Sa­rah Ou­rah­moune cham­pionne du monde de boxe

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Sa­rah Ou­rah­moune est cham­pionne du monde de boxe et mé­daille d’ar­gent aux JO de Rio en 2016. Ma­man d’Ay­na, 4 ans, elle dé­fend ses en­ga­ge­ments de femme et d’ath­lète à tra­vers son as­so­cia­tion Boxer In­side et le livre qu’elle pré­pare aux édi­tions Ro­bert Laf­font.

Vous avez com­men­cé la boxe à l’âge de 16 ans. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

C’est ar­ri­vé par ha­sard. Je ve­nais de dé­mé­na­ger et je cher­chais une salle de taek­won­do, mais elle ve­nait de brû­ler. Je suis en­trée par cu­rio­si­té dans la salle de boxe à cô­té. Une salle ma­gni­fique qui m’a tout de suite sé­duite. L’en­traî­neur m’a convain­cue d’es­sayer.

Quelles va­leurs la boxe trans­met-elle aux plus jeunes ?

Beau­coup ! Je di­rais sur­tout la confiance en soi, le dé­pas­se­ment, l’em­pa­thie et le re­bond après l’échec. À 16 ans, j’étais très in­tro­ver­tie. La boxe m’a libérée. Elle m’a aus­si per­mis de vite sa­voir me re­mettre en ques­tion après chaque pe­tite faille phy­sique et men­tale. On se forge un mo­ral d’acier !

La boxe per­met-elle aux ado­les­cents de gé­rer leurs émo­tions ?

Oui, quand on est en co­lère sur un ring, on fait in­évi­ta­ble­ment des er­reurs. La sanc­tion est im­mé­diate. Il faut donc gé­rer ses émo­tions et son stress pour être au top.

Comment votre car­rière de spor­tive de haut ni­veau in­fluence-t-elle la vie de votre fille ?

Ma fille est to­ta­le­ment im­pré­gnée de l’uni­vers de la boxe. Je l’em­me­nais à mes séances de pré­pa­ra­tion pour les JO quand elle avait 6 mois. Ce qui m’a pous­sée à être très ef­fi­cace et à ré­in­té­grer le cir­cuit dans de bonnes condi­tions ! Elle aime ve­nir me voir et tente de m’imi­ter pour s’amu­ser. Mais, à ce jour, elle me dit qu’elle ne veut pas faire de boxe.

Vous avez fon­dé l’as­so­cia­tion Boxer In­side, à tra­vers la­quelle vous pro­po­sez, entre autres, des cours de boxe cou­plés à une halte gar­de­rie. Comment est né ce pro­jet ?

Je vou­lais en­cou­ra­ger les jeunes ma­mans à faire de la boxe mais je me suis vite confron­tée à une réa­li­té : la dif­fi­cul­té de trou­ver un cré­neau ho­raire qui leur per­mette de se li­bé­rer. Car ce n’est pas le manque de mo­ti­va­tion qui les em­pê­chait de s’ins­crire mais bien la garde de leurs en­fants. Ça a tout de suite mar­ché !

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