Égayez l’hi­ver d’une bras­sée de re­non­cules

Dans le Var, sur les res­tanques de Car­quei­ranne, la culture de la re­non­cule offre un spec­tacle coloré de l’hi­ver au prin­temps. Une fleur à la lon­gé­vi­té en vase in­éga­lée !

Mon Jardin et ma Maison - - Récolte -

De­puis quatre gé­né­ra­tions, la fa­mille de Ca­the­rine Per­let­to cultive des res­tanques dans le quar­tier du Ca­ne­bas, à Car­quei­ranne. Vigne et pri­meurs ont, au fi l des dé­cen­nies, lais­sé place à la culture « de la fleu­rette », se­lon l’ex­pres­sion de Ca­the­rine. Par­mi ces fleurs, les rangées de re­non­cules forment une ex­plo­sion de cou­leurs. Sous tun­nel, mais sur­tout en plein air, Ca­the­rine plante chaque an­née près de six mille griffes de re­non­cules. « Notre spé­ci­fi­ci­té est de plan­ter des griffes sèches, fin août, ra­conte la culti­va­trice. La plu­part des pro­duc­teurs tra­vaillent avec de la griffe dé­jà ger­mée, mais nous avons re­mar­qué

que sous nos fortes tem­pé­ra­tures es­ti­vales, la griffe sèche ré­sis­tait mieux. Nous les ins­tal­lons à une di­zaine de cen­ti­mètres de pro­fon­deur, es­pa­cées d’une ving­taine de cen­ti­mètres. Il faut en­suite les ap­pro­vi­sion­ner ré­gu­liè­re­ment en eau. Les pre­mières tiges flo­rales ap­pa­raissent en no­vembre-dé­cembre, mais l’es­sen­tiel de la pro­duc­tion se fait au dé­but du prin­temps. Et en mai, tout est ter­mi­né ! » En rai­son de la date de plan­ta­tion, cer­taines va­rié­tés se com­portent comme des re­mon­tantes, avec une pre­mière flo­rai­son en jan­vier, qui porte la tige prin­ci­pale et les bou­tons axil­laires, puis une se­conde au prin­temps sur une tige unique.

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La re­non­cule est as­sez sen­sible à l’oï­dium, aux pu­ce­rons, à di­vers cham­pi­gnons. Elle gèle aus­si dès que la tem­pé­ra­ture passe en des­sous de zé­ro, ce qui est ex­cep­tion­nel près de la mer. Pour évi­ter la trans­mis­sion de ma­la­dies, la ré­colte se fait à la main, en cas­sant la tige au ni­veau d’un noeud ou à la base, se­lon la lon­gueur vou­lue. « Il nous faut des tiges entre 25 et 45 cen­ti­mètres de haut, ex­plique Ca­the­rine. Je les cueille un peu épa­nouies car elles se conservent mieux, et sur­tout le bou­ton conti­nue à s’ou­vrir. » Ca­the­rine Per­let­to ne com­mer­cia­lise ses re­non­cules qu’en mé­langes de cou­leurs, et les bou­quets cueillis du jour ar­rivent dès le len­de­main à Run­gis. Son as­tuce pour les conser­ver au maxi­mum en vase : « De l’eau, de l’eau, de l’eau ! Les re­non­cules sont des as­soif­fées. En leur ajou­tant de l’eau fraîche chaque jour, on peut ain­si les conser­ver douze à quinze jours sans sou­ci ! »

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