Su­ren­det­té, on fixe votre reste à vivre

Mieux Vivre Votre Argent - - VOS DROITS - R. M.

Lors­qu’en rai­son de vos dif­fi­cul­tés fi­nan­cières, vous sai­sis­sez la com­mis­sion de sur­en­det­te­ment afin d’éta­blir un état de vos dettes et un échéan­cier de rè­gle­ment, cet or­ga­nisme va cal­cu­ler votre « reste à vivre ». Il s’agit de ce qui vous per­met de cou­vrir les charges cou­rantes de votre quo­ti­dien, l’ob­jec­tif étant de fixer la part men­suelle maxi­male que vous pou­vez af­fec­ter au rem­bour­se­ment de vos échéances. Le reste à vivre ne peut pas être in­fé­rieur au mon­tant du re­ve­nu de so­li­da­ri­té ac­tive (RSA) au­quel s’ajoutent les dé­penses de lo­ge­ment, de gaz, d’élec­tri­ci­té, de chauf­fage, d’eau, de sco­la­ri­té et de garde des en­fants. Sont éga­le­ment consi­dé­rés vos frais de san­té et de dé­pla­ce­ments pro­fes­sion­nels ou de re­cherche d’em­ploi. Cer­taines de ces charges sont prises en compte sur jus­ti­fi­ca­tif, d’autres se­lon un ba­rème. Le reste à vivre re­pré­sente un mi­ni­mum. La com­mis­sion peut l’aug­men­ter pour te­nir compte d’une si­tua­tion par­ti­cu­lière. Par exemple, si vous pre­nez en charge les frais de main­tien à domicile de vos pa­rents âgés. A l’in­verse, elle peut, avec votre ac­cord, di­mi­nuer le reste à vivre et ac­croître la part men­suelle consa­crée au rem­bour­se­ment des dettes afin d’évi­ter la vente de votre ré­si­dence prin­ci­pale.

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