La carte d’in­va­li­di­té pas tou­jours suf­fi­sante

Mieux Vivre Votre Argent - - NOUVEAU ET UTILE - Jules Ro­man

Le fisc ne re­con­naît pas tou­jours la carte d’in­va­li­di­té comme preuve du sta­tut de per­sonne han­di­ca­pée pour l’abat­te­ment de 159 325 eu­ros ren­trant dans le cal­cul des droits de mu­ta­tion sur les do­na­tions et suc­ces­sions. Cette ré­ponse de l’Ad­mi­nis­tra­tion (JO AN du 4 avril 2017, p. 2648) ouvre la porte à de pos­sibles conten­tieux! L’abat­te­ment est ac­cor­dé aux per­sonnes que l’in­fir­mi­té phy­sique ou men­tale em­pêche de tra­vailler dans des condi­tions nor­males de ren­ta­bi­li­té ou, pour les moins de 18 ans, d’ac­qué­rir une for­ma­tion nor­male. Les cas sont exa­mi­nés in­di­vi­duel­le­ment, car la loi ne fixe au­cun taux d’in­va­li­di­té mi­ni­mal et « l’abat­te­ment concer­né ne ré­sulte pas de la seule prise en compte du han­di­cap, mais est éga­le­ment jus­ti­fié par des consi­dé­ra­tions éco­no­miques ». Jus­ti­fi­ca­tifs pos­sibles : cer­ti­fi­cat mé­di­cal cir­cons­tan­cié, at­tes­ta­tion d’un éta­blis­se­ment sco­laire spé­cia­li­sé ou dé­ci­sion de la com­mis­sion des droits et de l’au­to­no­mie des han­di­ca­pés.

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