Dar­kroom

— À elles deux, elles di­rigent l’une des bou­tiques de li­fe­style les plus poin­tues de Londres, pro­po­sant de­puis 2009 leurs propres créa­tions gra­phiques aux cô­tés de la crème des de­si­gners émer­gents. Ren­contre avec Lu­lu Ro­per-Cald­beck et Rhon­da Dra­ke­ford, l

Milk Decoration - - Cahier Inspiration - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR FLEUR BUR­LET - PHO­TOS : JAKE CUR­TIS

- Quelle est l’his­toire de Dar­kroom ? Rhon­da :

Lu­lu et moi sommes amies de­puis une ving­taine d’an­nées, notre ren­contre s’est faite sur les bancs de la Cen­tral Saint Mar­tins à Londres. Je viens du gra­phisme, j’ai eu ma propre agence pen­dant dix ans. Je col­lec­tion­nais les tis­sus afri­cains de­puis des an­nées quand un jour, j’ai con­tac­té Lu­lu qui tra­vaillait dans la mode. Nous avons en­suite lan­cé une ligne de tex­tiles avec son ma­ri Mar­cus et très vite, nous avions be­soin de notre propre es­pace de vente.

- Com­ment avez-vous ima­gi­né l’en­droit ? Rhon­da :

À l’ori­gine, c’était un an­cien sa­lon de beau­té, vide de­puis des an­nées. Nous avons tout re­pen­sé à notre fa­çon, jus­qu’à la de­van­ture. Beau­coup de bou­tiques de de­si­gn ont un cô­té très “ga­le­rie d’art”, avec un look blanc et mi­ni­mal. J’avais dé­jà ten­té de peindre des murs en noir chez moi et ça fonc­tion­nait très bien avec les cou­leurs vives. Les ob­jets d’art se voient comme en­ca­drés.

Lu­lu : De plus, nous ai­mons le cô­té dark et les conno­ta­tions qui y sont liées, ça ap­porte un as­pect mys­té­rieux. Il y a aus­si cette idée de “chambre noire” pho­to­gra­phique, où de nou­veaux ta­lents sont dé­ve­lop­pés.

- Quelles sont vos ré­fé­rences es­thé­tiques ? Rhon­da :

L’art et l’ar­chi­tec­ture afri­cains prin­ci­pa­le­ment, même si le terme est très vaste : le tex­tile, les tis­sages, le travail des perles, les dé­co­ra­tions mu­rales... Ain­si que le mo­der­nisme et le post-mo­der­nisme. Nous ai­mons les mo­tifs forts, les contrastes de tex­tures, le fait-main et les formes im­par­faites.

- Com­ment choi­sis­sez-vous les créa­teurs que vous pro­po­sez ? Rhon­da :

Afrique du Sud, Aus­tra­lie, Chine... Les créa­teurs avec les­quels nous tra­vaillons viennent du monde en­tier, notre sé­lec­tion se veut très hé­té­ro­clite. Un vé­ri­table dia­logue se crée entre nos créa­tions et celles des autres ar­tistes re­pré­sen­tés, ren­dant le tout plu­tôt dy­na­mique. Notre ob­jec­tif est de pro­po­ser une al­ter­na­tive aux bou­tiques de de­si­gn plus tra­di­tion­nelles. Lu­lu : Dès le dé­part, il nous est ap­pa­ru comme très im­por­tant de tout mé­lan­ger : la déco avec la mode, les pièces homme et les pièces femme... Chez Dar­kroom, rien n’est gen­ré ni com­par­ti­men­té. Comme dans un ap­par­te­ment, c’est un es­pace que nous ai­mons an­dro­gyne. Rhon­da : Le client dé­niche ain­si des pièces par ac­ci­dent, au gré des créa­teurs et des conti­nents re­pré­sen­tés. C’est une sorte de voyage ini­tia­tique ! — Dar­kroom, 52 Lamb’s Conduit Street, Londres WC1N 3LL dar­kroom­lon­don.com

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