FORCE CONTRE VI­TESSE

LES ÉCOS­SAIS USENT ES­SEN­TIEL­LE­MENT DE LA MÊ­LÉE POUR LAN­CER LE JEU, AVEC DES LI­BÉ­RA­TIONS RA­PIDES. LES BLEUS SAVENT À QUOI S’AT­TENDRE...

Midi Olympique - - L’événement -

Sou­ve­nez-vous. Ce fut la prin­ci­pale sa­tis­fac­tion de la vic­toire sur l’Écosse (22-16) lors du der­nier Tour­noi. La mê­lée fran­çaise avait constam­ment mis à mal son ho­mo­logue. Le staff tri­co­lore de l’époque, Yan­nick Bru en tête, avait iden­ti­fié en amont une fai­blesse sur le cô­té droit de la mê­lée écos­saise, du fait de l’ab­sence de WP Nel. Elle s’était confir­mée très tôt dans le match avec un as­cen­dant net pris par Cy­ril Baille sur l’in­ex­pé­ri­men­té Zan­der Fa­ger­son (21 ans), ce der­nier souf­frant le mar­tyre jus­qu’à sa sor­tie. De­puis de nom­breuses an­nées, les suc­cès fran­çais face à l’Ecosse se sont construits d’abord en rai­son d’une do­mi­na­tion im­por­tante dans ce sec­teur de jeu. 2018 ne dé­ro­ge­ra pas à la règle. « Nous avons vu à la vi­déo qu’en grande ma­jo­ri­té les lan­ce­ments de jeu écos­sais se font à par­tir de mê­lée, ex­plique le droi­tier Ra­bah Sli­ma­ni. C’est pour cette rai­son qu’il se­ra im­por­tant de leur mettre une grosse pres­sion dans ce sec­teur. » Et pour cause. Une fois le jeu lan­cé, les joueurs de Gre­gor Town­send sont ca­pables d’en­chaî­ner les temps de jeu et de gar­der le bal­lon… Certes, la dé­fense tri­co­lore a don­né face à l’Ir­lande quelques ga­ran­ties mais il se­ra de la res­pon­sa­bi­li­té de la mê­lée du nou­veau tech­ni­cien Sé­bas­tien Bru­no de « pour­rir » les sor­ties de balle. « Dans la me­sure du pos­sible, on va es­sayer d’im­pul­ser une deuxième pous­sée pour les gê­ner, dit en­core Sli­ma­ni. Seule­ment, les Écos­sais sont très bien or­ga­ni­sés et di­gèrent très vite le bal­lon. »

L’ÉCOSSE SUR LE MÊME MO­DÈLE QUE LE JA­PON ?

La di­ges­tion du bal­lon se­ra es­sen­tielle. En rai­son d’un cruel dé­fi­cit de puis­sance, les hommes de Town­send misent en ef­fet tout sur la vi­tesse. À peine in­tro­duit, dé­jà sor­ti… Les Bleus ont ré­cem­ment été confron­tés à une telle pro­blé­ma­tique. C’était au mois de no­vembre der­nier, face au Ja­pon. Et ce ne fut pas un franc suc­cès, les Ja­po­nais par­ve­nant à ga­gner leurs bal­lons qua­si­ment sans trem­bler. « Face à ce genre d’équipe, on doit être ex­trê­me­ment ré­ac­tif, sou­ligne le pi­lier de l’ASM. Dès que le ta­lon­neur lève le pied, il faut être en ac­tion. C’est à cet ins­tant que l’on de­vra im­pul­ser une forte pres­sion. Et même si on ne par­vient à ga­gner le bal­lon, l’idée ce se­ra de vrai­ment les em­pê­cher de vite le di­gé­rer et d’avoir des li­bé­ra­tions ef­fi­caces, ra­pides, pour bien lan­cer leur jeu. »

Sa­me­di der­nier, même si tout ne fut pas par­fait, la mê­lée fran­çaise a en­voyé quelques si­gnaux po­si­tifs face à l’Ir­lande. D’abord, elle n’a été que très peu sanc­tion­née. Ra­bah Sli­ma­ni, qui fut en­core dans le vi­seur des ar­bitres in­ter­na­tio­naux en no­vembre (il avait éco­pé d’un car­ton jaune lors du pre­mier test contre la Nou­vel­leZé­lande), n’a été pé­na­li­sé qu’une seule fois face aux Celtes. Faut-il y voir le signe d’une nou­velle vir­gi­ni­té de la mê­lée fran­çaise ? C’est à confir­mer dès di­manche, à Mur­ray­field…

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