C’EST DE LEUR(S) FAUTE(S) !

TROP PÉ­NA­LI­SÉS ET FAU­TIFS SUR LE PRE­MIER ES­SAI GRE­NO­BLOIS, LES JAUNARDS NE PEUVENT S’EN PRENDRE QU’À EUX-MÊMES.

Midi Olympique - - Top 14 9e Journée - N.Z.

Vingt-et-une pé­na­li­tés concé­dées, re­cord de la sai­son. In­utile de pous­ser bien loin l’ana­lyse pour dé­ter­mi­ner la prin­ci­pale rai­son qui a em­pê­ché le lea­der cler­mon­tois de s’im­po­ser au stade des Alpes, ain­si qu’il en avait pris l’ha­bi­tude lors de ses der­nières ve­nues… « Avec une in­dis­ci­pline pa­reille, c’est juste im­pos­sible de ga­gner un match », sou­pi­rait le ta­lon­neur Ben­ja­min Kay­ser. Cler­mont au­rait même fran­che­ment pu le perdre, puisque le sort de la par­tie ne s’est fi­na­le­ment joué qu’à un échec : ce­lui de Ger­main sur la si­rène. « Lors­qu’on prend cette der­nière pé­na­li­té, je me suis dit : « ce n’est pas pos­sible ! » se sou­ve­nait le troi­sième ligne Ju­di­caël Can­co­riet. Il faut dire qu’on ti­rait un peu la langue… » Un aveu spor­ti­ve­ment pro­lon­gé par Kay­ser. « Je connais bien Sté­phane Glas, et je lui ai dit : sur cette der­nière ac­tion à la 80e, les Gre­no­blois pro­duisent une tren­taine de temps de jeu et vont se cher­cher leur pé­na­li­té. Rien à dire là-des­sus, c’était du beau rug­by. Ce qui me gêne en re­vanche, ce sont ces pé­na­li­tés trop fa­ciles que l’on a concé­dées au­pa­ra­vant. » Une ving­taine au to­tal, on l’a dit, qui pous­sèrent M. Brous­set à sor­tir un car­ton jaune à l’en­contre de Zi­ra­ka­sh­vi­li. Pro­ba­ble­ment le tour­nant du match, puis­qu’il per­mit aux Gre­no­blois de bâ­tir leur ré­volte sur une mê­lée ren­due plus per­for­mante par la su­pé­rio­ri­té nu­mé­rique…

KAY­SER : « ON S‘EST MIS L’AR­BITRE À DOS »

Reste que pa­reille in­dis­ci­pline in­ter­pelle, for­cé­ment. Et pousse à se ques­tion­ner quant à son ori­gine. « L’ar­bitre nous a un peu plus re­gar­dé, c’est sûr, même si c’est très dif­fi­cile de l’ana­ly­ser à chaud, re­gret­tait l’en­traî­neur Ber­nard Gout­ta. Quand on concède 21 pé­na­li­tés contre 7, c’est dif­fi­cile de par­ler de ra­tio équi­li­bré. Je le mets sur le compte d’un ex­cès d’en­vie, de gé­né­ro­si­té, de vo­lon­té de bien faire. Il y a un tel état d’es­prit dans ce groupe que ce­la peut par­fois dé­bor­der. Il va fal­loir que l’on par­vienne à cor­ri­ger cet ex­cès d’en­thou­siasme, si­non ce­la va sû­re­ment nous jouer des tours. » « On a clai­re­ment fait des er­reurs, poin­tait Kay­ser. Les Gre­no­blois sont en­trés sur le ter­rain avec l’idée de nous faire la guerre dans les rucks. On a un peu man­qué de ré­ac­ti­vi­té, et on s’est même mon­trés un peu laxistes à ce ni­veau-là. Mais sur­tout, au-de­là du res­pect de la règle, il y a aus­si un homme der­rière chaque ar­bitre, et il faut aus­si être ca­pable d’en­trer dans sa psy­cho­lo­gie. Là, nous n’y sommes clai­re­ment pas par­ve­nus. Nous nous le sommes même mis à dos, moi lui pre­mier, puisque j’ai coû­té dix mètres en lui par­lant. De ce point de vue, nous avons man­qué de ma­tu­ri­té. »

CAN­CO­RIET, UNE RA­PINE QUI A COÛ­TÉ CHER

Tout comme l’ASMCA a pro­ba­ble­ment man­qué de ju­geote en cer­taines oc­ca­sions, comme sur l’es­sai de Gi­ga­sh­vi­li. Ha­bi­tués de­puis le dé­but de la sai­son à dé­fendre dans les airs sur les pé­nal­to­cuhes ad­verses, les Cler­mon­tois n’ont sur le coup pas failli à leur ha­bi­tude. Mais suc­com­bé à une des an­tiennes his­to­riques de ce jeu : ne ja­mais dé­vier à l’aveu­glette un bal­lon sur une touche à cinq mètres de sa ligne… « On prend le risque de dé­fendre en l’air, et comme je suis un peu juste pour le cap­ter à deux mains, j’es­saie de le dé­vier, se rap­pe­lait Can­co­riet. Hon­nê­te­ment, en­suite, je ne sais pas ce qui s’est pas­sé, hor­mis que ce­la s’est re­tour­né contre nous. Ber­nard (Gout­ta, N.D.L.R.) ne m’a rien re­pro­ché, au contraire. Il m’a dit que j’étais dans la bonne zone, que j’avais bien lu le lan­cer… Avec un peu plus de réus­site, on au­rait pu ré­cu­pé­rer le bal­lon et sor­tir de notre camp, il s’en est fal­lu de peu. » Comme il s’en est fal­lu de très peu qu l’ASMCA concède sa troi­sième dé­faite de la sai­son. La­quelle n’au­rait re­le­vé que de leur(s) faute(s)

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Si­ta­le­ki Ti­ma­ni a, à lui seul été pé­na­li­sé deux fois lors de cette ren­contre.

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