Les gré­vil­léas

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Gré­vil­léa x ‘ Gol­den Yul-Lo’

Le gré­vil­léa est l’un des genres de la fa­mille des Pro­téa­cées le plus hy­bri­dé. ‘Gol­den Yul-Lo’, at­tri­bué à Owen Brown, rend hom­mage aux peuples in­di­gènes d’Aus­tra­lie en em­prun­tant à leur langue Yul-Lo pour dé­si­gner les gré­vil­léas. Sa flo­rai­son jaune d’or illu­mine l’ar­buste toute l’an­née et at­tire une quan­ti­té d’in­sectes. Ses fleu­rons sont uti­li­sés en fleurs cou­pées. 2 à 3 m de haut pour 2,5 m de large (dans les meilleures condi­tions de culture).

COMMENT LE CULTI­VER:

Les gré­vil­léas ré­sistent peu aux ge­lées, – 5 °C tout au plus. Ré­ser­vez leur culture aux lit­to­raux mé­di­ter­ra­néen et at­lan­tique. Ils ne de­mandent au­cun en­tre­tien, sont peu gour­mands en fer­ti­li­sants et ré­sistent bien à la sé­che­resse.

Gré­vil­léa leu­cop­te­ri

G. leu­cop­te­ris est im­pres­sion­nant à plus d’un titre. Ses feuilles, per­sis­tantes comme celles des re­pré­sen­tants de ce genre, sont gris bleu­té et très ef­fi­lées, d’où son sur­nom de gré­vil­léa plume. Entre mai et août, ses tiges flo­rales peuvent s’éti­rer sur plus d’un mètre : ses fleurs sont très four­nies, blanc crème. Elles ont juste la ré­pu­ta­tion de sen­tir… la vieille chaus­sette la nuit ! L’ar­buste at­tire pour­tant les in­sectes mel­li­fères. Il peut at­teindre 3 m de haut.

COMMENT LE CULTI­VER:

Lorsque ses pré­fé­rences cli­ma­tiques sont res­pec­tées, le gré­vil­léa s’avère peu exi­geant en qualité de sol, s’il est bien drai­né. G. leu­cop­te­ris, ori­gi­naire du Sud-Ouest de l’Aus­tra­lie, sup­porte un sol cal­caire et ap­pré­cie un en­vi­ron­ne­ment aride.

G. ‘ Mis­ty Pink’

Les gré­vil­léas fleu­rissent dès la fin de l’hi­ver pour de longues se­maines. En au­tomne, une se­conde flo­rai­son est pos­sible. ‘Mis­ty Pink’ est un hy­bride entre G. bank­sii et G. ses­si­lis. Sur la pho­to, les styles ne se sont pas en­core dé­ployés. C’est le meilleur mo­ment pour ap­pré­cier ses cou­leurs rose et crème. La fleur fane vite en­suite. Les hy­brides sont plus com­pacts que l’es­pèce type et donc adap­tés aux pe­tits jar­dins. 2-3 m en tous sens.

COMMENT LE CULTI­VER:

Pailler le sol sur une di­zaine de cen­ti­mètres d’épais­seur est bé­né­fique à la crois­sance de ces ar­bustes. Pri­vi­lé­giez un paillis de ma­tières vé­gé­tales non com­pactes as­su­rant une bonne aé­ra­tion. Un paillis mi­né­ral de 5 cm peut conve­nir en ré­gions in­ter­mé­diaires, pour ai­der à re­te­nir la cha­leur.

G. ‘Ivan­hoe’

‘Ivan­hoe’ se­rait un so­lide hy­bride entre G. lon­gi­fo­lia et G. ca­leyi, d’où ses longues feuilles. Son in­flo­res­cence est cu­rieuse. D’au­cuns parlent de forme de brosse à dents ! Ses feuilles très dé­cou­pées res­semblent aux frondes des fou­gères. Les pousses sont de cou­leur bronze. Dans sa ré­gion d’ori­gine, il est culti­vé pour son feuillage. Jus­qu’à 3 m en tous sens.

COMMENT LE CULTI­VER:

Les gré­vil­léas sont uti­li­sés en su­jet iso­lé, en mas­sif, en ro­caille (G.an­gu­la­ta est à port ram­pant) et même en haie. Il sup­porte as­sez bien la taille pen­dant la pé­riode de crois­sance. ‘Ivan­hoe’ to­lère un peu mieux que ses cou­sins les pé­riodes froides, mais tou­jours sur un sol drai­né.

Le choix de Gilles : G. bank­sii

Le feuillage per­sis­tant, gris et ef­fi­lé de G. bank­sii, ori­gi­naire du Nord-Est de l’Aus­tra­lie, sert ad­mi­ra­ble­ment ses in­flo­res­cences rouge vif. Son port ré­gu­lier est ap­pré­cié. Il to­lère bien de lé­gères ge­lées. Il se plie fa­ci­le­ment aux ca­prices du jar­di­nier, qui peut le conduire en buis­son com­pact ou en pe­tit arbre et l’in­tro­duire dans les mas­sifs. Jus­qu’à 4 m de haut.

COMMENT LE CULTI­VER:

À ins­tal­ler en plein so­leil, dans un sol bien drai­né, acide ou neutre. Il ré­siste bien à la sé­che­resse et ne re­doute pas les em­bruns. Si vous de­vez le tailler, faites-le tou­jours sur bois jeune et de pré­fé­rence au prin­temps.

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