CHAM­PION­NAT DU MONDE DE MAQUETTES À MEIRINGEN

Du 5 au 14 juillet der­niers se sont dé­rou­lés les cham­pion­nats du monde maquettes à Meiringen, en Suisse. Je vous in­vite à par­ta­ger la belle aven­ture que fut ce cham­pion­nat, avec des par­ti­ci­pants ve­nus des quatre coins du monde et une équipe de France qui

Modèle Magazine - - SOMMAIRE - Texte et pho­tos : Ro­ger Nieto

Les maquettes au pays des edel­weiss

Outre l e cadre fan­tas­tique de cette com­pé­ti­tion, il faut no­ter la pré­sence du pre­mier concours i nter­na­tio­nal de maquettes d’hé­li­co­ptères. Le pre­mier wee­kend fut dé­dié à un pu­blic ve­nu nom­breux pour ap­plau­dir un meeting d’aé­ro­mo­dé­lisme de très haut ni­veau, ain­si que l es évo­lu­tions de la pa­trouille aé­rienne suisse.

AU COEUR DE LA SUISSE

La com­mune de Meiringen se si­tue à quelques ki­lo­mètres de la cé­lèbre sta­tion bal­néaire d’In­ter­la­ken, dans les Alpes suisses. La ré­gion est ab­so­lu­ment ma­gni­fique, avec des lacs aux cou­leurs im­pro­bables coin­cés entre des mon­tagnes ver­ti­gi­neuses. Les villes sont su­perbes, le dé­cor de­meure conforme aux cartes pos­tales. Le

seul bé­mol concerne le coût de la vie : tout est en ef­fet à mul­ti­plier par deux.

La com­pé­ti­tion se dé­roule sur l’aé­ro­drome mi­li­taire de Meiringen : l a piste est bien en­ten­du par­faite et l es han­gars sont conformes à l’hor­lo­ge­rie suisse : Tout est neuf et re­mar­qua­ble­ment propre, on est presque dans l e cli­ché, et j’avoue que ce­la est bien agréable, sur­tout l orsque l’ on parle des ins­tal­la­tions de com­mo­di­té.

L’ac­cueil est par­fait avec des dames qui parlent plu­sieurs langues et vous di­rigent avec bien­veillance vers dif­fé­rentes étapes ad­mi­nis­tra­tives. Bref, l’or­ga­ni­sa­tion est mil­li­mé­trée et ul­tra­mo­derne puisque les or­ga­ni­sa­teurs uti­lisent l’in­for­ma­tique pour don­ner en temps réel les ré­sul­tats et les fiches de pré­sen­ta­tion des concur­rents. Tout est re­trans­mis ins­tan­ta­né­ment sur de mul­tiples écrans géants.

Les équipes sont re­grou­pées

dans des box dé­li­mi­tés par des bar­rières. Cha­cun s’ins­talle pour du­rer, puisque la com­pé­ti­tion s’étale sur dix jours. Il y a une forte par­ti­ci­pa­tion : on compte 31 concur­rents en F4C et 34 en F4H, sans comp­ter les très nom­breux hé­li­co­ptères.

VOILURE TOURNANTE

La par­ti­cu­la­ri­té de ce cham­pion­nat suisse est d’avoir or­ga­ni­sé pour la pre­mière fois un concours in­ter­na­tio­nal d’hé­li­co­ptères RC. Le pla­teau est ab­so­lu­ment re­mar­quable et de nom­breuses ma­chines sont in­croyables. Les ama­teurs de gy­ra­vions en avaient pour leur dé­pla­ce­ment, avec plus d’une cin­quan­taine d’hé­li­co­ptères. Mal­heu­reu­se­ment, nous ne pour­rons pas tout suivre, trop pris que nous sommes par notre com­pé­ti­tion avion.

Il faut no­ter que la par­ti­ci­pa­tion tou­chait tous les modes de pro­pul­sions : ther­mique, élec­trique et bien en­ten­du tur­bine. Il convient de re­le­ver la pré­sence de tous les grands noms de cette spé­cia­li­té, avec no­tam­ment la firme Bau­mann. J’ai cra­qué de­vant bon nombre de ma­chines comme le somp­tueux MI 24 Hind de Mar­tin Ger­ber, ani­mé par une mé­ca­nique Pahl et d’une masse de 25 kg. On est dans le ma­quet­tisme pur avec du vieillis­se­ment, de la fi­nesse de réa­li­sa­tion et beau­coup de maî­trise tech­nique. Bref ! En­core un ar­tiste qu’il convient de sa­luer.

