« Nous n’al­lons pas bais­ser la tête »

JU­LIEN FAR­NOUX - Ar­rière de Per­pi­gnan L’AR­RIÈRE CA­TA­LAN RE­FUSE DE BAIS­SER LES BRAS MAL­GRÉ UNE NEU­VIÈME DÉ­FAITE EN CHAM­PION­NAT ET MISE SUR LE TRA­VAIL POUR UNE RÉ­AC­TION COL­LEC­TIVE.

Midi Olympique - - Top 14 9e Journée - Pro­pos re­cueillis par F. M.

Que re­te­nez-vous de cette ren­contre ?

Ce sont des sce­na­rii qui se ré­pètent pour nous. Nous fai­sons plu­tôt une bonne pre­mière pé­riode en res­pec­tant ce que nous nous étions dit à sa­voir une grosse dé­fense, être pré­sents dans les contests… mais nous nous ef­fri­tons avec le temps. C’est dé­ran­geant, frus­trant et éner­vant. Tou­lon était dans le doute, on sen­tait que ce n’était pas hui­lé, mais c’est tou­jours pa­reil, ça dé­roule en se­conde pé­riode, nous su­bis­sons et de­ve­nons im­puis­sants. Ça me dé­range.

Existe-t-il une forme de las­si­tude face à ces ré­sul­tats tou­jours né­ga­tifs ?

De­puis quatre ans, nous avons rê­vé de jouer dans ce cham­pion­nat. Nous ne pou­vons pas être écoeu­rés. Comme les autres, je n’ai qu’une idée en tête : conti­nuer à tra­vailler pour y ar­ri­ver. Cha­cun doit se fo­ca­li­ser sur ce qu’il peut ap­por­ter, il y a que comme ça que nous pou­vons y ar­ri­ver. Per­sonne ne va nous faire de ca­deau. Nous res­tons concen­trés sur nous-mêmes et tra­vaillons.

Dans le po­si­tif, si vous avez en­cais­sé un es­sai ra­pi­de­ment vous avez su ré­agir et mal­me­ner cette équipe de Tou­lon…

Ce qui est ra­geant, c’est que nous avons les res­sources pour re­ve­nir. Mais j’ai­me­rais que l’on ar­rête de cou­rir après le score. Je pense que nous avons les ca­pa­ci­tés pour prendre nos matchs en mains et d’as­su­mer nos res­pon­sa­bi­li­tés. C’est là le cap qu’il nous faut fran­chir. Nous avons pris un es­sai ra­pi­de­ment, avec leur de­mi d’ou­ver­ture qui nous met dans notre camp. En­suite, ils né­go­cient bien une touche, ce que nous n’avons pas réus­si à faire sur notre pre­mière ac­tion où nous per­dons le bal­lon. Au­jourd’hui la dif­fé­rence est là. Nous avons une marge de pro­gres­sion, à nous d’al­ler de l’avant. Ce n’est pas cette dé­faite qui va nous faire bais­ser la tête.

Est-ce phy­si­que­ment que vous avez cra­qué ?

Je ne pense pas. En se­conde pé­riode, nous avons su­bi et joué en re­cu­lant. For­cé­ment, sur cer­taines sé­quences, on tire la langue. Nous su­bis­sons, l’ar­bitre prend des dé­ci­sions en fa­veur de l’équipe qui avance, c’est lo­gique. Main­te­nant, il faut bos­ser et sa­voir pour­quoi nous sommes dans cette si­tua­tion en se­conde pé­riode et pour­quoi on les re­met dans le match. Nous avons be­soin de ce dé­clic qui nous per­met­tra d’al­ler cher­cher un match ça nous fe­ra du bien.

La cou­pure qui se pro­file peu­telle être bé­né­fique ou au contraire ren­for­cer les doutes ?

Ça va faire du bien à la tête, nous al­lons en pro­fi­ter pour re­char­ger les batteries et re­ve­nir avec deux fois plus d’en­vie. Nous ne lâ­che­rons pas. Si nous nous met­tons la tête au fond du seau, on n’avan­ce­ra pas. Nous n’avons rien à faire du clas­se­ment. Les sai­sons sont longues, nous fe­rons les comptes à la fin.

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