MIS­SION IM­POS­SIBLE ?

LE CLUB A SAU­VÉ SA PLACE EN FÉ­DÉ­RALE MAIS PART AVEC HUIT POINTS DE RE­TRAIT AU CLAS­SE­MENT. AVEC UNE ÉQUIPE TRÈS JEUNE.

Midi Olympique - - Ovalie Fédérale 1 Jean-Prat - 2e journée - Par Sé­bas­tien FIATTE

Ré­tro­gra­dé ad­mi­nis­tra­ti­ve­ment en Fé­dé­rale 3 au prin­temps, le Stade di­jon­nais a sau­vé sa place en juillet. Après une re­struc­tu­ra­tion de ca­pi­tal et un pas­sage fruc­tueux de­vant le CNOSF, le club a ob­te­nu de la FFR sa réintégration en Fé­dé­rale 1, mais part sur la ligne de dé­part avec un sa­cré han­di­cap. Au clas­se­ment, il compte un dé­bours de huit points sur ses pe­tites ca­ma­rades, un gouffre pour une équipe dé­jà re­lé­gable spor­ti­ve­ment la sai­son der­nière et qui a per­du en outre de nom­breux joueurs à l’in­ter­sai­son. « Nous par­tons avec une balle dans le pied, souffle l’en­traî­neur, Re­naud Gour­don, as­so­cié à Tho­mas Koh­ler (avants). Si nous avions ter­mi­né dans les pre­miers de la poule la sai­son der­nière, les huit points ne se­raient pas trop dif­fi­ciles à re­prendre. Mais nous sommes comme un cou­reur moyen au dé­part de cent mètres les­tés de quatre-vingts ki­los… La sanc­tion est lourde, nous sommes condam­nés à l’avance. » Outre le re­trait de points, la masse sa­la­riale a été éga­le­ment été ré­duite à 23 % du bud­get, contre 30 % pour ses concur­rents. En con­sé­quence, la pe­tite tren­taine de dé­parts a été com­blée par l’ar­ri­vée de seule­ment douze joueurs, la plu­part de jeunes joueurs tout juste sor­tis de centre de for­ma­tion pro­fes­sion­nel.

« Les joueurs sont af­fec­tés par la dé­ci­sion. Ils ne sont pas res­pon­sables. Mais nous al­lons l’as­su­mer col­lec­ti­ve­ment, avec les joueurs, les en­traî­neurs et les di­ri­geants. C’est ar­ri­vé à d’autres clubs avant nous. C’est comme ça et nous de­vons faire avec. » Con­dam­né aux yeux de tous à la re­lé­ga­tion en Fé­dé­rale 2 en fin de sai­son, le Stade di­jon­nais au­ra au moins l’avan­tage d’évo­luer sans pres­sion pour le tech­ni­cien nom­mé dé­but avril. Il es­père pou­voir comp­ter sur l’en­thou­siasme d’un groupe jeune (vingt-deux ans de moyenne, trois joueurs de plus de trente ans) pour se lan­cer sans cal­cu­ler dans cette mis­sion im­pos­sible.

« Nous sommes sa­tis­faits de l’état d’es­prit af­fi­ché par le groupe de­puis le dé­but de la pré­pa­ra­tion, sou­ligne Re­naud Gour­don. Per­sonne ne cher­cher d’ex­cuses ou met avant la si­tua­tion. Le groupe s’en­traîne beau­coup sans re­chi­gner. »

La preuve, en pré­pa­ra­tion n’a pas été ri­di­cule face à Cham­bé­ry, Stras­bourg et Mâ­con, deux membres de la poule Elite, et un gros bras de la sienne, vain­queur di­manche der­nier sur le ter­rain de son pre­mier hôte : La Seyne-sur-Mer.

« Sur le ter­rain, par rap­port aux autres, nous avons une équipe de coif­feur, conclut l’an­cien en­traî­neur de Soyaux-An­gou­lême. Nous al­lons es­sayer de bien cou­per les che­veux… »

Pho­to DR

Le groupe di­jon­nais qui ten­te­ra de se main­te­nir en Fé­dé­rale 1

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