DE LA DIS­CI­PLINE !

COMME LA SAI­SON DER­NIÈRE, À LA MÊME PÉ­RIODE, LE BO DOIT FAIRE FACE À UNE GROSSE IN­DIS­CI­PLINE. EN PAR­TIE COU­PABLES DES DÉ­FAITES À L’EX­TÉ­RIEUR, LES ROUGE ET BLANC DOIVENT SE RE­PRENDRE.

Midi Olympique - - Pro D2 5e journée - Par Pa­blo ORDAS

De­man­dez à Jack Isaac quel est le point noir au BO de­puis le dé­but de la sai­son, il vous ré­pond sans hé­si­ter « la dis­ci­pline ». For­ma­tion ayant re­çu le plus de car­tons en ce dé­but de cham­pion­nat, avec six jaunes et deux rouges, Biar­ritz re­tombe dans les tra­vers de dé­but de sai­son der­nière. « Il faut que ça change », an­nonce l’en­traî­neur des ar­rières, qui rap­pelle : « Deux tiers des points que l’on a en­cais­sés viennent de pé­na­li­tés. » Preuve à l’ap­pui, les trop nom­breuses fautes com­mises par les Rouge et Blanc les ont em­pê­chés de ra­me­ner mieux qu’un bo­nus dé­fen­sif d’An­gou­lême ven­dre­di der­nier. « Le sys­tème of­fen­sif est en place, il de­vient de plus en plus hui­lé. Le sys­tème dé­fen­sif est très bon aus­si. Mal­heu­reu­se­ment, on donne la pos­si­bi­li­té à l’ad­ver­saire de mar­quer par des pé­na­li­tés ou après des pé­nal­touches qui les font avan­cer », ana­lyse Fa­bien For­tas­sin. Car le BO n’a concé­dé que quatre es­sais de­puis le dé­but du cham­pion­nat, ce qui en fait la deuxième meilleure dé­fense derrière Mon­tau­ban. Mais, vingt et un des vingt-six points de Soyaux ont été ins­crits la se­maine der­nière par la botte de Lu­cas Mé­ret, suite à des pé­na­li­tés. « À An­gou­lême, on prend 13 ou 14 pé­na­li­tés. Il y en a 7 ou 8 dues à des pla­quages hauts, plus quel­que­sunes sur des mê­lées. Les mê­lées, c’est aléa­toire, il y en au­ra tou­jours. Les pla­quages, c’est in­di­vi­duel­le­ment qu’il faut se dire de faire at­ten­tion à ça. Si on se met en tête d’être vi­gi­lant là-des­sus, et qu’on prend moi­tié moins de pé­na­li­tés, le BO se­ra très dif­fi­cile à battre », pour­suit l’ou­vreur.

DES CAR­TONS LOURDS DE CONSÉ­QUENCES

Alors cette in­dis­ci­pline chro­nique, est-ce un point qui peut être tra­vaillé col­lec­ti­ve­ment pen­dant la se­maine ? Ou ce­la reste un tra­vail in­di­vi­duel que chaque joueur doit réa­li­ser ? « Ce sont les deux, ré­pond Ber­trand Gui­ry. C’est d’abord avoir une bonne or­ga­ni­sa­tion col­lec­tive en dé­fense, et ça, je crois sin­cè­re­ment qu’on l’a de plus en plus. C’est aus­si être phy­si­que­ment prêt pour ne pas faire de fautes. Quand on voit la fin de match contre An­gou­lême, c’est que phy­si­que­ment, on est en place. Et après, c’est l’at­ti­tude in­di­vi­duelle. C’est l’in­ten­tion de ne pas être « flem­mard » sur une ac­tion parce qu’on est un peu dans le rouge. C’est une ques­tion de se res­pec­ter les uns les autres et on ne peut pas se per­mettre à tous les matchs de se lais­ser à qua­torze pen­dant vingt mi­nutes, après, c’est trop dur à rat­tra­per. » Et après avoir per­du contre les deux pro­mus l’an der­nier, dont An­gou­lême qui s’était im­po­sé à Agui­le­ra avec sept pé­na­li­tés, le BO sait, mieux que n’im­porte qui, que la dis­ci­pline se­ra fon­da­men­tale face à Ne­vers.

Pho­to Sté­pha­nie Bis­caye

Très in­dis­ci­pli­nés de­puis le dé­but de la sai­son, les Biar­rots de­vront s’écou­ter sur l’or­ga­ni­sa­tion col­lec­tive en dé­fense pour ne pas com­mettre de fautes face à Ne­vers.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.