Les 4 na­geoires du pois­son res­sem­blaient à des pattes

Mon Quotidien - - À LA UNE - C. Hal­lé

C’est un étrange ani­mal, entre le pois­son et le cro­co­dile. Il vi­vait il y a en­vi­ron 375 mil­lions d’an­nées. Son nom ? Tik­taa­lik ro­seae. Des scien­ti­fiques amé­ri­cains étu­dient des fos­siles de cette es­pèce dé­cou­verts sur une île de l’Arc­tique en 2004. Ils ont pré­sen­té dé­but jan­vier les ré­sul­tats de leurs tra­vaux. Se­lon ces ex­perts, Tik­taa­lik ro­seae était un pois­son, mais ses na­geoires res­sem­blaient dé­jà à des pattes ! « Il existe 2 ca­té­go­ries de pois­sons. On les dif­fé­ren­cie par leurs types de na­geoires, ex­plique Da­mien Germain, pa­léon­to­logue au Mu­séum na­tio­nal d’his­toire na­tu­relle, à Pa­ris. Les uns, comme

avait une tête apla­tie, proche de celle d’un cro­co­dile

la truite, ont des rayons (sortes d’épines) au bout des na­geoires qui s’ar­ti­culent presque di­rec­te­ment sur leur corps. Les autres, comme le coe­la­canthe ou Tik­taa­lik ro­seae, ont des pe­tits os entre les rayons et le corps. » Ce 2e type de na­geoires se rap­proche des pattes.

Tik­taa­lik ro­seae avait une tête apla­tie, proche de celle d’un cro­co­dile. Il avait les dents tran­chantes d’un pré­da­teur. Son corps, long de plus de 2 m, res­sem­blait à ce­lui d’un pois­son. Ses 4 na­geoires, ren­for­cées, pou­vaient sou­te­nir le poids de son corps ! Et ses os du bas­sin res­sem­blaient à ceux des ani­maux ter­restres. Il uti­li­sait ses « pattes » pour na­ger, mais aus­si pour mar­cher... au fond de l’eau (et non sur la terre). C’était en­core un ani­mal aqua­tique. « À l’ori­gine, les pattes n’étaient peut-être pas faites pour mar­cher sur la terre ! » conclut l’ex­pert.

À quoi servent les bran­chies d’un pois­son ? Pa­léon­to­logue : scien­ti­fique qui étu­die le pas­sé des êtres vi­vants à par tir de fos­siles.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.