LE F4H, UNE CA­TÉ­GO­RIE TRÈS OU­VERTE

Chaque pays peut en­ga­ger deux équipes de trois mo­dé­listes : une en F4C et une en F4H. La dif­fé­rence entre les deux ca­té­go­ries concerne uni­que­ment le sta­tique. En F4H, il n’y a que cinq pho­tos à four­nir et la note ne compte que pour un tiers du to­tal fi­nal. Ce­la per­met à des avions is­sus de kits de bien fi­gu­rer dans le clas­se­ment. Ce­pen­dant, ne nous trom­pons pas, la pre­mière par­tie de la hié­rar­chie est oc­cu­pée par des ma­chines réa­li­sées pour le haut ni­veau. Les maquettes sont splen­dides, par­fai­te­ment exactes et do­cu­men­tées. Le ni­veau de pi­lo­tage est re­mar­quable. C’est le cas pour les Fran­çais, les Al­le­mands, les Suisses, les Po­lo­nais, les

Tchèques, les Aus­tra­liens et j’en passe.

La « ba­garre » fut in­tense et pleine de re­bon­dis­se­ments, d’au­tant que le vent très ca­pri­cieux fut un arbitre impitoyable. En troi­sième po­si­tion, on trouve Jan Dou­bra­va, un jeune Tchèque ta­len­tueux qui pi­lote le ma­gni­fique Haw­ker Sea Fu­ry. Pour la deuxième place, c’est le vé­té­ran Max Schilt qui pi­lote son K-W C36 de­puis très long­temps et pro­vient du F4C. Le vain­queur est l’Al­le­mand Mar­cus Haus­mann qui pré­sen­tait un tout nou­veau Stampe S-V 4C.

Dans cette ca­té­go­rie, on compte d’an­ciens mo­dèles de F4C qui, pour moi, n’ont pas vrai­ment leur place dans cette épreuve qui a été conçue pour ou­vrir la dis­ci­pline à la nou­veau­té. Heu­reu­se­ment, le F4H ac­cueille de jeunes mo­dé­listes par­ti­cu­liè­re­ment ta­len­tueux comme l’Aus­tra­lien An­tho­ny Ogle ou le Sué­dois Alexan­der Ol­son qui pi­lo­tait un splen­dide Spit­fire bi­place. Pa­ral­lè­le­ment, on dé­nombre beau­coup de nou­veaux mo­dèles comme le De­woi­tine D 26 de Urs Brand, un aé­ro­nef fran­çais par­ti­cu­liè­re­ment bien re­pro­duit. Il convient de no­ter éga­le­ment le ma­gni­fique Ka­wa­ni­shi Shin­den de Ta­ka­shi Ha­na­wa (Ja­pon) : un avion que l’on croise ra­re­ment sur les ter­rains.

F4C, LE STA­TU QUO

Le taux de re­nou­vel­le­ment est moins im­por­tant dans la ca­té­go­rie reine qu’est le F4C. Pour fi­gu­rer dans le top 10, il faut un avion par­fai­te­ment exact, pi­lo­té de main de maître, et c’est une des ex­pli­ca­tions de la lon­gé­vi­té de cer­tains mo­dèles.

À ce pe­tit jeu de l’amé­lio­ra­tion per­ma­nente, on re­trouve les poin­tures de la dis­ci­pline. En troi­sième po­si­tion, c’est l’éton­nant Wal­ter Gäh­wi­ler qui monte sur le po­dium. Ce mo­dé­liste pos­sède une main à la­quelle il manque tous les doigts, il par­vient tout de même à réa­li­ser un avion ex­cep­tion­nel et à le pi­lo­ter avec une pré­ci­sion chi­rur­gi­cale. À no­ter que son Bae Hawk est énorme, sans dé­pas­ser pour au­tant la fa­meuse barre des 15 kg, cha­peau l’ar­tiste !

