quand il se fit pin­cer en mau­vaise pos­ture dans un aé­ro­port en oc­tobre 2016. Le pe­tit de­mi de mê­lée plus que tout autre in­carne l’ex­cel­lence néo-zé­lan­daise. Avec des at­ta­quants de la trempe de Son­ny Bill Williams ou de Da­mian McKen­zie ou du trop mé­con­nu Ryan Crot­ty (le suc­ces­seur de Con­rad Smith), Hansen se dit que ça de­vrait fi­nir par pas­ser, quelles soient les pé­ri­pé­ties de la ren­contre face à des Spring­boks to­ta­le­ment re­quin­qués. Sam Whi­te­lock, lui aus­si mé­na­gé contre les Pu­mas, re­pren­dra évi­dem­ment du ser­vice. À no­ter que Steve Hansen a fait aus­si ré­fé­rence à l’at­trac­tion du mo­ment,Vaea Fi­fi­ta, le flanker XXL qui a cre­vé l’écran à New Ply­mouth.

FI­FI­TA EN TRI­BUNE

Avec un sou­rire gourmand, Hansen a don­né son ver­dict sur le phé­no­mène qui a fait le buzz pen­dant quatre jours : « Il a en­core du che­min à faire. Il doit en­core ap­prendre cer­taines choses, no­tam­ment se pla­cer au bon en­droit au bon mo­ment. On ne peut pas se mettre sur les ex­té­rieurs et attendre que le bal­lon vienne à vous. Par­fois, en tant que flanker, vous de­vez aus­si mettre les mains dans le cam­bouis. » Voi­là le pauvre Fi­fi­ta ren­voyé à ses chères études puis­qu’il n’est même pas rem­pla­çant. Le rude Liam Squire et sa « nuque longue », joue­ra sur le cô­té fer­mé à une place que les spé­cia­listes es­timent dé­vo­lue à Jerome Kai­no mal­gré ses 34 ans, et treize ans de ser­vice sous le maillot noir. Il de­vait re­prendre du ser­vice ce soir en NPC avec les Blues. Fi­fi­ta n’est donc qu’un troi­sième choix, de quoi plom­ber le mo­ral de tous les ad­ver­saires des All Blacks.

Le chan­ceux du jour se­ra Ken Hames, pi­lier gauche, qui bé­né­fi­cie de la bles­sure de Moo­dy. Il vi­vra sa pre­mière ti­tu­la­ri­sa­tion sa­me­di et on se dit que les Boks vont for­cé­ment le tes­ter. Leur coach Al­lis­ter Coet­zee a fait un choix sur­pre­nant, il a pla­cé le meilleur homme du match nul contre l’Aus­tra­lie Pe­ter-Steph Du Toit sur le banc, à peine mieux que Fi­fi­ta…

Aa­ron Smith compte 64 sé­lec­tions de­puis 2012. Au­cun joueur n’ac­cé­lère le jeu comme lui sur la pla­nète. Steve Hansen l’a rap­pe­lé après l’avoir mé­na­gé contre l’Ar­gen­tine. Pho­to Icon Sport

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.