Cé­lé­bra­tion

L’une des marques pour en­fants les plus dé­si­rables cé­lèbre ses 50 ans. L’oc­ca­sion de re­tra­cer, aux cô­tés de sa di­rec­trice ar­tis­tique Cor­de­lia de Cas­tel­lane, son his­toire, son hé­ri­tage et son sa­voir­faire uniques.

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Ba­by Dior, hap­py fif­ty

Nous sommes dans les an­nées 1950. Mon­sieur Dior réa­lise ponc­tuel­le­ment des mo­dèles pour ses nièces et les fillettes de ses clientes. Par­mi elles, les pe­tites prin­cesses de Grace de Mo­na­co, fi­dèle de l’ave­nue Mon­taigne. Plus tard, en 1967, Marc Bo­han, troi­sième créa­teur à la tête de l’illustre Mai­son, fonde Ba­by Dior, is­su de ce souffle prin­cier. Au me­nu de sa pre­mière col­lec­tion, du ve­lours pa­la­tine, de grandes col­le­rettes, et du noir, au­da­cieux à l’époque.

Pa­ris est une fête !

Cin­quante ans plus tard, Ba­by Dior fête son de­mi-siècle avec “Mon Pe­tit Pa­ris”, une col­lec­tion hom­mage à la Ville lu­mière : des Pier­rot se ba­ladent gaie­ment sur les toits de zinc, des fillettes en man­teaux pan­thère ba­gue­naudent à Ba­ga­telle, des in­tel­lec­tuels en herbe flânent à SaintGer­main-des-Prés, des ti­tis coif­fés de bé­rets gam­badent sur les quais… Le tout fa­bri­qué en Bre­tagne, dans les ate­liers où of­fi­cient les dé­po­si­taires d’un pré­cieux sa­voir­faire, dont Cor­de­lia de Cas­tel­lane ne veut pas se dé­faire : “C’est une vé­ri­table ex­cep­tion, un tré­sor. C’est là que sont dé­fi­nies les pièces, par la po­si­tion des cou­tures, le res­pect du tis­su lors­qu’on le coupe, la per­fec­tion du tom­bé…” Pas si sage… Cor­de­lia a fait ses classes chez Cha­nel et Un­ga­ro avant de fon­der sa marque de vê­te­ments pour en­fants, CdeC, puis de re­joindre la di­rec­tion ar­tis­tique de Ba­by Dior, il y a six ans. Cette su­per ma­man de quatre en­fants ne se prive pas de leur faire éva­luer le confort de ses mo­dèles, voire même de leurs éti­quettes, quitte à les re­tra­vailler des di­zaines de fois pour qu’elles ne piquent pas le cou ! Res­pec­tueuse du riche hé­ri­tage de la Mai­son, Cor­de­lia puise son ins­pi­ra­tion dans l’his­toire in­épui­sable de Mon­sieur Dior, son goût pour l’art, sa pas­sion pour les jar­dins, son amour des voyages, sa Nor­man­die chérie. Faire rê­ver, émer­veiller est son mot­to, sans ou­blier la fo­lie en­fan­tine : “Ils sont peut-être ha­billés en Dior mais ce sont de vrais en­fants, qui font de pe­tites bê­tises. Ça m’em­bête ter­ri­ble­ment les en­fants trop sages !”, conclut Cor­de­lia dans un doux sou­rire. Dans le monde en­chan­té de Ba­by Dior, les faux ché­ru­bins mo­dèles en veste Bar ver­sion jer­sey ou che­mise de pe­tit dan­dy ne se prennent pas au sé­rieux, et c’est tant mieux !

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