En deuxième po­si­tion, on re­trouve notre Marc Le­vy na­tio­nal qui, fi­dèle à son ha­bi­tude, a pi­lo­té avec maes­tria, il remporte les manches de vol en mar­quant 1 000 points. Le Fou­ga Ma­gis­ter a

fait le job comme on dit dans le jar­gon, ce­la en af­fi­chant une fia­bi­li­té sans faille et une pré­sence en vol à cou­per le souffle.

En pre­mière po­si­tion, on re­trouve An­dreas Lü­thi, et son fa­bu­leux Bü­cker Jug­meis­ter An­tares, qui a dé­jà été cham­pion du monde avec cette ma­chine.

Mon pré­fé­ré fi­gure à la qua­trième place, j e veux par­ler du somp­tueux Stin­son A1 tri­mo­teur de Max Mer­cken­schla­ger, une ma­quette hors normes.

LES ÉQUIPES

En F4H, les Fran­çais (te­nants du titre de­puis quatre ans) se sont conten­té de la troi­sième place. Au deuxième rang, on trouve les Suisses qui ont af­fi­ché une belle ré­gu­la­ri­té. Les nou­veaux cham­pions du monde sont les Tchèques avec une ad­mi­rable équipe, très sym­pa­thique et par­ti­cu­liè­re­ment af­fû­tée.

En F4C, c’est la Suisse qui monte sur la troi­sième marche du po­dium, la lutte au­ra été ser­rée jus­qu’au bout. Pour la deuxième place, ce sont les Fran­çais qui se po­si­tionnent dans le clas­se­ment mal­gré bien des pé­ri­pé­ties. Les vain­queurs sont l es éton­nants Aus­tra­liens qui se sont sur­pas­sés.

Le clas­se­ment est clô­tu­ré par le chal­lenge ju­nior et, à ce pe­tit jeu, c’est Alexis Lé­vy de l’équipe de France qui remporte le tro­phée. Notre na­tion af­fiche ain­si son dy­na­misme et ses com­pé­tences puisque tous nos com­pé­ti­teurs re­viennent avec une mé­daille.

L’ÉQUIPE DE FRANCE

Comme vous le voyez, les ré­sul­tats bruts sont plu­tôt flat­teurs pour cette équipe de France qui af­fi­chait en F4C trois ma­chines confir­mées et per­for­mantes. En F4H, c’est l’in­verse, les com­pé­ti­teurs pi­lo­taient trois nou­veaux avions, mis en oeuvre entre autres par le cham­pion du monde sor­tant , Da­niel Bou­lan­ger.

L’af­fiche est al­lé­chante mais les aléas spor­tifs vont nous com­pli­quer la tâche, chaque com­pé­ti­teur ra­tant quelque chose sur un vol. • Le pre­mier à faire les frais de l’im­pré­vu, c’est Fa­bien Bu­som, dont la rou­lette de queue se met en op­po­si­tion au rou­lage à cause du fort vent de tra­vers. Voi­là une manche de vol sa­cri­fiée : en ef­fet, il fau­dra tou­cher l’avion avant le

dé­col­lage pour ré­gler le pro­blème, ce­la fait zé­ro pour cette fi­gure. Heu­reu­se­ment, Fa­bien est un bat­tant et il ter­mine sixième de la com­pé­ti­tion en F4C, un ré­sul­tat de haut rang. • Le plus mal­chan­ceux se­ra Yan­nick Bueb et son Al­ba­tros élec­trique qui se­ra vic­time d’une mise en sé­cu­ri­té du contrô­leur de la mo­to­ri­sa­tion élec­trique de son gros bi­plan Al­ba­tros, là en­core une manche sa­cri­fiée. Ce n’est pas dra­ma­tique puisque le clas­se­ment se fait au meilleur des deux vols sur trois réa­li­sés, nous avons donc tous un jo­ker. Notre ami Yan­nick, dans la der­nière manche, au­rait lo­gi­que­ment dû ré­in­té­grer le top huit du gra­tin mon­dial. Mal­heu­reu­se­ment, c’était sans comp­ter sur une in­ver­sion de fi­gures qui le condamne à une place d’hon­neur. • Marc Lé­vy avait faim de vic­toire et il a as­su­ré un très bon cham­pion­nat en rem­por­tant les manches de vol et en af­fi­chant un sta­tique stra­to­sphé­rique. Il échoue­ra à deux points de la pre­mière place, une fan­tas­tique per­for­mance. Sa prin­ci­pale satisfaction res­te­ra de concou­rir avec son fis­ton Alexis, qui, au sein de l’équipe F4H, va rem­por­ter la pre­mière manche de vol avec son Su­perbe Da­lo­tel. Il rafle du même coup le chal­lenge ju­nior. Pour une pre­mière par­ti­ci­pa­tion c’est un car­ton plein. • Da­niel Bou­lan­ger et son épous­tou­flant ZLIN 326 passent dans la “les­si­veuse”, nom don­né aux bour­rasques lo­cales se­lon les heures de la jour­née. Le ré­sul­tat sur cette manche est plus que moyen, ce­la reste in­évi­table. Notre star du F4H n’amé­lio­re­ra pas et il fi­nit 17e, une contre-per­for­mance qui ne re­flète pas le po­ten­tiel de ce ta­lent hors du com­mun. • Le nou­veau Mo­rane 406 de votre ser­vi­teur a rem­pli le contrat. En bon avion fran­çais aux cou­leurs suisses, il de­vait faire un clin d’oeil à ce ma­gni­fique pays. C’est en voyant l’émo­tion d’an­ciens pi­lotes de ce chas­seur que j’ai réus­si mon pa­ri. En ef­fet, ce mo­no­place fut en ser­vice dans ces contrées jus­qu’en 1959.

