RA­VI­VER LA FLAMME

TER­RI­BLE­MENT STÉ­RILES DANS LES LANDES, LES HAUT-GA­RON­NAIS, AVANT-DER­NIERS, ET SOUS PRES­SION, ABORDENT UNE SÉ­RIE CA­PI­TALE DE DEUX RÉ­CEP­TIONS. L’HEURE N’EST PLUS AUX CAL­CULS…

Midi Olympique - - Pro D2 | 11e Journée - Par En­zo DIAZ

Fi­ni de ri­go­ler. Vous nous di­rez, ce n’est pas trop de sai­son ces der­niers temps du cô­té de Mi­chel-Ben­di­chou. Lun­di ma­tin, le pré­sident Alain Car­ré a réuni tout le per­son­nel de la Co­lombe, des joueurs au sec­teur ad­mi­nis­tra­tif sans ou­blier le staff (voir page 30). De cet ap­pel aux res­pon­sa­bi­li­tés, il en est res­sor­ti une vo­lon­té par­ta­gée : ce­lui de ne pas lâ­cher et de se je­ter plei­ne­ment à corps per­du dans la ba­taille du main­tien ou­verte de­puis la dé­faite à Bourg-en-Bresse.

G­CHIS IN­TER­DIT

« Ce ven­dre­di face à Au­rillac, c’est une ren­contre ca­pi­tale. Pour nous, c’est la fi­nale, comme tous les matchs, comme le se­ra le sui­vant face à Ne­vers. Nous sommes réa­listes, on sait qu’on joue le main­tien. C’est à nous de nous re­trou­ver, de s’ani­mer, de jouer quoi. Il faut prendre du plai­sir », dé­li­vrait en mi­lieu de se­maine le de­mi d’ou­ver­ture Se­bas­tian Poet. De re­tour de bles­sure après avoir re­çu une bé­quille à la cuisse droite dans l’Ain, l’Ar­gen­tin, en vue en ce dé­but de sai­son (huit feuilles de matchs, six ti­tu­la­ri­sa­tions) et qui s’était mon­tré à son aise face à Biar­ritz et Bé­ziers connaît bien le Pro D2. À 26 ans, il a dé­jà fait quatre sai­sons dans l’an­ti­chambre de l’élite dont deux pre­mières du cô­té de Tarbes. Là, où il a connu, dé­jà, la lutte pour le main­tien. De cette ex­pé­rience lors de l’exer­cice 20152016, sol­dée par une ré­lé­ga­tion ad­mi­nis­tra­tive et fi­nan­cière, le na­tif de Ro­sa­rio en a re­ti­ré quelques élé­ments, et quelques sou­ve­nirs, qui pour­raient trou­ver un écho dans la vie du groupe co­lu­mé­rin. « Ce qui reste à la fin, c’est le groupe, l’équipe, les co­pains. Avec Tarbes, nous sa­vions que nous al­lions être re­légues ad­mi­nis­tra­ti­ve­ment mais on a tout fait pour se main­te­nir spor­ti­ve­ment. On sa­vait qu’on était condam­nés mais on s’est bat­tus. Nous sommes res­tés une équipe so­li­daire, et il y avait de l’ami­tié. Ici, à Co­lo­miers, c’est pa­reil, à chaque fois que nous sommes dans le dur, il y a de la so­li­da­ri­té. Entre nous, ça se dé­roule bien. On a en­vie de ve­nir s’en­traî­ner, de s’en­trai­der. » L’équipe en­traî­née par le trio Ba­ra­gnon-Dan­tin-Sar­raute n’en est pas à cette ava­rie fi­nan­cière connue à Tarbes puisque la Co­lombe se porte plu­tôt comme un charme de ce cô­té. Ce qui n’em­pêche qu’elle va de­voir ré­agir au plus vite après ses échecs ré­pé­tés à l’ex­té­rieur.

Trop atones of­fen­si­ve­ment, friables dé­fen­si­ve­ment et en souf­france en conquête, les Co­lu­mé­rins ont su­bi à Mont-de-Mar­san, comme ra­re­ment vu cette sai­son. Le ré­sul­tat, la dé­faite la plus lourde de l’exer­cice en cours doit dé­sor­mais être ef­fa­cée ou mise aux ou­bliettes. De toute fa­çon, ce n’est pas trop le genre de la mai­son de res­sas­ser. En re­vanche, il est une cer­ti­tude, Co­lo­miers va de­voir for­cer sa na­ture. Car après avoir li­vré deux der­nières pres­ta­tions à do­mi­cile pleines d’en­train du­rant soixante mi­nutes, au­cun re­lâ­che­ment, même mi­nime, ne se­ra au­to­ri­sé. Se­bas­tian Poet en a conscience. « Il faut faire un match com­plet, être hy­per concen­tré, et fran­che­ment jouer, es­sayer. C’est sûr on va se trom­per mais il faut ten­ter. Être fort dans les têtes, c’est ce qui fe­ra la dif­fé­rence j’en suis sûr. Nous de­vons nous lâ­cher, nous li­bé­rer et avoir la grin­ta. Il y a quand même dans nos rangs de nom­breux joueurs qui connaissent ce jeu. » Co­lo­miers doit ar­rê­ter de gâ­cher.

Pho­to Sté­pha­nie Bis­caye

Se­bas­tian Poet compte bien avec ses co­équi­piers re­trou­ver le che­min du suc­cès face à Au­rillac.

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