À LA DER­NIÈRE SEGONDS

Midi Olympique - - Pro D2 12e journée - Par Jean-Marc AUTHIÉ

J’ai eu peur et même plus que peur. J’ai po­sé le bal­lon, je trem­blais. Je le suis dis : ce­la va être la même que Mont-deMar­san. Dès que je vais pour frap­per, je me dis pas de pres­sion. Mais quand le stade fait grand si­lence, je me dis aie, aie, aie. J’ai réus­si à faire abs­trac­tion. Je suis très heu­reux. Ain­si va le rôle du bu­teur. À Mont-deMar­san je l’ai lou­pée. C’est pour ma faute sur la si­rène. Là au­jourd’hui, c’est à moi de la mettre et c’est pas­sé. » Jo­ris Segonds, du haut de ses 20 ans, vient tout sim­ple­ment d’of­frir la vic­toire aux siens au terme d’une ren­contre où Au­rillac se­ra pas­sé par tous les états.

Comme le no­tait le de­mi-de­mê­lée Paul Bois­set à la fin du mach : « On ne lâche rien, comme tous les matchs de­puis le dé­but de sai­son. On va cher­cher cette vic­toire qua­si­ment sur la si­rène. Elle est d’au­tant plus belle que c’est Jo­ris qui met la pé­na­li­té de la gagne. Il ne faut pas oublier qu’il n’a que 20 ans. Ce soir, on peut le re­mer­cier. » Car Au­rillac s’est fait peur ven­dre­di soir en se trom­pant dans son jeu au pied, en per­dant Jack McP­hee au bout de dix mi­nutes, en pre­nant un jaune à la de­mi heure, en en­cais­sant trois es­sais en 20 mi­nutes, avec des bu­teurs pas dans un bon jour.

Mal­gré tout, « toute l’équipe est res­tée sou­dée der­rière eux et on est al­lés cher­cher la ré­com­pense par le jeu à la main ».

« NE JA­MAIS RIEN L­CHER »

Et oui, les Au­rilla­cois ont su rec­ti­fier juste avant la pause et toute la deuxième mi-temps, dé­ci­dant de ne plus rendre le bal­lon aux Biarr­rots. Au-de­là d’une conser­va­tion et d’une maî­trise sal­va­trices, c’est vrai­ment l’état d’es­prit qu’il faut re­te­nir ven­dre­di. « C’est à l’image de l’équipe cette an­née. Chaque coach amène sa culture. An­dré (Bes­ter, N.D.L.R.) a ame­né le fait de ne ja­mais rien lâ­cher. Ce soir tout le monde vrai­ment cette vic­toire et c’est ça qui est bon car on a tous oeu­vré dans ce sens ».

Pro­pos re­pris par le troi­sième ligne Pierre Rous­sel. « On sa­vait que ce soir il fal­lait s’y fi­ler. On eu un gros pre­mier ri­deau dé­fen­sif. Quand on lou­pait des pla­cages, on re­ve­nait pour les prendre. C’est une grosse sa­tis­fac­tion ce soir. Même en étant dis­tan­cés au ta­bleau d’af­fi­chage, on a mal­gré tout conti­nué à en­chaî­ner, à tou­jours pro­po­ser du jeu. On n’a ja­mais bais­sé les bras et ça a payé à la fin. » Cette grosse so­li­da­ri­té, ne rien lâ­cher, c’est la marque de fa­brique du Stade au­rilla­cois cette sai­son.

Photo Jean-Mi­chel Pey­ral Du haut de ses 20 ans, Jo­ris Segonds a ins­crit la pé­na­li­té de la gagne.

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