Le chef d’équipe Hu­bert Sa­criste peut en­core ti­rer un bien meilleur par­ti de ce groupe par­ti­cu­liè­re­ment per­for­mant qui au­rait pu une nou­velle fois tout ra­fler. Au ré­sul­tat, il faut tout de même ti­rer un bi­lan très po­si­tif de ce dé­pla­ce­ment. Notre juge in­ter­na­tio­nal

Di­dier Pa­bois a en­core ren­for­cé ses com­pé­tences, et tout le monde pos­sède une mé­daille sou­ve­nir du pas­sage sur le po­dium. La plus belle satisfaction concerne tout de même nos ré­sul­tats dans l’épreuve sta­tique, le ni­veau at­teint est éle­vé et c’est la ré­com­pense d’un long tra­vail me­né par nos juges na­tio­naux, comme Pierre Del­rieu ou Charles Le­vy.

ET VOUS ?

Il convient de rendre hom­mage à l’équipe d’or­ga­ni­sa­tion hel­vé­tique qui n’a pas mé­na­gé sa peine pour of­frir un cham­pion­nat du monde ex­cep­tion­nel, avec par exemple une ré­cep­tion en al­ti­tude ani­mée par des mu­si­ciens tra­di­tion­nels. Nos amis suisses ont su faire de ce cham­pion­nat un évé­ne­ment in­ou­bliable.

La com­pé­ti­tion res­te­ra d’un ni­veau ja­mais at­teint, et ce­la dans tous les do­maines : forte par­ti­ci­pa­tion, ni­veau des mo­dèles et qua­li­té des pré­sen­ta­tions en vol. C’est un fait, le ni­veau monte à chaque com­pé­ti­tion et l’ar­ri­vée dans le haut ni­veau de na­tions comme les Po­lo­nais est à no­ter. Les plus belles maquettes du monde semblent in­dé­trô­nables, es­pé­rons que ce­la ne du­re­ra pas…

Pour ma part, je vous dis à très vite pour or­ga­ni­ser et mul­ti­plier les concours ré­gio­naux. N’ou­bliez pas de consul­ter les nou­veaux rè­gle­ments qui sont main­te­nant sim­plis­simes et au­to­risent la par­ti­ci­pa­tion des Rea­dy to Fly. Ce­la nous per­met­tra de nous amu­ser et de rê­ver au­tour de cette ma­gni­fique pas­sion.

Le pro­chain cham­pion­nat du monde se dé­rou­le­ra en Nor­vège du 25 juillet au 2 août 2020, il vous reste donc du temps pour pré­pa­rer une ma­quette et ve­nir nous re­joindre !

Chez lui, en Suisse, An­dréas Lü­thi est une nou­velle fois sa­cré cham­pion du monde F4C avec son fan­tas­tique Bü­cker Jung­meis­ter An­tares. La ma­quette me­sure 2,20 m d’en­ver­gure pour une masse de 14 kg, la mo­to­ri­sa­tion est confiée à un Ro­to bi­cy­lindre 4 temps de 85 cm3.

