Pleins feux sur les créa­teurs bri­tan­niques !

Mieux Vivre Votre Argent - - Marché De L’art - ROBIN MASSONNAUD

Le sa­lon Mas­ter­piece Lon­don Art Fair se tient à la fin de juin. C’est l’oc­ca­sion d’ache­ter des oeuvres d’art ex­cep­tion­nelles.

Avant les va­cances d’été, tous les ama­teurs d’an­ti­qui­tés et d’oeuvres d’art se rendent en An­gle­terre. Il ne s’agit pas pour eux d’as­sis­ter aux cé­lèbres courses hip­piques d’As­cot, mais de dé­cou­vrir les tré­sors pré­sen­tés par les an­ti­quaires et ga­le­ristes par­ti­ci­pant à Mas­ter­piece Lon­don Art Fair. Cette ma­ni­fes­ta­tion pres­ti­gieuse, qui se tient dans le su­perbe en­clos du Royal Hos­pi­tal Chel­sea, ac­cueille en­vi­ron 140 pro­fes­sion­nels. Un grand nombre d’entre eux sont des ga­le­ries bri­tan­niques, dont cer­taines ne par­ti­cipent ja­mais aux ma­ni­fes­ta­tions qui se tiennent sur le Conti­nent. Pour les Fran­çais, c’est une oc­ca­sion unique d’ad­mi­rer l’art an­glais de toutes les époques et dans tous les styles.

Les ama­teurs de ta­bleaux et de des­sins se­ront com­blés. Ils pour­ront ap­pré­cier les por­traits Tu­dor, les dé­li­cates scènes de la cam­pagne an­glaise du XVIIIe siècle, les toiles ani­ma­lières, les femmes sul­fu­reuses des ar­tistes pré­ra­phaé­lites, dont cette éblouis­sante Pro­ser­pine, de Dante Ga­briel Ros­set­ti (1828-1882), l’une des fi­gures ma­jeures de ce mou­ve­ment, les créa­tions poé­tiques de John Crax­ton (1922-2009) ou les oeuvres dé­ran­geantes de Marc Quinn (né en 1964).

Même constat pour la sculp­ture. Tous les grands noms sont pré­sents : Hen­ry Moore (1898-1986), Bar­ba­ra Hep­worth (1903-1975) ou Lynn Chad­wick (1914-2003), il y a le choix. Mais il faut éga­le­ment s’in­té­res­ser à des sculp­teurs moins connus en France, comme Eli­sa­beth Frink (19301993) ou Nic Fid­dian-Green (né en 1963), dont les prix sont moins éle­vés. C’est le mo­ment de pro­fi­ter d’un cer­tain dés­in­té­rêt pour le mo­bi­lier du XVIIIe siècle qui garde une image dé­mo­dée alors que les pièces pro­duites à cette époque sont d’une fac­ture ex­cep­tion­nelle et s’har­mo­nisent très bien dans un in­té­rieur contem­po­rain. A l’oc­ca­sion du tri­cente- naire de la nais­sance du plus cé­lèbre ébé­niste bri­tan­nique, Tho­mas Chip­pen­dale (1718-1779), la ga­le­rie Ro­nald Phil­lips pré­sente une ving­taine d’oeuvres de ce gé­nie du mo­bi­lier. Mais vous dé­cou­vri­rez aus­si sur les stands des ex­po­sants les meubles de John Lin­nell (1792-1882), de John Cobb (1710-1778), ou en­core des fa­briques William Gomm and Son, ou May­hew and Ince… Ces ar­ticles sont peu pré­sents en France. Il est conseillé d’ache­ter même si les prix af­fi­chés sont sou­vent re­la­ti­ve­ment éle­vés. C’est le prix de pièces d’ex­cep­tion.

In­for­ma­tions pra­tiques : Mas­ter­piece Art Fair, du 28 juin au 4 juillet, South Grounds, The Royal Hos­pi­tal Chel­sea, Londres. Prix d’en­trée : 35 livres (en­vi­ron 40 eu­ros). Ren­sei­gne­ments : Mas­ter­pie­ce­fair.com.

Pro­fi­tez d’un cer­tain dés­in­té­rêt pour le mo­bi­lier du XVIIIe siècle, de très belle fac­ture

Ci-contre: Dante Ga­briel Ros­set­ti, Pro­ser­pine, 1878. En bas à gauche: Com­mode, élé­ment d’une paire, de la fa­brique William Gomm & Son, vers 1763. Ci-des­sous: John Crax­ton Trois fi­gures, Po­ros, 1950.

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