« Nous pou­vons exis­ter »

Ma­na­ger de Grasse

Midi Olympique - - Ovalie | Fédérale 1 - Pro­pos re­cueillis par Jean-Pierre DU­NAND

Votre équipe oc­cupe la der­nière place du clas­se­ment. Comment vi­vez-vous cette si­tua­tion ?

Nous n’al­lons pas nous plaindre ou cher­cher des ex­cuses, mais il y a des évi­dences que l’on ne peut pas nier. Nous avons l’un des plus pe­tits bud­gets de Fé­dé­rale 1 et ce dés­équi­libre fi­nan­cier pèse. Il ne se tra­duit pas for­cé­ment dans le jeu, mais il est réel en ce qui concerne les moyens hu­mains des clubs. Nous dis­po­sons d’un ef­fec­tif de trente joueurs pour notre équipe pre­mière. Lors de notre der­nier match, nous comp­tions huit ab­sents. Notre ou­vreur ti­tu­laire n’a pu dis­pu­ter qu’un seul match de­puis le dé­but de sai­son, c’est ce­lui que nous avons ga­gné. Dans ces condi­tions, il est dif­fi­cile de ri­va­li­ser. Dès le dé­part, nous connais­sions la réa­li­té de cette si­tua­tion. Nous sommes en­ga­gés dans un cham­pion­nat à deux vi­tesses et il a tou­jours été évident que nous se­rions concer­nés par la lutte pour le main­tien.

Dans quel état d’es­prit abor­dez­vous votre dé­pla­ce­ment à Bour­goin, chez l’un des fa­vo­ris de la poule ?

Nous n’avons pas les mêmes ob­jec­tifs, nous ne dis­pu­tons pas le même cham­pion­nat. Nous sa­vons que ce se­ra très dif­fi­cile mais sur ce match nous n’au­rons à sup­por­ter au­cune pres­sion. Notre am­bi­tion se­ra de cher­cher à pro­duire un bon match et de conti­nuer, comment nous l’avons dé­jà fait, à cher­cher à ré­vé­ler cer­tains joueurs qui peuvent nous per­mettre d’élar­gir les rangs de notre groupe.

Comment en­vi­sa­gez-vous la suite de la sai­son ?

D’un cô­té il y a des re­grets parce que nous sommes per­sua­dés qu’avec notre ef­fec­tif au com­plet nous pour­rions comp­ter deux vic­toires de plus. De l’autre, il y a des es­poirs parce que nous al­lons bien­tôt pou­voir en­re­gis­trer quelques re­tours de bles­sures. Avec un groupe plus étof­fé, nous pou­vons exis­ter. Notre der­nier match à Nice le dé­montre. Nous sommes par­ve­nus à dé­cro­cher un bo­nus dé­fen­sif mais il y a éga­le­ment eu des com­por­te­ments col­lec­tifs qui sont en­cou­ra­geants pour l’ave­nir, même si notre ca­len­drier, avec trois dé­pla­ce­ments pour une ré­cep­tion, s’an­nonce dif­fi­cile.

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