EN VOL

Modèle Magazine - - DOSSIER -

Avec la Po­wer 2.7, le gon­flage (opé­ra­tion de dé­col­lage) est très fa­cile. Il suf­fit de se mettre face au vent et d’éta­ler la voile au sol (en arc de cercle). On prend le châs­sis d’une main et, d’un coup sec, on re­cule un peu et on tire avec le bras. La voile va alors im­mé­dia­te­ment se gon­fler et mon­ter au-des­sus de vous. Si elle est bien droite, on met mi-gaz et on lâche im­mé­dia­te­ment le châs­sis. Si­non, il faut re­com­men­cer l’opé­ra­tion. Comme on l’a vu plus haut, il faut ajus­ter le poids du châs­sis en fonc­tion du vent afin de vo­ler plus ou moins vite. Mais bien en­ten­du, plus on est lourd, plus les ap­ti­tudes à pas­ser des fi­gures de vol­tige comme les loo­pings se­ront dif­fi­ciles. Pour ma part, j’es­saye de vo­ler quand le vent est nul à faible, comme en dé­but ou en fin de jour­née. C’est dans ces condi­tions que ce type de mo­dèle est le plus agréable.

Dès l’en­vol, on sent que la voile a une très grande sta­bi­li­té. La dif­fé­rence est fla­grante avec des pa­ra­mo­teurs plus pe­tits, et c’est tout l’in­té­rêt des grands mo­dèles… Le seul in­con­vé­nient de cette grande taille est le poids as­sez éle­vé du châs­sis, qui peut com­pli­quer un peu le lan­cer.

La sta­bi­li­té est telle que, dès qu’on lâche les manches, le pa­ra­mo­teur se re­met tout seul en vol à plat. On note éga­le­ment qu’il n’y a au­cun mou­ve­ment de ba­lan­cier en rou­lis, comme on peut le voir avec cer­taines voiles. La Po­wer 2.7 est bien conçue et bien des­si­née : en vol, on peut voir que les cais­sons sont tous par­fai­te­ment gon­flés.

Comme sur tous les pa­ra­mo­teurs, tant que l’on a des gaz, le couple gé­né­ré par l’hé­lice a ten­dance à faire lé­gè­re­ment vi­rer la voile à gauche, et il faut contrer un peu à droite. Le vol à plat de­mande moins de mi-gaz lorsque l’on vole avec le châs­sis à 4 100 g. On dis­pose de beau­coup de puis­sance pour la vol­tige, c’est très plai­sant. À 5 100 g, il faut mi-gaz et les fi­gures comme les loo­pings sont tou­jours pos­sibles, même si c’est moins confor­table. Il faut plus de mi-gaz pour vo­ler à 6 100 g et les loo­pings ne sont plus pos­sibles, du moins pas dans des condi­tions confor­tables.

Avec le châs­sis à 4 100 g, la vi­tesse de vol est faible. Je n’ai pas fait de me­sures mais on est sans doute à 12 km/h. À 6 100 g, la vi­tesse est d’en­vi­ron 20 km/h. Un des points forts de la Po­wer 2.7, c’est sa ré­ac­ti­vi­té. Elle ré­pond im­mé­dia­te­ment aux ordres du pi­lote et sa ma­nia­bi­li­té est éton­nante. On peut vo­ler sur une très faible sur­face et dans un pe­tit vo­lume. L’autre point fort est sa pré­ci­sion : on peut vrai­ment la pla­cer là où on veut, et c’est im­por­tant en vol­tige. Il faut rap­pe­ler que je vole avec les ser­vos sur le châs­sis, ce qui ap­porte plus de pré­ci­sion et de dé­bat­te­ment qu’en uti­li­sant les bras du pi­lote.

Si vous êtes dé­bu­tant dans la ca­té­go­rie, cette voile est adap­tée. Il fau­dra sim­ple­ment ré­duire les dé­bat­te­ments en rou­lis. Je vous conseille éga­le­ment de vi­ser un poids en ordre de vol aux alen­tours de 5 000 g, car la ten­dance au dé­cro­chage est alors qua­si nulle. Avec un poids de 4 100 g, la ten­dance au dé­cro­chage est faible mais pas in­exis­tante.

Mo­teur cou­pé après une bonne prise d’al­ti­tude, le pla­ner est très bon et le taux de chute est faible. Un pa­ra­mo­teur, si vous ne connais­sez pas la dis­ci­pline, ça plane très bien et vous se­rez sur­pris !

Avec une mo­to­ri­sa­tion puis­sante comme celle de cet es­sai, et à un poids de 4 100 g, la vol­tige est un ré­gal. Les loo­pings passent fa­ci­le­ment, qua­si­ment sans prendre de vi­tesse. D’ailleurs, comment prend-on de la vi­tesse avec un pa­ra­mo­teur ? On peut mo­men­ta­né­ment ac­cé­lé­rer un peu en en­ga­geant un vi­rage ser­ré : la voile va alors prendre un peu de vi­tesse, et c’est à ce mo­ment-là qu’on met plein gaz pour en­ga­ger le loo­ping. Les ton­neaux bar­ri­qués passent très bien, à droite comme à gauche. De pré­fé­rence, on les passe comme le loo­ping, après une pe­tite prise de vi­tesse en vi­rage. Il suf­fit alors de mettre plein gaz et, lorsque le mo­dèle com­mence à re­mon­ter, on en­voie les ai­le­rons à fond d’un cô­té. Les cercles sur la tranche sont un ré­gal : ils tournent sur un dia­mètre ser­ré et la pré­ci­sion est ex­cel­lente, per­met­tant de tour­ner au ras du sol… Les hé­li­cos (ro­ta­tion de la voile pen­dant une des­cente qua­si ver­ti­cale) s’en­gagent fa­ci­le­ment et la sor­tie est ra­pide dès le lâ­cher des manches.

Avec un ac­cu de 4 300 mAh, l’au­to­no­mie est de 6 mi­nutes en fai­sant beau­coup de vol­tige. En vo­lant tran­quille­ment, on monte fa­ci­le­ment à 12/14 mi­nutes. Et il est pos­sible de mettre des ac­cus de 5 à 6000 mAh pour aug­men­ter l’au­to­no­mie. Le re­tour au sol est fa­cile et le po­ser se fait à une vi­tesse faible, en fai­sant dé­cro­cher la voile à basse al­ti­tude (il suf­fit de ti­rer sur les deux freins en même temps, en ca­brant le manche de pro­fon­deur).

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