Pour la bonne as­su­rance

Mieux Vivre Votre Argent - - VOTRE ARGENT -

sco­la­ri­té, etc.) et met­tez en pa­ral­lèle des re­ve­nus for­cé­ment en baisse. N’omet­tez pas dans cette ana­lyse votre cré­dit im­mo­bi­lier (voir en­ca­dré). Vous croyez peut-être que notre sys­tème so­cial pour­voi­ra à l’es­sen­tiel ? A tort. Pour le dé­cès d’un sa­la­rié, la Sécurité so­ciale verse aux ayants droit un maigre ca­pi­tal de 3 404 eu­ros (mon­tant en 2016). Le Ré­gime so­cial des indépendants (RSI) oc­troie 20 % du pla­fond de la Sé­cu (7 845,60 eu­ros en 2017). Et pour les fonc­tion­naires, l’Etat dé­bourse 13 616 eu­ros (mon­tant en 2016). Seuls les sa­la­riés des grandes en­tre­prises bé­né­fi­cient gé­né­ra­le­ment d’une cou­ver­ture éle­vée via les contrats de pré­voyance pro­fes­sion­nels, qui ac­cordent aux proches une à trois an­nées de sa­laire en cas de dé­cès du sa­la­rié, ain­si qu’une rente pour les en­fants jus­qu’à leur ma­jo­ri­té ou leurs 21 ans. Quant aux re­trai­tés, la pen­sion de ré­ver­sion, at­tri­buée au conjoint, et ver­sée le plus fré­quem­ment sous condi­tion d’âge et de res­sources, ne re­pré­sente qu’une frac­tion d’un re­ve­nu dé­jà souvent mo­deste. Gar­dez-vous aus­si de toute illu­sion sur vos as­su­rances pri­vées (mu­tuelle, au­to, carte ban­caire).

An­ti­ci­per des si­tua­tions de vul­né­ra­bi­li­té

Il est donc temps de mettre à plat votre pro­tec­tion fa­mi­liale. Qui sont les plus vul­né­rables face au dé­cès ou à l’in­va­li­di­té ? En pre­mier lieu, les fa­milles ayant peu de patrimoine. Les mé­nages où un seul membre exerce une pro­fes­sion. Les concu­bins pour les­quels un dé­cès en­traîne des droits de suc­ces­sion im­por­tants sur les biens du dé­funt… Les si­tua­tions sont mul­tiples. Mais en réa­li­té, per­sonne n’est à l’abri. En France, un dé­cès sur cinq sur­vient avant l’âge de 65 ans (sta­tis­tiques In­see, 2015). Et en­vi­ron 950 000 per­sonnes per­çoivent une pen­sion d’in­va­li­di­té, un re­ve­nu at­tri­bué en cas d’im­pos­si­bi­li­té de tra­vailler (se­lon une étude du mi­nis­tère de la San­té d’oc­tobre 2016). Pour faire face à de telles si­tua­tions, la seule épargne de pré­cau­tion n’est pas une solution sa­tis­fai­sante. Ver­ser 100 eu­ros ou même 300 eu­ros par mois sur un pla­ce­ment ne gé­né­re­ra pas un ca­pi­tal suf­fi­sam­ment épais avant de nom­breuses an­nées. Car l’en­jeu n’est pas seule­ment de dis­po­ser de quelques mil­liers d’eu­ros pour payer les fu­né­railles, mais de pré­voir des res­sources fi­nan­cières du­rables. Sauf à être à la tête d’un patrimoine dé­jà sub­stan­tiel, l’as­su­rance dé­cès est une piste à creu­ser sans tar­der. Elle per­met d’oc­troyer à une ou plu­sieurs per­sonnes de votre choix un ca­pi­tal fi­nan­cier (ou une rente) si vous pas­sez de vie à tré­pas. Mais pas uni­que­ment. « Au-de­là du dé­cès, il est im­por­tant de se pro­té­ger éga­le­ment en cas d’in­va­li­di­té, sou­ligne Ma­ga­li Pi­nel, chef mar­ché et pro­duits chez l’as­su­reur MetLife. La plu­part des as­su­rances dé­cès in­cluent des ga­ran­ties in­va­li­di­té pour se pré­mu­nir des consé­quences d’une telle si­tua­tion. » Tech­ni­que­ment, l’as­su­rance dé­cès in­va­li­di­té est tem­po­raire, c’est-à-dire an­nuelle, et se pro­roge par ta­cite re­con­duc­tion. Tant que vous payez votre prime, vous êtes cou­vert. Libre à vous d’ar­rê­ter le contrat à chaque date an­ni­ver­saire. Avant d’y sous­crire, po­sez-vous trois ques­tions clés. D’abord, quel mon­tant de ca­pi­tal ga­ran­tir ? Ta­blez a mi­ni­ma sur un an de sa­laire, voire deux, pour per­mettre à votre conjoint ou concu­bin de se re­tour­ner. Ou alors vi­sez un ca­pi­tal de 100 000 eu­ros, une vé­ri­table pro­tec­tion, qui ne coûte pas très cher, no­tam­ment pour les 30-40 ans. Ce qui nous amène au se­cond point, le ta­rif. Ce der­nier est dé­ter­mi­né prin­ci­pa­le­ment en fonc­tion de l’âge du sous­crip­teur, de son état de san­té, de ca­rac­té­ris­tiques propres à chaque as­su­reur (le fait d’être fu­meur ou non par exemple) et du ni­veau de ca­pi­tal choi­si. Un re­père : pour 100 000 eu­ros ver­sés en cas de dé­cès, comp­tez 150 eu­ros de co­ti­sa­tion an­nuelle à 30 ans, 300 eu­ros à 40 ans, 700 eu­ros à 50 ans et au­tour de 1 500 eu­ros à 60 ans, avec de fortes fluc­tua­tions sur cet âge se­lon les com­pa­gnies. Ces co­ti­sa­tions aug­mentent chaque an­née se­lon une grille ta­ri­faire propre à chaque as­su­reur et qui vous est com­mu­ni­quée lors de votre ad­hé­sion.

Le choix du bé­né­fi­ciaire est libre et mo­di­fiable à tout mo­ment

En­fin, troi­sième élé­ment, qui re­ce­vra le ca­pi­tal en cas de mal­heur ? C’est à vous qu’il re­vient de dé­ter­mi­ner le ou les bé­né­fi­ciaires à la sous­crip­tion, un choix mo­di­fiable à tout mo­ment. Evi­dem­ment, votre conjoint est tout dé­si­gné si vous vi­vez en couple. Mais on peut aus­si vou­loir pro­té­ger di­rec­te­ment ses en­fants : « Mon père est mort quand j’avais 17 ans, té­moigne Edouard. L’as­su­rance dé­cès qu’il avait sous­crite m’a per­mis de financer mes longues études, avec un lo­ge­ment, ce qui au­rait été im­pos­sible si­non. » Pour les en­fants mi­neurs, choi­sis­sez l’op­tion rente édu­ca­tion, qui leur ga­ran­ti­ra le ver­se­ment d’un re­ve­nu jus­qu’à un cer­tain âge, 21 ou 25 ans en gé­né­ral. Dans tous les cas de fi­gure, faites sa­voir à vos proches que vous avez contrac­té ce type de pro­duit, pour qu’ils puissent sol­li­ci­ter l’as­su­reur le cas échéant. Même si ce der­nier

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.