L’INCONSTANCE BAYONNAISE

APRÈS AVOIR ME­NÉ 34-10 À LA 44E, BAYONNE S’EST FAIT PEUR. CA­PABLE DU MEILLEUR COMME DU PIRE, LES CIEL ET BLANC NE SONT PAS PAS­SÉS LOIN DE LA CA­TAS­TROPHE.

Midi Olympique - - Pro D2 12e journée - Par Pa­blo ORDAS

L’Avi­ron ne re­tien­dra que la vic­toire. Quatre points im­por­tants, voire né­ces­saires, compte te­nu du clas­se­ment, qui voyait les Bayon­nais flir­ter avec la zone rouge avant cette jour­née. Mais sur­tout, un suc­cès fon­da­men­tal pour ve­nir confir­mer, après la dé­faite en­cou­ra­geante à Mon­tau­ban. Jus­te­ment, la con­fir­ma­tion n’a pas vrai­ment eu lieu. Du moins, elle n’a du­ré qu’une mi-temps, pen­dant la­quelle les co­équi­piers de John Beat­tie ont maî­tri­sé leur su­jet, avant de re­plon­ger dans le doute. « C’est un match qu’on doit ga­gner avec 40 points d’écart et qu’on a failli perdre. C’est aga­çant, c’est frus­trant. Pour une fois, on avait fait une bonne pre­mière mi-temps puis on n’y ar­rive pas, parce qu’on est pris sur les bases. Sur le bord, tu te dis qu’on va pas­ser une bonne soi­rée, qu’on va pou­voir tra­vailler, sur­fer sur une dynamique qui, même si elle n’est pas ex­tra­or­di­naire, est plu­tôt po­si­tive de­puis trois se­maines et en vingt mi­nutes tu te re­mets tous les doutes sur un manque de com­ba­ti­vi­té et d’agres­si­vi­té. Après Soyaux et Mon­tau­ban, j’au­rais ai­mé qu’on soit sur une phase as­cen­dante, mais là, je n’ai même pas l’im­pres­sion qu’on stagne, mais qu’on re­cule en­core parce que la deuxième mi-temps me fait peur », ana­ly­sait Vincent Et­che­to après la ren­contre.

La confiance, c’est ce qui manque aux Bayon­nais au­jourd’hui. Car, dès que Mas­sy est re­ve­nu dans la ren­contre der­rière ses avants do­mi­na­teurs, les Ciel et Blanc se sont re­mis à dou­ter. « Quand trois es­sais s’en­chaînent en dix mi­nutes, on commence de nou­veau à avoir peur, à gam­ber­ger, à se dire qu’on va le perdre. Il va fal­loir faire un tra­vail sur nous-mêmes et trouver com­ment gé­rer les si­tua­tions temps forts­temps faibles. On a du mal au­jourd’hui », concé­dait Gré­go­ry Ar­ga­nèse.

LES AR­RIÈRES SAUVENT LA MISE

Si les avants ont été en dif­fi­cul­té ven­dre­di soir, les ar­rières ont sau­vé la mise. Long­temps cri­ti­qués, ils ont as­su­ré le spec­tacle et ont fran­chi l’en-but mas­si­cois à cinq re­prises et ce, mal­gré une mé­téo ca­pri­cieuse et un bal­lon glis­sant. Sur des ini­tia­tives de Ben­ja­min Thier­ry, Sa­we­na­ca Ra­wa­ca ou Willie Du Ples­sis, la ligne des trois-quarts ciel et blanche a mon­tré un nou­veau beau vi­sage après ce­lui af­fi­ché face à Soyaux, deux se­maines plus tôt. « Je re­tiens qu’on a de la dy­na­mite dans les pattes, qu’on est ca­pables de mar­quer de beaux es­sais, de res­pec­ter les lan­ce­ments de jeu. On sait jouer au rugby et on est faillibles sur les bases. J’au­rais pré­fé­ré, au­jourd’hui, qu’on marque dix es­sais sur bal­lons por­tés. Mar­tin Bus­tos Moya­no est de re­tour. En une de­mi-heure, il a mon­tré sa classe. Les La­veau, Tis­se­ron, Ro­bin­son sont au ni­veau. Je sais qu’on a de la qualité mais je ne vais pas dire « mes trois-quarts ont fait un beau match », je m’en fous de ça. On n’a pas la cons­tance et c’est ça qui me rend fou », pes­tait l’en­traî­neur des ar­rières, qui as­sure que la trêve va faire du bien. Une se­maine de pause pour que l’Avi­ron ar­rive à soi­gner ses maux, avant son dé­pla­ce­ment à Mont de Mar­san.

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