On ne se lasse pas d’ad­mi­rer le Stin­son A1 tri­mo­teur de l’Al­le­mand Max Mer­cken­schla­ger qui signe la qua­trième place en F4C. L’aé­ro­nef me­sure 3,30 m d’en­ver­gure pour une masse de 14,8 kg, la mo­to­ri­sa­tion est confiée à trois O.S FS 91 quatre temps. Bien en­ten­du tout est fonc­tion­nel : freins, vo­lets, train ren­trant, portes.

Le Fran­çais Marc Lé­vy, avec son très per­for­mant Fou­ga Ma­gis­ter, ter­mine deuxième en F4C, à un souffle de notre ami An­dréas. Le Fou­ga va s’avé­rer par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­cace en vol et le pi­lo­tage de Marc va mar­quer les es­prits, avec des manches proches de la per­fec­tion. La ma­chine af­fiche 3,06 m d’en­ver­gure pour une masse de 14,8 kg.

Sur la troi­sième marche du po­dium F4C, on trouve le très ta­len­tueux Wal­ter Gäh­wi­ler. Son éton­nant BAE Hawk MK 66 est à l’échelle 1/4, l’en­ver­gure at­teint 2,35 m pour une masse in­fé­rieure à 15 kg. Il connaî­tra un pro­blème de ser­vo d’ai­le­ron sur une manche, mais ce­la res­te­ra sans consé­quence sur son ré­sul­tat fi­nal.

Le Focke-Wulf 190 du Fran­çais Fa­bien Bu­som a fait des mer­veilles puis­qu’il ob­tient la sixième place en F4C, une su­perbe per­for­mance. Le mo­dèle est en­tiè­re­ment en bois, il af­fiche une en­ver­gure de 2,30 m et il est mo­to­ri­sé par le fa­meux Sai­to FG 84 R3 (3 cy­lindres en étoile 4 temps).

Voi­ci le sur­pre­nant Saab Sa­fa­ri MFI-15 de Ja­nusz Ma­lars­ki (13e en F4C). Ce Po­lo­nais a pro­duit une ma­chine pour le moins ori­gi­nale, avec une flèche de voilure in­ver­sée. L’en­ver­gure at­teint les 2,72 m pour une masse de 14,8 kg et le mo­teur est un O.S Ge­mi­ni 300 (bi­cy­lindre à plat 4 temps de 50 cc).

Da­vid Law pré­sen­tait une nou­velle fois son Pitts Spécial S2A (5e en F4C). Tout est par­ti­cu­liè­re­ment réa­liste sur cette ma­chine, qui est pi­lo­tée de main de maître par son construc­teur. L’en­ver­gure est de 2,03 m pour une masse de 14 kg.

Ha­bi­tué aux places d’hon­neurs, l’Aus­tra­lien Noel Find­lay a une nou­velle fois brillé (8e en F4C). Son De Ha­villand DH-83 Fox Moth est tou­jours aus­si beau. L’en­ver­gure est de 2,49 m pour une masse in­fé­rieure à 9 kg.

Un seul Au­tri­chien dans cette com­pé­ti­tion, mais ha­bi­tué du haut ni­veau, Adam Jas­kiel et son mer­veilleux Sea Hur­ri­cane MK 18 (10e en F4C). L’en­ver­gure at­teint les 2,71 m pour une masse de 13,5 kg sans les bat­te­ries, car le mo­dèle pos­sède un mo­teur élec­trique et une so­no imi­tant le bruit du mo­teur réel.

Le ma­gni­fique Ti­ger Moth du jeune Aus­tra­lien Pe­ter Goff, qui concour­rait en F4H, va faire un bon ré­sul­tat (9e). Ce bi­plan af­fiche 2,33 m d’en­ver­gure pour une masse de 9,5 kg.

L’Es­pa­gnol Car­los Es­cu­der Ca­no a choi­si le Fok­ker D VII, un su­jet plu­tôt adap­té dans la large gamme des aé­ro­nefs de la Pre­mière Guerre mon­diale. Le chas­seur fait 2,30 m d’en­ver­gure pour une masse de 9,5 kg, tout est re­mar­qua­ble­ment réa­li­sé et le mo­dèle four­mille de dé­tails (25e en F4C).

