À GRANDE VI­TESSE

ANS, IL A SU METTRE LES BAR­BA­RIANS DANS L’AVAN­CÉE. DU HAUT DE SES 20

Midi Olympique - - Tournée d’automne Barbarians - Par Ni­co­las AUGOT, en­voyé spé­cial ni­co­las.augot@mi­di-olym­pique.fr

Cha­ban-Del­mas est-il un ter­rain bé­ni pour les de­mis de mê­lée ? La ques­tion n’est peut-être pas si sau­gre­nue. Le pu­blic bor­de­lais est dé­jà bien ser­vi avec Bap­tiste Se­rin et Yann Les­gourgues, les ga­rants du poste à l’UBB, mais il avait aus­si eu droit à une pres­ta­tion ex­cep­tion­nelle d’An­toine Du­pont avec les Bar­ba­rians face à l’Aus­tra­lie à l’au­tomne 2016. Cette an­née, c’est le Lyon­nais Bap­tiste Couilloud qui a cre­vé l’écran, avec no­tam­ment plu­sieurs per­cées en pre­mière pé­riode. Des courses folles qui ont gal­va­ni­sé toute son équipe mais aus­si un stade prêt à vi­brer à un nou­vel ex­ploit des Bar­ba­rians. Au mo­ment de quit­ter Cha­banDel­mas, le jeune joueur de 20 ans avait en­core des étoiles dans les yeux : « C’était un ma­gni­fique mo­ment, un très beau match en­ga­gé et ten­du. Toute la se­maine, nous nous sommes po­sé la ques­tion de sa­voir quel était notre plus beau sou­ve­nir de rugby. Je crois que ce soir j’ai la ré­ponse, c ‘est le plus beau jus­qu’à pré­sent car nous avons pas­sé une se­maine mer­veilleuse, sans pres­sion et nous avons ou­blié la dif­fi­cul­té de notre cham­pion­nat. C’est vrai­ment ma­gni­fique de pou­voir re­ve­nir aux bases du rugby. On en a pro­fi­té et nous avons créé un groupe en quatre jours c’est in­croyable. » Une se­maine folle à l’image de son dé­but de sai­son où il a dé­jà été ti­tu­la­ri­sé plus de fois que sur l’en­semble de la sai­son der­nière en Top 14, et son in­fluence sur le jeu du Lou, qui ca­ra­cole en tête du cham­pion­nat, ne cesse de croître.

NE PAS GRILLER LES ÉTAPES

Une as­cen­sion ful­gu­rante mais Bap­tiste Couilloud veut gar­der les pieds sur terre : « Je suis le pre­mier sur­pris. Je suis très heu­reux d’avoir pu par­ti­ci­per à une telle tour­née. Je suis un pri­vi­lé­gié au­jourd’hui mais je suis très bien en­ca­dré, que ce soit dans mon club à Lyon, mais aus­si par mes pa­rents, ma fa­mille. Je peux évo­luer se­rei­ne­ment sur le plan phy­sique et sur le plan men­tal. C’est très bien ce qui m’ar­rive. À moi de ne pas faire n’im­porte quoi et de res­ter lu­cide sur mes qua­li­tés et mes ca­pa­ci­tés. »

Une pre­mière au ni­veau in­ter­na­tio­nal qui laisse pen­ser que Couilloud a les qua­li­tés pour connaître le même des­tin que Du­pont, même s’il ne veut pas griller les étapes : « Les de­mis de mê­lée en place en équipe de France sont très per­for­mants Je peux me sou­hai­ter qu’un jour mon heure vien­dra, mais je sais que ce n’est pas en­core main­te­nant car j’ai en­core beau­coup d’axes de pro­gres­sion. Mais je ne vais pas le ca­cher, j’es­père qu’un jour je pour­rais ba­tailler et pré­tendre à une sé­lec­tion mais je sais que la route est en­core longue. » Mais Bap­tiste Couilloud va vite, très vite.

Bap­tiste Couilloud à la re­lance.

Photo M. O. - B. G.

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