Le sta­tut de com­man­dite em­pêche toute OPA

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Le sta­tut de so­cié­té en com­man­dite par ac­tions (SCA) choi­si par le groupe La­gar­dère en 1992 per­met une sé­pa­ra­tion des pou­voirs entre les or­ganes de di­rec­tion : les gé­rants as­so­ciés com­man­di­tés (Ar­naud La­gar­dère et la so­cié­té Ar­jil Com­man­di­tée-Ar­co) d’une part, le con­seil de sur­veillance élu par les ac­tion­naires (com­man­di­taires) d’autre part. Alors que la gé­rance éla­bore la stra­té­gie et ar­rête les prin­ci­pales dé­ci­sions, les ac­ti­vi­tés opé­ra­tion­nelles sont exer­cées par des so­cié­tés dont les di­ri­geants sont choi­sis par La­gar­dère SCA. Grâce à ce sys­tème, une prise de contrôle hos­tile n’est pas pos­sible puis­qu’elle im­plique un chan­ge­ment dans la com­po­si­tion des deux ca­té­go­ries d’as­so­ciés. Un ac­tion­naire peut ras­sem­bler la ma­jo­ri­té du ca­pi­tal et des droits de vote, mais il ne peut pas prendre le contrôle de l’as­sem­blée des com­man­di­tés ni mo­di­fier seul les sta­tuts, tan­dis que tout nou­veau gé­rant ne peut être dé­si­gné qu’à l’una­ni­mi­té des com­man­di­tés. Avec seule­ment 7,65 % du ca­pi­tal et 11,90 % des droits de vote, Ar­naud La­gar­dère peut donc as­seoir un contrôle to­tal sur son groupe sans craindre une OPA hos­tile. Re­vers de la mé­daille, la va­leur en Bourse ne peut pré­tendre à au­cune prime spé­cu­la­tive.

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