As­su­ré­ment l’une des plus belles maquettes du monde, l’Al­ba­tros du Fran­çais Yan­nick Bueb au­ra connu quelques pe­tites mésa­ven­tures (16e en F4C). Le mo­dèle de­meure re­mar­quable, aus­si bien dans l’épreuve sta­tique qu’en évo­lu­tion. Rap­pe­lons que l’en­ver­gure est de 2,85 m pour une masse de 14,5 kg sans les bat­te­ries.

Vain­queur en F4H, l’Al­le­mand Mar­cus Haus­mann pré­sen­tait ce très beau Stampe SV4C. Les men­su­ra­tions du bi­plan sont de 2,72 m d’en­ver­gure pour une masse de 14 kg, le mo­teur est un bi­cy­lindre en ligne Ro­to 85 FSI et la construc­tion est en­tiè­re­ment en bois.

Dé­jà pré­sen­té dans ces co­lonnes, votre ser­vi­teur avait réa­li­sé ce Mo­rane 406 pour le cham­pion­nat suisse. L’ob­jec­tif est at­teint avec une cin­quième place en F4H. Ce chas­seur construit sous li­cence par les Helvètes res­te­ra en ser­vice jus­qu’en 1959.

L’Aus­tra­lien Greg Lepp pré­sen­tait en F4H (7e) ce su­perbe Bris­tol M1C de 2,30 m d’en­ver­gure pour une masse de 10 kg.

Le très jeune Al­le­mand Tim Wehrle pré­sen­tait ce Mis­ter Mul­li­gan, par­ti­cu­liè­re­ment ori­gi­nal.

Vous avez tous re­con­nu le West­land Wes­sex de l’An­glais Ri­chard Crapp. Is­su du F4C, ce mo­dèle par­ti­ci­pait en F4H (24e). La ma­quette en im­pose avec ses 3,05 m d’en­ver­gure pour 15 kg. Les deux mo­teurs ex­té­rieurs sont des La­ser 70, et le mo­teur cen­tral est un La­ser 120.

L’équipe ja­po­naise ins­crite en F4H était très at­ten­due. Ici l’on dé­couvre le Fu­ji T3 de Kiyo­ha­ru Ta­mu­ra (13e place) qui me­sure 2,40 m d’en­ver­gure pour une masse de 12 kg.

Alexis Lé­vy par­ti­ci­pait pour la pre­mière fois à un cham­pion­nat du monde. Il va sur­prendre en rem­por­tant la pre­mière manche de vol avec son Da­lo­tel DM 165. Le mo­dèle af­fiche 2,80 m d’en­ver­gure pour 13,4 kg. Alexis ter­mine sixième en F4H, une re­mar­quable per­for­mance.

Le meeting était à la me­sure d’un cham­pion­nat du monde avec des mo­dèles ex­cep­tion­nels, comme cet Al­pha jet à l’échelle ½. Équi­pé de 2 ré­ac­teurs de 40 kg de pous­sée, il fe­ra une dé­mons­tra­tion très convain­cante.

Le pre­mier week-end fut une grande fête avec un meeting de mo­dé­lisme et une dé­mons­tra­tion de la pa­trouille suisse qui évo­lue ici sur Pi­la­tus PC 21. Le pu­blic était au ren­dez-vous.

Ins­crit en se­mi scale F4K, Le MI 24 Hind de Mar­tin Ger­ber était tout sim­ple­ment épous­tou­flant de réa­lisme et de maî­trise tech­nique. Sa masse est de 25 kg pour une lon­gueur de fu­se­lage de 2,30 m. Cette Alouette 2 est éga­le­ment ins­crite en se­mi scale et ap­par­tient à Re­to Mar­bach (Kit Va­rio, tur­bine Ja­ka­dof­sky PRO 6000). La masse at­teint 25 kg pour une lon­gueur de fu­se­lage de 2,40 m. Ce Co­bra est l’oeuvre de l’Au­tri­chien Gerd Pu­rin. Is­sue d’un kit, la ma­chine pèse 9 kg pour 2,10 m de long, et la mo­to­ri­sa­tion est élec­trique (Scorpion HK 4525 et LiPo 12S). Cet Agus­ta n’était pas ré­per­to­rié dans le clas­se­ment fi­nal, il faut no­ter les très nom­breux hé­li­co­ptères qui ont par­ti­ci­pé à ce chal­lenge.

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