LES JAU­NETS DANS LE VRAI

EN ÉCAR­TANT UNE RUGUEUSE FOR­MA­TION NARBONNAISE, LE XV NE­VER­SOIS A CONFOR­TÉ SA PLACE EN MI­LIEU DE CLAS­SE­MENT. PAS SI MAL.

Midi Olympique - - Pro D2 12e journée - Par An­toine DES­CHAMPS

La scène est hal­lu­ci­nante. Le Pré-Fleuri vient d’être plon­gé dans le noir. Le chro­no­mètre af­fiche 72 mi­nutes et 12 se­condes avant de, lui aus­si, dis­pa­raître dans la panne géante qui en­ve­loppe le stade ne­ver­sois. Alors, pour ne pas pa­tien­ter en si­lence, les spec­ta­teurs font fonc­tion­ner la lu­mière de leurs por­tables, don­nant à la fin de ren­contre, des al­lures de concert rock. Et ils donnent de la voix pour en­cou­ra­ger leurs fa­vo­ris qui mènent, à cet ins­tant-là, de dix points, 16-6.

Après un bon quart d’heure, tout ren­tra dans l’ordre, les Jau­nets gar­dant les Nar­bon­nais confi­nés dans leur camp jus­qu’au coup de sif­flet fi­nal. Pour va­li­der un suc­cès qui les place, au bout de douze jour­nées, dans une po­si­tion que tout pro­mu ai­me­rait oc­cu­per.

Forts en conquête, même si leur do­mi­na­tion ne fut pas tou­jours ap­pré­ciée à sa juste va­leur, les Ni­ver­nais pri­vèrent leurs ad­ver­saires de bal­lons, comme ils se l’étaient pro­mis du­rant la préparation de cet af­fron­te­ment.

QUATRE VIC­TOIRES EN SIX MATCHS

« Nar­bonne a pro­po­sé exac­te­ment la même chose que Car­cas­sonne », consta­taient, de conserve, Hugues Bas­tide et Max Cu­rie après la ren­contre. « Nous sommes un peu mâ­chés car c’est le der­nier match du bloc. Ce fut in­tense mais quand la vic­toire est au bout, les dou­leurs sont moins vives. » Le troi­sième ligne et le pi­lier gauche azur et or, tou­jours à la pointe du com­bat, n’ont ja­mais dou­té. « Nous sen­tions que nous pre­nions l’avan­tage. On sen­tait aus­si que ça al­lait cra­quer en face. On a même pen­sé être mieux ré­com­pen­sés que ça, qu’un de nos bal­lons por­tés al­lait nous of­frir un es­sai. »

Il a fal­lu éga­le­ment s’adap­ter à l’ar­bi­trage de l’Écos­sais Keith Al­len. Max Cu­rie a trou­vé « les com­man­de­ments longs, il ne vou­lait pas d’im­pact ». Ce qui n’a pas em­pê­ché le pack ne­ver­sois de glo­ba­le­ment maî­tri­ser son su­jet. « Nous fi­nis­sons le deuxième bloc avec une qua­trième vic­toire. Dans l’op­tique du main­tien, c’est bien », conclut le gau­cher ni­ver­nais qui, comme Bas­tide, n’avait ja­mais connu une panne d’élec­tri­ci­té comme celle de ven­dre­di soir. « C’était beau tous ces flashs en tri­bune, ri­go­lait ce der­nier, ajou­tant, ce qui est bien aus­si c’est qu’après cette in­ter­rup­tion, nous avons réus­si à res­ter chez eux. » Pour si­gner une vic­toire pré­cieuse à ce mo­ment de la sai­son.

Les hommes du trio Pé­mé­jaJan-Fouas­sier sont dans le vrai mais sont aus­si bien conscients du che­min qui leur reste à par­cou­rir. Bas­tide : « Pour la re­prise, nous irons à Sa­piac, puis nous re­ce­vrons Bayonne et nous nous ren­drons à Mont-deMar­san… » Ça pro­met, en ef­fet.

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